À la veille du dépôt à Québec du budget provincial, le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) réitère ses doléances pour obtenir du gouvernement Charest un financement qu'il qualifie d'acceptable à son secteur d'activité.
Rappelant que le gouvernement Charest a fait de la Culture l'une de ses cinq grandes priorités, le Mouvement pour les arts et les lettres répète sa demande de hausser à 90 millions de dollars le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec.
En entrevue téléphonique, un porte-parole du MAL, Bastien Gilbert, rappelle la demande de hausser à 90 millions de dollars le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), ceci sans compter l'indexation. Surtout, le MAL veut que les sommes allouées soient récurrentes, afin que soient assurées les subventions aux organismes, qui, dit-il, en ont bien besoin.
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Pour atteindre cette somme de 90 millions, Québec devrait accorder 22 millions de plus au CALQ, une demande bien modeste, juge monsieur Gilbert, si l'on tient compte du fait que le gouvernement Charest a inscrit la Culture parmi ses cinq priorités.
Évidemment, précise-t-il, ces doléances excluent les sommes ponctuelles annoncées par l'ancienne ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, avant les élections provinciales.
En outre, souligne le porte-parole, le MAL souhaite toujours que Québec utilise une partie de l'argent obtenu en vertu du déséquilibre fiscal pour annoncer des investissements précis en matière d'art, de lettres et de culture.
Lors de la campagne électorale, le Mouvement pour les arts et les lettres a déploré le manque d'engagements en matière culturelle de la part des principaux partis.