Société
Un die-in à Montréal: faire le mort pour dénoncer les ravages de l'automobile
Le vendredi 21 septembre 2007
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La cinquième journée En ville sans ma voiture, organisée par l’Agence métropolitaine de transport, a eu lieu le jeudi 20 septembre à Montréal. L’événement En vie sans ma voiture, lui, s’est déroulé le samedi 22 septembre. Le jeune collectif Montréal à vélo a mis sur pied cet événement.
Pour souligner les ravages de l’automobile sur la santé et sur la qualité de vie des habitants, les militants pro-vélos se sont donné rendez-vous pour un die-in au centre-ville de Montréal. Cet événement a lieu pour une deuxième année consécutive.
Fannie Dulude et Pierre-Olivier Parent font partie de Masse critique, une grande randonnée en vélo qui se déroule dans un bon nombre de villes dans le monde, le dernier vendredi de chaque mois. Avec d’autres personnes, ils ont fondé le Collectif Montréal à vélo. Ce groupe cherche à promouvoir l’utilisation du vélo et s’intéresse aux politiques de la Ville.
« On ne s'attaque pas aux propriétaires d'automobiles en particulier, mais à la culture de l'automobile », affirme Pierre-Olivier Parent.
Die-in 1976 et 2006
C'est en 1976 que Claire Morissette et Robert Silverman ont organisé le premier die-in à Montréal, au coin des rues Sainte-Catherine et University. Une centaine de personnes s'étaient couchées dans la rue auprès de bicyclettes accidentées, de masques à gaz, de béquilles, d'un cercueil et d'un enfant de 6 ans étendu sur le sol. L'événement a duré 10 minutes, sous les yeux des policiers.
Les deux organisateurs du Die-in de 1976 faisaient partie du collectif Le monde à bicyclette. Ils ont beaucoup milité pour les droits des cyclistes à Montréal. Claire Morissette, qui est décédée plus tôt cette année, raconte d'ailleurs ses luttes dans le livre Deux roues, un avenir.
En 2006, des participants de Masse critique ont voulu organiser un événement plus militant. Ils considèrent cette balade en vélo peu revendicatrice et plutôt festive. Dans leurs recherches, ils ont découvert que le Die-in de Montréal avait 30 ans. Ils ont donc repris l’idée, dans le cadre de la Journée internationale sans voitures. L’événement a obtenu du succès: plus de 200 personnes y ont participé.
« Le Die-in de 2006 a rassemblé des gens de plusieurs générations. On a eu beaucoup de crédibilité puisque des élus municipaux sont venus », affirme Pierre-Olivier Parent, surpris de la présence des politiciens.
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