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Blogue - Une heure sur terre

Une heure sur terre 2009-2010



Afrique en marche


Une heure sur Terre fait relâche pour la période estivale. Nous serons de retour en septembre pour vous offrir une nouvelle saison de reportages. En attendant, nous vous invitons à consulter notre blogue et à y participer!!

23

avr

Une très bonne année

Par: Jean-François Lépine


Nous avons terminé vendredi dernier, le 16 avril, notre année 2009-2010, à Une heure sur terre. Une année de reportages extraordinaires dont nous sommes très fiers et que nous avons résumés dans un magnifique montage de deux minutes.

Toutes ces émissions sont disponibles sur notre site; si vous désirez les revoir où les montrer à d’autres.

À compter de cette semaine, nous entreprenons la préparation de la rentrée de septembre à Une heure sur Terre: recherche de sujets, tournage et montage de reportages, préparation de chroniques diverses. Et comme l’an dernier, à la même date, nous voudrions vous inviter à nous envoyer vos idées de reportages. Quels sujets souhaitez-vous que nous abordions l’an prochain? Parmi tous les enjeux auxquels les habitants de notre belle planète bleue sont confrontés, lesquels vous préoccupent le plus?

Nous voulons aussi nous intéresser aux succès remportés par des Canadiens à l’étranger.
Si vous avez des expériences à nous communiquer, si vous connaissez des réussites à l’échelle du globe dont vous souhaitez que nous parlions, faites-nous signe.

Nous attendons vos suggestions.

Durant tout l’été, nous vous tiendrons au courant des progrès de nos tournages et des sujets sur lesquels nous travaillons.

D’ici là, bon été et à septembre prochain!

Jean-François Lépine

2

avr

Guerres de religion

Par: Jean-François Lépine


Cette semaine à Une heure sur Terre, un peu pour faire écho aux fêtes de Pâques, nous nous intéressons à des conflits provoqués par des questions religieuses.

Le principal sujet de notre émission porte sur des fouilles archéologiques qui se déroulent à Jérusalem depuis des années, et qui visent à retrouver les origines juives de la ville, au moment où Arabes palestiniens et Juifs israéliens revendiquent chacun Jérusalem comme leur capitale.

 Les fouilles archéologiques sur le site de ce qui, selon certains archéologues, était la cité du roi David, construite il y a plus de 3000 ans, ont été accélérées ces dernières années dans le contexte de cette bataille que se livrent Palestiniens et Israéliens pour le contrôle du territoire de Jérusalem.

Les tensions ont monté ces derniers temps quand la mairie de Jérusalem a annoncé la construction de 1600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est. Tous les jours, les Israéliens détruisent des maisons palestiniennes sous prétexte qu’elles ont été bâties sans permis, faisant ainsi place à des constructions de logements destinés à des colons juifs.

Voici deux références faisant état des tensions qui règnent à Jérusalem ces temps-ci:

Un parc archéologique au cœur du quartier arabe : Nouvelle provocation israélienne à El Qods

Jérusalem : L’archéologie fait des vagues

 Nous présentons aussi à l’émission, dans le cadre de notre chronique Je persiste et signe, une entrevue avec René Guitton, spécialiste français des religions, qui vient de publier, chez Flammarion, un livre intitulé Ces chrétiens qu’on assassine.

Le sujet est très d’actualité quand on pense aux massacres encore récents de chrétiens au Nigeria ou à tous les problèmes que connaissent les coptes en Égypte. Guitton prétend qu’on parle trop peu des persécutions que subissent les minorités chrétiennes dans plusieurs pays du monde.

Le magazine Jeune Afrique vient d’y consacrer un important dossier.

Dans le quotidien The Gazette, le 28 mars dernier, un médecin montréalais d’origine égyptienne se plaignait lui aussi du fait que les médias ne faisaient pas suffisamment écho aux campagnes contre les chrétiens menées par des islamistes radicaux dans plusieurs pays à majorité musulmane.

Encore une fois, cette semaine, notre émission présente des sujets qui sont au cœur de l’actualité internationale.

Joyeuses Pâques.

19

mar

Des agriculteurs chinois au Québec

Par: Jean-François Lépine


Suite à la diffusion de notre reportage sur l’intérêt d’un groupe d’investisseurs chinois pour les terres agricoles québécoises, beaucoup de choses se sont produites.

Pierre DésourdyTout d’abord, pour l’anecdote, Pierre Désourdy, le producteur de porc de St-Valérien-de-Milton qui avait reçu une offre importante des Chinois, a été contacté dès le début de la semaine suivant la diffusion du reportage par Financement agricole Canada (FAC), une société de la Couronne qui offre du financement aux agriculteurs.

L’organisme lui a annoncé que, finalement, il était prêt à accepter de revoir son dossier. Une bonne nouvelle pour M. Désourdy qui depuis 5 ans, se heurtait au refus de FAC à ce sujet.

