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Le blogue-notes

Réseaux sociaux pour dévoreurs de livres

Publié le 28 avril 2010, 13h0
Livres
Photo : Bibliothèque du Trinity College à Dublin

Bon an, mal an, il se vend près de 800 millions de dollars de livres neufs au Québec et les librairies regorgent de nouveautés. Difficile de s'y retrouver, surtout lorsque certains détaillants sont à la fois juges et parties, producteurs, distributeurs et vendeurs de livres, ou encore lorsqu'ils prodiguent des étiquettes d'amour à la pochetée. Alors, pour trouver un livre qui en vaut la peine, quoi de mieux que le bouche-à-oreille des réseaux sociaux.

Bien sûr, Facebook peut faire l'affaire, mais ce n'est pas tout le monde qui s'intéresse à la lecture. Il existe toutefois une application anglophone, LivingSocial, qu'on peut ajouter à son profil. Mais force est d'admettre que l'utilisation du module connaît plusieurs ratés et que les livres en français sont parfois absents de la base de données.

Comme le soulignait Marie-Claude Ducas, rédactrice en chef du magazine Infopresse, dans son billet « Complexité et embarras du choix : le backlash », trop de choix peut tuer le choix. Et comme il n'y a que 24 heures dans une journée, et que la lecture d'un roman ou d'un essai peut occuper plusieurs heures de loisir, on se doit de choisir les livres avec circonspection.

C'est là qu'entre en jeu le site Babelio , un site français qui permet de se constituer un réseau entièrement dédié au partage de l'amour de la lecture, à l'échange d'idées et de critiques, le tout en français. 

Sur Babelio, il est possible de donner une note, grâce au bon vieux classement par étoiles, ou encore d'écrire une critique pour ceux qui voudront bien la lire. Comme rien n'est parfait, les livres en anglais brillent par leur absence.
 
Dommage que les libraires en ligne du Québec ne passent pas aussi au 2.0. Il serait plus facile de centraliser l'échange d'information entre consommateurs-lecteurs. Malheureusement, le mandat des boutiques en ligne relève davantage de la vente de produits que de la discussion et l'échange d'idées, ce qui laisse la place à la compétition étrangère. Sur Amazon.ca, pour ne pas le nommer, il est possible de laisser des commentaires d'usager. Une transparence qui est appréciée en 2010.

Car la guerre des prix, dans les circonstances actuelles, est perdue d'avance, j'ai comparé, grâce à l'application ShopSavvy pour iPhone, plusieurs prix de livres étrangers et québécois. Comment ça fonctionne? Une fois en librairie, on lance l'application et on lit le code-barre du livre grâce à son iPhone. Instantanément, le téléphone fournit les prix du livre, offert chez plusieurs détaillants en ligne, en neuf et en usagé. Qui gagne à tous les coups? Disons simplement que ce n'est pas une boutique qui a pignon sur rue.

Bien que 62 % des livres soient toujours vendus en librairie et qu'Amazon ait promis de faire la promotion des livres canadiens avec l'arrivée de sa nouvelle entreprise en sol canadien, les livres d'ici pourraient jouir de plus d'innovations en ce qui a trait à la promotion des livres.

Pour l'instant, les litiges sur les prix et les droits d'auteurs occupent le haut du pavé, comme en témoigne Stanley Péan dans son « Plaidoyer pour une réglementation du prix du livre au Québec ». 

Que se soit en livre papier ou électronique, à gros prix, petit prix ou prix unique, la meilleure façon de lire « bien » et d'apprendre à partager l'amour de la lecture, c'est encore d'en discuter entre amis. Les réseaux sociaux pourraient jouer un rôle grandissant dans ce domaine, une réalité qui pourrait certes être exploitée davantage.

En complément :
Babelio

À lire :
Vers le livre à prix unique?
Renaud-Bray ne craint pas les ambitions d'Amazon

À explorer, boutiques de livres numériques :
Livres Québécois.com
Je lis.ca
Catégorie : Consommation

Les meilleurs sites de courtage en ligne

Publié le 22 avril 2010, 16h30
Courtage

Si vous faites partie des 24 % de contribuables de 24 à 65 ans ayant cotisé à sonREER , vous pensez peut-être à la répartition de votre portefeuille en ce moment. Et si vous ne savez pas de quoi est composé votre portefeuille REER ou que vous en avez assez des frais de gestion des fonds communs de placement canadiens, il est peut-être temps pour vous de prendre les choses en main et de passer au courtage en ligne.

