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Le blogue-notes

Rénover avec un designer d'intérieur : semaine 4

par : Catherine Richer
Publié le 15 novembre 2010, 10h42



En manchette cette semaine dans notre chantier : « Le plan B est un mode de vie », « Ma cuisine est un CHUM » et « La pire décision de notre vie »!

Le plan B est un mode de vie :
Vous vous souvenez de ma recommandation numéro 6 : « Prévoir un plan B »? Eh bien, ce plan B, qui dans notre cas se résume à avoir aménagé une cuisine de fortune dans le logement (vide) du haut de notre duplex, est maintenant devenu un mode de vie en soi. Tous les matins vers 6 h 30, une gang d'hurluberlus en pantoufles et pyjamas se pointe le bout du nez dehors pour monter au deuxième étage prendre son petit déjeuner. Et ça recommence matin, midi et soir... Sans compter le froid qui s'est dernièrement ajouté à la fête... Pénible, vraiment. Pour satisfaire votre curiosité, voici une petite vidéo d'un matin bien typique de notre automne en chantier. Allez-y : ça fait du bien de rire un peu...



Ma cuisine est un CHUM :
Tant qu'on n’a pas vécu « de l'intérieur » un chantier dont les délais sont sans cesse repoussés, on ne peut réellement prétendre qu'on saisit bien l'ampleur du désastre du CHUM. La semaine prochaine, ça fera officiellement deux mois que les travaux ont débuté à la maison... Et on n’a toujours pas de cuisine! Au rythme où vont les choses, je prédis sans une once d'exagération que ce chantier durera trois mois. Si je calcule bien, compte tenu du fait que nous attendons depuis maintenant 15 ans la première pelletée de terre qui marquera le début de la construction de notre CHUM, je prédis sans une once d'exagération que ce chantier durera 30 ans. Merveilleux, dans 30 ans, ce sera exactement le temps de refaire notre cuisine. Si j'en crève, il y aura au moins un hôpital pour m'accueillir!

La pire décision de notre vie :
Il y a de ces décisions que vous prenez en toute rationalité, mais que votre corps tout entier nie. Le genre de décision qui vous précipite tout droit vers un burnout de rénovation, quoi! Imaginez-vous donc qu'on s'est rendu compte que nos planchers de bois franc étaient tellement abîmés qu'il était impensable de ne pas les faire sabler et vernir. Vous savez, le genre de phrase qui commence par : « Tant qu'à y être... » Or, cela implique que nous déménagions toute la petite famille pendant cinq jours chez mes parents. Ne me cherchez pas la semaine prochaine, je serai à Saint-Bruno-de-Montarville, une banlieue magnifique, dont le seul défaut est d'être située de l'autre côté du pont. Des heures de plaisir en perspective...

À bientôt pour un autre épisode de « Ma maison en rénovation »!
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