Chaque année, depuis 5 ans, Pierre Désourdy demandait en effet à FAC de revoir les termes de ses prêts : « Les prêts sont étalés sur 7 ans. On a toujours demandé à ce qu’ils soient étalés sur 15 ans. Ça nous aurait permis d’avoir de moins gros paiements et on n’aurait pas eu à vendre quelques-unes de nos terres. On fait toujours nos paiements. Mais on est pris à la gorge », explique-t-il.

En 2009-2010, Monsieur Désourdy a dû vendre 100 hectares de terres pour faire baisser le montant de ses paiements. Depuis 5 ans, il recevait toujours la même réponse de FAC lorsqu’il demandait une révision de son dossier : « Vendez des terres! ».

Une ferme québécoiseLes fonctionnaires de FAC ont-ils soudainement été emportés par un vent de protectionnisme, en voyant notre reportage, vendredi dernier?

En tout cas, le Parti Québécois, lui, semble avoir été influencé en ce sens : deux jours après la diffusion de notre reportage, la députée péquiste d’Iberville et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture, Marie Bouillé, a réagi en interpellant le gouvernement Charest et son ministre de l’agriculture, Robert Dutil, pour qu’ils assurent la pérennité des fermes familiales au Québec.

Madame Bouillé a présenté au Congrès du PQ, qui se déroulait à Lévis en fin de semaine dernière, une résolution en ce sens qui a été adoptée à l’unanimité par les délégués présents.

La motion se lit comme suit :

Terres agricoles (ADOPTÉE À L’UNANIMITÉ)

13. Il est proposé que la conférence nationale des présidentes et des présidents mandate l'aile parlementaire afin que celle-ci demande au gouvernement du Québec :

- de s’assurer de la pérennité des fermes familiales au Québec, mettant à l’abri la spéculation par des consortiums d’investisseurs étrangers qui sont surtout intéressés à avoir la mainmise sur la production alimentaire;
- d’adopter une politique de transfert de ferme efficace et facilitante pour notre relève agricole.

Iberville/Saint-Jean/Saint-Hyacinthe



Le jour même où nous consacrions presque toute une émission à la question de l’accaparement des terres agricoles dans le monde, La Presse publiait le témoignage d’un conseiller stratégique chez BMO Marchés de capitaux qui prédisait que le prochain boom financier après celui du pétrole et des ressources serait celui de l’agriculture.

Notre collègue Gérald Filion, de RDI Économie, a lui-même consacré son plus récent carnet à la question du contrôle des terres arables.

Et La Terre de chez nous en a aussi parlé.

Enfin, et surtout, sur notre propre site, vous avez été très nombreux à commenter de façon éclairée et à chercher des solutions. Je vous remercie de ces commentaires. Je crois notamment qu’il a été pertinent d’entendre les agriculteurs parmi vous.

Nous continuons à suivre le dossier. Et vous, continuez à nous écrire!




5

fév

Les pirates du 20e siècle

Par: Jean-François Lépine


Encore aujourd’hui, des pirates au large des côtes de la Somalie ont attaqué un navire marchand, le Ariella, un cargo slovène battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda. (Source : Bruxelles, AFP, 5 fév. 2010) Heureusement pour les membres d’équipage, qui ont lancé un message de détresse au moment de l’attaque, les forces navales de l’OTAN patrouillant la zone ont pu intervenir à temps, avec des unités spéciales, pour aider les 25 membres d’équipage et chasser les pirates du navire.

Des incidents comme ceux-là se produisent presque tous les jours, dans ce qu’il est convenu d’appeler maintenant la zone de navigation la plus dangereuse au monde. L’an dernier, plus de 400 attaques ont été perpétrées contre des navires marchands dans le monde, soit deux fois plus que l'année précédente. La moitié de ces attaques se sont passées en Afrique de l'Est, au large des côtes de la Somalie et dans le golfe d'Aden.

Les pirates somaliens ont capturé 47 navires en 2009, en échange desquels ils demandent des rançons. Cette activité criminelle d'envergure peut leur rapporter jusqu'à 100 millions de dollars par an.

Malgré le déploiement d'une force navale, composée, entre autres, par l’OTAN et l’Union Européenne, une force imposante à laquelle participe le Canada, la menace prend de l'ampleur.

Pour les compagnies de transport maritime, cela représente des pertes colossales, mais pour les individus aussi, comme Paul et Rachel Chandler, deux Britanniques, qui sont détenus depuis une centaine de jours, depuis que le voilier sur lequel ils prenaient leur retraite a été capturé par les pirates.

Beaucoup d’études ont documenté le phénomène troublant de la piraterie dans le golfe d’Aden et au large de la Somalie. Par exemple:

Piracy in the greater Gulf of Aden
Piracy of the Horn of Africa

Nos collègues Chantal Lavigne, Marie-Ève Bédard et le cameraman Sylvain Castonguay ont décidé de se rendre sur place, avec tous les risques que cela comportait, pour rencontrer des pirates et ceux qui les pourchassent. Vous pouvez voir leur reportage exclusif à Une heure sur Terre cette semaine.