C'est la raison pour laquelle je vous ramène quelques mois en arrière, à l'époque où ce blogue n'existait pas, pour vous parler du 11e palmarès des sites de courtage en ligne , paru alors que le TSX était encore sous la barre des 12 000 points et que le dollar était loin de la parité.

Ce palmarès, présenté tous les ans par le quotidien Globe and Mail depuis déjà 11 ans, se base sur des critères tels que le coût par transaction, les outils de planification, l'information financière offerte et la facilité avec laquelle il est possible d'analyser la performance de son portefeuille.

Les deux premiers sites choisis par les analystes du quotidien anglophone sont indépendants et n'offrent malheureusement pas leurs services en français. Il s'agit de Qtrade et de Credential direct. Si vous êtes à l'aise dans la langue de Shakespeare, ils pourraient être votre meilleur choix, sur le plan financier. Pour ma part, je préfère encourager un service offert en français. 

Les positions 3 à 9 sont occupées par des services de courtage en ligne affiliés aux principales banques et caisses qui offrent toutes un site bilingue. Dans l'ordre, il s'agit de :

3- Bmo Ligne d'action 
4- Scotia iTrade  
5- RBC Placement en direct  
6- TD Waterhouse 
7- Disnat, affilié au Groupe Desjardins

Vous pouvez consulter la liste complète pour connaître les avantages et inconvénients de chacun. 

Cela étant dit, lorsque vous aurez ouvert un compte (REER ou CELI), rempli toute la paperasse de transfert (il y en a souvent pas mal), et que vous aurez gagné assez de confiance en vous pour faire votre propre courtage en ligne, ce qui n'est pas l'affaire de tous, j'en conviens, vous pourrez réécouter la chronique de Stéphanie Grammond : « Choisir les bons investissements pour son REER ».

Voici les principales suggestions de Stéphanie Grammond pour en apprendre davantage sur les investissements :

La simulation boursière Bourstad (22e édition)
Prix : de 10 à 15 $, incluant un guide de plus de 100 pages 
Horaire : débute le 8 février  
www.bourstad.ca
 
Pour les étudiants...
La Zone 
Prix : gratuit, ouvert à tous 
Horaire : cours par correspondance de 20 à 60 minutes chacun 
Info : www.laclikeconomik.gc.ca 
 
Pour les actionnaires en herbe... 
Passeport MEDAC (Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires) 
Prix : 115 $ 
Horaire : session de 12 heures, réparties sur deux journées consécutives ou sur quatre soirs 
Info : www.medac.qc.ca  
 
Pour les investisseurs actifs...
L'actif 
Prix : entre 150 $ et 700 $ 
Horaire : variable 
Info : www.actif.net  
 
Pour les pros...
Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada (CCVM) 
Prix : 880 $ ou 960 $ selon la version 
Horaire : cours par correspondance 
Info : www.csi.ca  
 
Pour les employés...
AVM Formation 
Prix et horaire : programme à la carte, sur demande 
Info : www.avmformation.ca

Sur ce, je ne vous dirai pas bonne chance, puisque l'investissement, contrairement à la loterie, n'est pas une affaire de chance, mais de connaissances et d'investissement... de temps!
Catégorie : Consommation

La mort vous va si bien

Publié le 21 avril 2010, 10h45
Calaveras

Vous êtes mort. Qu'à cela ne tienne. Ce n'est pas une raison pour ne pas vous offrir des services sur Internet.

Il n'y a pas si longtemps, Rue 89 et Protégez-vous s'intéressaient à ce qu'il pouvait bien advenir de vos comptes Facebook et autres Gmail lorsque trébuche votre destin. Conclusion : la passation de votre identité virtuelle peut s'avérer ardue si vous n'avez pas prévu le coup.

Il n'a donc fallu que quelques clics pour flairer la bonne affaire au royaume des trépassés. On peut lire dans un article du San Francisco Chronicle - d'ailleurs lauréat, en la personne de Mark Fiore, du 1er prix Pulitzer du dessin de presse remis à un caricaturiste - sévissant uniquement par la bande dessinée en ligne), la description des nouveaux services d'outre-tombe 2.0.

