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Mise à jour le lundi 20 mars 2006 à 11 h 13
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Discours d'ouverture

L'opposition n'est guère impressionnée

André Boisclair

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a dénoncé le « manque de crédibilité et de leadership » du premier ministre Jean Charest dans son discours d'ouverture de session à l'Assemblée nationale.

M. Boisclair a rappelé que le Parti libéral avait promis de réduire l'impôt des Québécois de 5 milliards de dollars en 5 ans, d'investir 7,5 milliards dans la santé et de faire disparaître les listes d'attente dans ce domaine - toutes des promesses non tenues, selon le chef du PQ.

En outre, M. Boisclair estime que le gouvernement Charest entre dans une nouvelle ère de soumission face au gouvernement d'Ottawa. Il cite à cet égard les reculs sur la question de la place du Québec à l'UNESCO, sur le déséquilibre fiscal et sur le silence du premier ministre sur le protocole de Kyoto.

« M. Charest continue de sortir le bâton lorsqu'il négocie et parle aux Québécois, et le gant de velours lorsque vient le temps de discuter avec [Stephen] Harper », estime le chef péquiste.

Une impression de désordre

M. Boisclair a l'impression que le désordre règne à Québec. Notamment à cause des problèmes de la SAQ et de la SAAQ, en plus de la controverse sur la vente annoncée d'une partie du parc national du Mont-Orford.

Sur la question de la dette, M. Boisclair rappelle qu'elle a crû de 8 milliards depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux.

Il rappelle avoir lui-même proposé la création d'un fonds à cet effet. Le chef du PQ suggère de procéder à des remboursements de la dette quand la croissance économique dépasse un certain pourcentage à déterminer.

Toutefois, M. Boisclair considère que le manque de leadership du gouvernement Charest se traduit par un recul du Québec sur le plan de l'économie.

Un tissu de généralités, selon l'ADQ

Mario Dumont

De son côté, le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a qualifié le discours d'ouverture du premier ministre de « tissu de généralités ». Il a dénoncé ce qu'il appelle la « faible imagination » du gouvernement, qui rendra les prochains mois bien longs, a-t-il dit.

Il trouve bien flou le programme de lutte contre la dette et estime que le premier ministre se montre trop timide à l'endroit du gouvernement fédéral.

Mission impossible, selon Québec solidaire

Dans un communiqué, le parti de gauche Québec solidaire estime que les engagements de M. Charest de réduire le fardeau fiscal, de maintenir l'intégrité du système de santé et des programmes sociaux et d'entreprendre le remboursement de la dette relèvent d'une « mission impossible ».

L'une des porte-parole de la formation, Françoise David, ajoute que le développement économique passe avant le développement durable pour le gouvernement Charest. Elle cite notamment le projet du Suroît, la vente d'une partie du parc du Mont-Orford à des intérêts privés et du pont de l'autoroute 25.

S'appuyant sur plusieurs décisions controversées du gouvernement, son collègue Amir Khadir ajoute que le premier ministre n'a pas livré « un réel bilan, mais plutôt un blanc de mémoire ».


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