29

jan

Retour d’Haïti

Par: Jean-François Lépine


À peine rentrés d’Haïti, d’où nous avions présenté notre émission de la semaine dernière, nous avons recommencé à travailler sur les sujets à venir à Une heure sur Terre. Mais la situation dans ce pays dévasté continue à nous préoccuper.

Plus de 170 000 décès ont été confirmés depuis le tremblement de terre du 12 janvier en Haïti, mais dans plusieurs des banlieues de Port-au-Prince, à Léogane ou Jacmel, les ruines des maisons et des édifices détruits n’ont pas encore été dégagées. Les découvertes macabres se poursuivront inévitablement au cours des prochaines semaines.

Mais ce qu’il y a de plus préoccupant encore dans la situation actuelle, c’est le sort des centaines de milliers de blessés qui n’ont pas encore reçu de soins. Aujourd’hui, par exemple, dans le quotidien Le Monde, un médecin français, le docteur Alain Serrie fait le récit de cette journée de mercredi le 27, une journée type, où lui et son équipe ont procédé à 45 amputations à l’hôpital Diquini de Port-au-Prince.

Si autant d’amputations sont rendues nécessaires à l’échelle de la région dévastée, c’est parce que les blessés du séisme, qui se comptent par centaines de milliers, ne peuvent être traités à temps. Les blessures s’infectent. Il est souvent trop tard pour les traiter.

Il faut ajouter à cette urgence celle des bouches à nourrir. Selon l’ONU, il y avait, avant le tremblement de terre, plus de 1,8 million d’Haïtiens qui dépendaient de l’aide alimentaire pour survivre. Imaginez la situation aujourd’hui, alors que le séisme a fait plus de 1 million de nouveaux déplacés. Encore aujourd’hui, 17 jours après la catastrophe, des gens manquent d’eau et de nourriture. Les secours internationaux ne peuvent pas se rendre à ceux qui en ont besoin à cause des problèmes logistiques.

Il y a de bonnes nouvelles en Haïti, malgré tout, comme l’annonce de l’ouverture, lundi, des écoles qui n’ont pas été détruites, ou la découverte encore, presque chaque jour, de survivants dans les décombres. Mais la situation reste encore dramatique, et nous allons continuer quant à nous, à Une heure sur Terre, suivre les événements en Haïti.

Cette semaine à l’émission, nous recevons Marie-Pier Therrien, cette jeune fille que nous découvrions dans notre émission de la semaine dernière, et qui, au moment du tremblement de terre, travaillait à L’Arche, l’organisation fondée par Jean Vanier, dans la banlieue de Carrefour, à Port-au-Prince.

Le docteur Nicolas Bergeron, Président de la section canadienne de Médecins du monde, qui arrive de mission en Haïti, nous fera lui aussi un bilan de la situation.

Protéger la biodiversité

Notre principal sujet de l’émission cette semaine porte sur la disparition des espèces sur la Terre. À l’occasion de l’année de la biodiversité, décrétée par l’ONU, nous passons en revue le genre d’efforts qui sont faits dans le monde pour protéger cette biodiversité.

Chaque jour, des centaines d'espèces animales et végétales disparaissent à un rythme anormal, principalement à cause des conséquences de l’activité humaine. Et ce n’est pas sur le point de s’arrêter. Si le réchauffement de la Terre se poursuit, la galerie des espèces disparues s'agrandira encore plus vite.

Heureusement, de plus en plus d'initiatives cherchent à renverser la vapeur. De plus en plus de gens influents, d’artistes, de communicateurs s’engagent en faveur de la protection de la biodiversité.

Il y a trois ans, le metteur en scène Dominic Champagne et le biologiste Jean Lemire ont eu l'idée de monter un spectacle pour attirer notre attention sur la disparition des espèces. À l'occasion de l'année de la biodiversité, ils présentent à Montréal, une oeuvre provocante qu'ils veulent emmener en tournée mondiale.

Nous avons assisté à une étape de la création du Paradis perdu.

Condamné à mort pour ses révélations

Nous présentons enfin à Une heure sur Terre cette semaine une entrevue exclusive de notre collègue André Gariépy avec Roberto Saviano, le journaliste-écrivain italien qui a publié en 2006, Gomorra, un livre révélant le fonctionnement de la mafia napolitaine. Depuis ce temps, Saviano vit sous haute protection.

À venir

L’an dernier, les actes de piraterie maritime dans le monde ont augmenté de plus de 40%. Une grande partie de ces attaques, la plupart du temps contre des navires de marchandises, se produisent dans le golfe d’Aden, au large de la Somalie. La semaine prochaine, à Une heure sur Terre, nous consacrons une grande partie de notre émission à ce fléau. Chantal Lavigne, Marie-Ève Bédard et le caméraman Sylvain Castonguay en reviennent.

Bonne semaine !

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