Budget du Québec 2007

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Mise à jour le mercredi 23 mai 2007 à 13 h 21
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Budget du Québec

Les conditions de l'ADQ

Gilles Taillon

Gilles Taillon

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de Finances, Gilles Taillon, a fixé quatre conditions essentielles pour que son parti vote en faveur du budget que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, déposera jeudi.

Au cours d'une conférence de presse, M. Taillon s'est montré très critique face à l'augmentation de la dette québécoise, la qualifiant de « taxe reportée sur les générations à venir ». Il juge irresponsable, par exemple, que le gouvernement ait comptabilisé le règlement de l'équité salariale comme dette, et non comme dépense.

Selon lui, le gouvernement doit en outre utiliser les millions reçus d'Ottawa en mars dernier pour parvenir au déficit zéro avant de penser à réduire les impôts. Il souhaite d'ailleurs que les tarifs des sociétés d'État comme Hydro-Québec se stabilisent, parce que pour l'instant, selon lui, « ce que les contribuables sauvent en impôt, ils le paient en augmentation des tarifs ».

Ce que souhaite l'ADQ

  • Véritable équilibre budgétaire
  • Meilleur contrôle de la dette
  • Amélioration de la comptabilité gouvernementale
  • Adoption de tarifs modérés

  • La priorité de l'ADQ n'est donc pas de baisser les impôts, mais de dégager une « marge de manoeuvre » qui permettra, éventuellement, de réduire le fardeau fiscal des contribuables québécois.

    Il semble que les conditions de l'ADQ ne seront pas satisfaites, puisque le Parti libéral a fait savoir, mercredi, qu'il avait bel et bien l'intention de baisser les impôts de 700 millions de dollars, ce qui représenterait, selon Mme Jérôme-Forget, le prix d'un café par jour.

    Critique des « vieux partis »

    Le député de Chauveau ne s'est par ailleurs pas gêné pour dénoncer de supposées ententes entre le gouvernement libéral et le Parti québécois, qui forme le deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale. Les deux partis auraient négocié pour que le budget soit adopté.

    Ce que je comprends, c'est qu'il y a eu des tractations entre les deux vieux partis. Le Parti libéral a tenté d'acheter le vote du PQ, et ils n'ont pas tenté ça chez nous. — Gilles Taillon

    M. Taillon a déploré n'avoir rencontré la ministre des Finances que dix minutes, rencontre au cours de laquelle les deux députés n'ont pas discuté du contenu, mais des procédures qui précèdent la présentation d'un budget.


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