Tout d'abord, AssetLock.net vous offre un coffre-fort virtuel, ou vous pourrez entreposer tous les documents voulus, tels tous vos mots de passe Gmail, eBay, Flickr, Facebook, etc., ainsi que vos dernières volontés. Étonnamment, des dizaines de milliers d'utilisateurs de ce service proviennent d'Amérique latine, endroit ou le rapport avec la mort est certes moins tabou, pour ne pas dire festif. (Festival de calaveras - Festival des crânes)

Les sites MyLastEMail.com et LetterFromBeyond.com, quant à eux, vous font parvenir un courriel régulièrement (une fois par mois ou par année) pour vérifier que vous êtes toujours là. 

Si vous ne donnez plus signe de vie, puisque vous avez établi votre résidence six pieds sous terre, le site fera parvenir les courriels prérédigés à qui de droit.

Les lettres ayant pour objet « Je suis mort » pourront être destinées aux parents et amis : à ceux auprès desquels vous voulez avoir le dernier mot, aux amours perdues ou inavouées, aux gens auxquels vous voulez faire vos ultimes excuses. Bref, faire parvenir vos dernières paroles à ceux qui vous sont chers, une fois bien confortablement passé de l'autre côté du pissenlit.

À quand de tels services en français? La mort ne saurait attendre.

Références :
Qu'est-ce qui arrive aux comptes Facebook après la mort? (Rue 89)
Internet après la mort (Protégez-vous)
Web site offers peace of mind - for eternity
Online, a Way to Say What You Wouldn’t Put in a Will (NYT)

P.-S. Pour les amateurs de jeux vidéos parmi vous, LegacyLocker.com et Deathswitch.com, en plus de prévoir le transfert des comptes Facebook, Flickr, eBay, PayPal, permet de léguer officiellement les avatars des jeux multijoueurs tels que Second Life, World of Warcraft et Farmville, un service qui n'est peut-être pas offert par le notaire du coin.
Catégorie : Consommation
Bangalore
Photo : Des étudiants de Bangalore s'initient à Internet

Après Barack Obama, qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2009, plusieurs célébrités voudraient voir Internet couronné en 2010. Le designer Giorgio Armani, Shirin Ebadi (lauréate du prix Nobel de la paix en 2003) et plusieurs rédacteurs en chef du magazine Wired, dont Chris Anderson, considèrent que les changements apportés par Internet ont carrément jeté les bases d'une nouvelle démocratie.

En octroyant le prix Nobel de la paix à Internet, ils veulent souligner le travail effectué par toute une communauté, un prix qui récompenserait tous les individus qui participent, par le truchement d'Internet, à la mise en place d'un monde meilleur.

Ce n'est pas la première fois qu'une personne morale ou une entité serait récompensée à la place d'un individu. Médecins sans frontières a reçu le prix en 1999, les Casques bleus en 1988, et Amnistie internationale en 1977.

Pourquoi et pour qui? Pour les révolutionnaires iraniens qui, par le biais de Twitter, ont révélé au monde les abus du régime; pour les milliers de personnes qui, voyant les premières images d'Haïti diffusées sur Internet, ont fait des dons importants pour la reconstruction; pour le premier prix Pulitzser remporté par un journal en ligne à vocation citoyenne (Problica.org); pour des initiatives telles que Kiva.org, qui permet à tous les citoyens de financer des projets de développement grâce au microcrédit, et pour tous ceux qui sont peut-être mieux informés sur l'état du monde qu'ils ne l'étaient hier. 

Pas une si mauvaise idée après tout, Internet, Prix Nobel de la paix 2010.

En reconnaissant ainsi le rôle que peut jouer Internet dans l'amélioration des conditions de vie des gens, sur leur santé, sur l'environnement, sur les emplois, sur les connaissances, peut-être serait-il plus facile de trouver du financement pour mettre en place de nouveaux projets de solidarité? Voilà au moins une raison de soutenir cette candidature pour le moins inusitée.

À lire :
Internet, Prix Nobel de la paix?
Site du manifeste Internet for Peace (en anglais seulement).

