Budget du Québec 2006-2007

Retour à la zone Nouvelles

En chiffres

Dette totale du gouvernement

2005-2006

118,354 milliards (prévision)

+
Chargement

Nouvelles, analyses et réactions

Mise à jour le jeudi 23 mars 2006 à 19 h 52
Envoyer à un ami

Budget du Québec

Réactions mitigées

Claudette Carbonneau, présidente de la CSN

Claudette Carbonneau, présidente de la CSN

Réagissant au budget du ministre Audet, la CSN a fait valoir jeudi qu'un vaste débat de société sur la gestion de la dette s'imposait.

« Pourquoi ne pas [...] annoncer une commission parlementaire plus large sur la gestion de la dette. ... Plusieurs questions se posent: Y a-t-il urgence à rembourser la dette? Le Fonds des générations est-il équitable alors que ce n'est pas tout le monde qui se chauffe à l'électricité? » a demand la présidente de la centrale syndicale, Claudette Carbonneau.

Mme Carbonneau salue la décision du ministre des Finances d'octroyer 925 millions de dollars sur quatre ans à l'industrie forestière, aux prises avec la crise du bois d'oeuvre.

Elle déplore cependant que la décision de Québec de concentrer ses efforts sur la santé et l'éducation l'amène à délaisser les autres missions de l'État, comme la famille et l'environnement.

Le secteur manufacturier est délaissé, selon la FTQ

Henri Massé

Henri Massé, président de la FTQ (archives)

De son côté, le président de la FTQ, Henri Massé, est satisfait de la décision concernant l'industrie forestière, mais déplore l'absence de mesures de soutien pour le secteur manufacturier, notamment l'industrie du textile, durement touchée par la concurrence étrangère.

La FTQ salue également les mesures pour le transport en commun, tout en invitant le gouvernement à se pencher sur les déficits chroniques des sociétés de transport. « Il ne faut surtout pas oublier que si le ministre Audet peut aujourd'hui présenter un tel budget, sa marge de manoeuvre a été dégagée à même le gel salarial de plus de deux ans dans le secteur public », a rappelé M. Massé.

Pour la CSQ, Québec abandonne la lutte contre la pauvreté

De son côté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) estime que le budget de Michel Audet est « assez bien équilibré », mais pense que le gouvernement aurait dû investir davantage en éducation et en environnement plutôt que dans un nouveau fonds des générations.

En outre, la CSQ soutient qu'en renonçant à la pleine indexation des prestations d'assistance-emploi et en favorisant des hausses de tarifs d'électricité, Québec jette l'éponge en ce qui a trait à la lutte à la pauvreté.

Le syndicat reconnaît les efforts du gouvernement visant à assurer le financement des services publics, en particulier pour la santé et les services sociaux, l'éducation et la famille.

Transport en commun: une mesure bien accueillie

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) déplore qu'une bonne partie des mesures annoncées par le gouvernement Charest « proviennent de la marge de manoeuvre qu'il a réussi à dégager sur le dos de ses employés, en leur imposant un gel salarial de 27 mois ».

De plus, le SFPQ aurait souhaité que les propres employés de l'État puissent bénéficier eux aussi des mesures incitatives visant à accroître l'utilisation du transport en commun.

Autobus

Les syndicats du secteur transport urbain affiliés au SCFP applaudissent cette décision d'augmenter le crédit d'impôt consenti aux entreprises qui paient la carte mensuelle de transport en commun de leurs employés. Selon eux, cette décision va dans le sens du développement durable et du transport collectif.

Ils déplorent cependant que rien n'ait été offert aux sociétés de transport pour répondre à une hausse probable de l'achalandage. « Qu'entend faire le gouvernement pour nous donner les moyens de faire notre travail? » s'interroge Claude Benoît, président du syndicat des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes de la Société de transport de Montréal (STM).

Un budget « plutôt décevant », selon l'UPA

L'Union des producteurs agricoles (UPA) a qualifié le budget Audet de « plutôt décevant », en dépit de certaines mesures en agriculture et dans le domaine forestier.

L'établissement de porcheries ne font pas l'unanimité.

L'UPA souligne notamment que l'augmentation de 2,5 % du budget du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) ne profitera pas directement aux agriculteurs, 8 millions de dollars allant aux municipalités pour le programme de remboursement des taxes municipales.

L'UPA voit tout de même d'un bon oeil le crédit d'impôt remboursable de 30 % pour l'achat d'équipements de traitement de lisier, une mesure destinée aux producteurs de porcs qui demeure toutefois en-deça des engagements électoraux des troupes de Jean Charest.

L'UPA constate aussi avec satisfaction l'augmentation du soutien à la traçabilité des aliments. L'annonce de mesures prévues en matière d'épidémiologie et de confinement des oiseaux d'élevage est également bien accueillie.


En profondeur


Le déséquilibre fiscal

Le déséquilibre fiscal

Le difficile casse-tête que promet de résoudre le gouvernement conservateur de Stephen Harper


La péréquation

La péréquation

Qu'est-ce, au juste, que la péréquation? Un dossier à lire pour mieux comprendre ce programme économique canadien.


Émissions d'information