Les origines de la lutte sportive remontent aux Jeux de l'Antiquité, il y a environ 2800 ans. Les lutteurs combattaient entièrement nus. Ils s'affrontaient sur le sable et s'enduisaient le corps d'huile d'olive. Les rencontres commençaient debout, et le vainqueur était celui qui faisait toucher au sol les épaules ou les hanches de son adversaire. Lorsque les Jeux modernes ont débuté à Athènes (1896), la lutte en est devenue un élément central. La lutte féminine est apparue aux Jeux olympiques pour la première fois en 2004.
Il existe deux types de lutte : gréco-romaine et style libre. En lutte gréco-romaine, les lutteurs ne peuvent attaquer qu'avec leurs bras et le haut de leur corps. En style libre, ils peuvent aussi utiliser leurs jambes et tenir leur adversaire par-dessus ou sous la ceinture.
Dans les deux cas, le but est de coller les omoplates de l'adversaire au tapis pendant une seconde (un « pin ») ou d'accumuler le plus de points (appelés points techniques). La majorité des victoires sont attribuées grâce aux points.
Un combat de lutte olympique dure 6 minutes : deux périodes de 3 minutes, avec un repos de 30 secondes entre les deux. Le combat se déroule sur un tapis circulaire de 9 mètres de diamètre (environ quatre vélos).
Les lutteurs portent un singlet (maillot de lutte) rouge ou bleu. La couleur est assignée au lutteur avant le combat, comme en boxe. Le maillot est toujours très serré pour éviter que l'adversaire y entre ses doigts.
Quatre hommes ont remporté trois médailles d’or olympiques.
Le Suédois Carl Westergren a gagné chez les 67,5-75 kg à Antwerp (1920), chez les 75-82,5 kg à Paris (1924) et chez les +87 kg à Los Angeles (1932).
Le Suédois Ivar Johannson a aussi réussi l’exploit. En 1932, il a remporté l’or chez les 66-72 kg en lutte gréco-romaine et chez les 72-79 kg en lutte libre. Puis, à Berlin (1936), il a décroché le titre des 72-79 kg en lutte gréco-romaine.
Pour sa part, Aleksandr Medved, de l’URSS, a mis la main sur l’or chez les 87-97 kg en lutte libre à Tokyo (1964), chez les +97 kg en lutte libre à Mexico (1968) et chez les +100 kg en lutte libre à Munich (1972).
Finalement, le dernier lutteur trois fois champion olympique est le Russe Aleksandr Karelin. Cet athlète originaire de Sibérie, qui parlait toujours avec une voix douce, a vraiment marqué son sport. Chez les 100-130 kg en lutte gréco-romaine, il a gagné l’or à Séoul (1988), Barcelone (1992) et Atlanta (1996). À Sydney, en 2000, personne ne l’avait battu en 13 ans… avant son moment d’inattention fatidique. En finale, il a perdu 1-0 contre l’Américain Rulon Gartner, récoltant ainsi une inhabituelle médaille d’argent.
Le Canada compte quelques médaillés en lutte. Le seul champion olympique canadien de l’histoire est Daniel Igali, de la Colombie-Britannique. Il a décroché le titre en lutte libre chez les 63-69 kg à Sydney (2000). À Athènes, l’Ontarienne Tonya Verbeek est devenue la première femme canadienne médaillée en lutte. Elle a remporté l’argent en lutte libre du côté des 48-55 kg.