À explorer :
Le site de microcrédit autogéré Kiva.org
Catégorie : Société

L'angoisse verte

Publié le 16 avril 2010, 16h27
Vert

Légèrement paniqué à l'idée d'acheter un nouveau nettoyant tout usage? Incapable d'imprimer un document sur du papier blanc non fait de matières recyclées? Le soir, le sommeil vous gagne finalement au milieu d'un songe sur l'état des lacs et des forêts, l'extinction des pandas, la fonte des glaciers ou l'exploitation des sables bitumineux? Vous souffrez d'« éconévrose ».

Dans son article : « L'écopsychologie, pour soulager ceux qui souffrent de la planète », Armelle Vincent présente ce nouveau champ d'intérêt, devenu discipline et enseigné à l'Université de Santa Barbara, en Californie.
Une patiente en pleine séance d'« écothérapie » raconte, concernant les ours polaires : « Ils sont en train de se noyer et je ne supporte pas cette idée. » Son chagrin l'empêche de fonctionner. Il y a là une véritable pathologie.

Bien que ce soit un cas extrême, de plus en plus de gens ressentent une certaine forme d'angoisse en ce qui a trait à l'état de l'environnement et au bombardement d'informations écoloresponsables.

Des mères qui ne savent plus quoi donner comme nourriture ou jouets à leurs enfants. Nourriture contenant des traces d'hormones, des plastiques cancérigènes… Personne n'est à l'abri d'un mauvais choix de consommation qui, selon toute apparence, pourrait être fatal. 

Les couples aussi sont susceptibles de souffrir d'écoconflits. Certains couples se défont à force de disputes sur les comportements écologiques à adopter. L'un mange bio, l'autre trouve que c'est trop cher. Obsessifs à propos du recyclage ou de l'usage de l'eau? Bientôt, c'est l'écothérapie de couples qui vous attend.

Pour ne pas devenir fou
Cette semaine, L'Express traite égalemetn de l'écopsycologie dans « Écolo, mais pas trop », un article pour lequel la journaliste Émilie Dycke a rencontré plusieurs « écoloconscients » qui se permettent toutefois de petites entorses à l'étiquette, question de ne pas sombrer dans la folie :

« Frabrice, 37 ans, n'a pas de voiture. Il roule en vélo électrique, se nourrit bio, trie ses déchets [...], mais il est une chose sur laquelle il ne transigera jamais : “C'est ma douche de 20 minutes. Je ne peux pas faire moins. Impossible!” »

Autre champ d'intérêt de l'écopsychologie : la population qui décroche. À force de prêcher une série de règles régissant les habitudes de vies, des interdits, des centaines d'impératifs moraux et de dangers, les écolos exagèrent parfois, à coup d'images apocalyptiques. Écœurés, ces décrocheurs s'ajoutent au rang des écolosceptiques. « Il est normal que l'on ait envie de se révolter », explique le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, aussi spécialiste de l'écologie.

Ces propos rejoignent également ma chronique « Ce mal de vivre écologique : la sostalgie », présentée en février dernier.

Payez-moi, je recycle!
En attendant, côté pratique, pourquoi ne pas essayer de se faire payer pour recycler ou pour poser des gestes responsables? Le programme Recyc-frigo est toujours en vigueur. On vous donnera 60 $ pour un vieux frigo et on viendra le chercher en prime. Pour les amateurs de voitures, le programme Adieu Bazou a financé plus de 63 000 propriétaires de voitures pour qu'ils se débarrassent de leur taco. Et finalement, le site américain Gazelle vous offre de racheter vos vieux appareils électroniques. Au Canada, vous devrez toutefois assumer les coûts de transport.

Une nouvelle tendance, se faire payer pour recycler? En tout cas, ça permet de mettre un baume sur vos angoisses vertes.

Bonne fin de semaine!

À lire :
« La sostalgie, ou l'inconscient écologique » (Slate)
« Is there an ecological unconscious? » (NYT)
« Écolo, mais pas trop » (L'express.fr)
« L'écopsychologie serait-elle tendance? » (Planète 89)
« L'écopsychologie, pour soulager ceux qui souffrent de la planète » (Rue 89)
Catégorie : Environnement

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