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Blogue - InfomanBlogue saison 11 Les présentateurs de bulletins météo font un travail difficile, mais nécessaire. Quand on dit qu’une bonne partie de la population est plus intéressée par le temps qu’il fera que par les grands enjeux politiques, on comprend qu’ils puissent être stressés. Trop souvent, les messieurs et mesdames météo sont accusés d’être des oiseaux de malheur. Disons qu’avec le climat morne d’aujourd’hui, on est tenté de dire que c’est vrai. Mais derrière ces êtres qui font la pluie et le beau temps se cachent des humains sensibles et aimants, qui doivent composer avec les aléas de la technologie propre à leur métier. Ils ne feront peut-être jamais partie d’un calendrier vendu pour amasser des fonds, mais rendons-leur hommage quand même! Piqué par un commentaire de son collègue selon lequel la fiabilité de ses prévisions laissait à désirer, Tomasz Schafernaker, de la BBC, lui a présenté un doigt d’honneur, ignorant qu’il était en ondes! Avez-vous déjà vu un système dépressionnaire stimuler par l’air des Grands Lacs? Une autre tuile s’est abattue sur ce présentateur de la chaîne britannique Sky News. La cravate verte, ce n’est pas une bonne idée! En Allemagne non plus, il n’est pas rare que l’humour bon enfant accompagne la livraison des plus récentes prévisions. Toujours en Allemagne, un technicien laisse traîner son chat dans le studio! Et quand les présentateurs sortent du confort de leur studio, ils s’exposent aux mêmes risques que les reporters sur le terrain. Catégorie : Fil de presse
Comme il fallait s’y attendre, les chefs du PC, du PLC et du NPD ont multiplié les annonces au cours des derniers jours dans l’espoir d’engranger le plus de votes possible le 2 mai. Tous les segments de l’électorat y passent: les étudiants, les familles de la classe moyenne, les aînés, les vétérans, les gens des régions, alouette.
Un gars de bois Les conservateurs nous ont servi hier l’une des plus belles opérations de mise en scène depuis le début de la campagne. Le premier ministre était de passage dans la circonscription de Welland, en Ontario, où il a promis d’annuler l’obligation d’enregistrer les armes longues, une mesure destinée à séduire l’électorat rural. Avant de prendre la parole dans une grange où tout le monde était à sa place, Stephen et Laureen se sont abandonnés aux joies du VTT. Ce n’est pas la première fois que le chef conservateur enfourche une machine de la sorte. En août 2010, il avait pris tout le monde par surprise en se payant une petite balade improvisée à l’aéroport de Tuktoyaktuk, dans les Territoires du Nord-Ouest. Deux membres de son entourage l’avaient alors pris en chasse, craignant pour sa sécurité. Candidats recherchés En tout cas, s’il y a un endroit où les conservateurs n’auront pas besoin de promettre une nouvelle salle communautaire ou un aréna, c’est bien dans la circonscription de Nunavut. En date d’aujourd’hui, un seul candidat est dans la «course» : Leona Aglukkaq, ministre de la Santé sortante. Ceux qui veulent se présenter contre Mme Aglukkaq ont jusqu’au 11 avril pour s’enregistrer auprès d’Élections Canada. À l’élection de 2008, elle avait dû mener une campagne un peu plus vigoureuse, alors que les verts, le NPD et les libéraux avaient chacun un candidat. Mme Aglukkaq avait été élue avec 35 % des suffrages. Près des gens Quand vient le temps de séduire les électeurs, le chef libéral, Michael Ignatieff, n’est pas en reste. Aussi n’a-t-il aucune gêne à reprendre une technique maintes fois éprouvée par Stephen Harper : un petit saut chez le marchand de beignes. Eh oui, pour montrer qu’on est près des gens, quoi de mieux que d’aller à leur rencontre au Tim Hortons du coin pour bavarder un peu avec eux et se faire prendre en photo? Lâchez pas la patate Les chefs des partis, version M. Patate, ont fait leur apparition sur le web. Serait-ce une autre stratégie des faiseurs d’images pour plaire aux agriculteurs? Il y a la chef des verts, Elizabeth May. Jack Layton est sûrement le plus ressemblant de tous. Gilles Duceppe a les yeux aussi bleus que dans la vraie vie ou presque. Enfin, le M. Patate de Michael Ignatieff affiche des sourcils tellement gros qu’on dirait une moustache! Catégorie : Fil de presse
Le phénomène des vedettes américaines qui tournent des publicités télévisées uniquement à l’étranger, surtout en Asie et en Europe de l’Est, n’est pas nouveau. Audrey Hepburn, Charles Bronson et même le réalisateur Francis Ford Coppola se sont commis en la matière. Hier comme aujourd’hui, les motivations sont bien connues : faire de l’argent facile, d’une part. D’autre part, s’assurer que les admirateurs à la maison ne verront pas les publicités et ne vous traiteront pas de «vendu». Cette dernière raison est particulièrement importante pour les vedettes qu’on considère – à tort ou à raison – comme des artistes à part entière. Heureusement, avec la magie du web, il est désormais possible de contempler ces publicités fort divertissantes! Voici quelques-unes de nos favorites, toutes en provenance du Japon. On vous a présenté en janvier dernier notre hommage à Arnold Schwarzenegger. Saviez-vous que son bon ami Sylvester Stallone a lui aussi prêté son image, cette fois pour vendre du jambon aux Japonais? Poursuivons avec les gros bras avec ce message candide de l’ex-champion mondial de la WWF Hulk Hogan. Difficile de jouer les gros méchants après une mise en scène pareille. Dans la catégorie « y a d’la joie », on adore cette pub colorée mettant en vedette Wham! et son jeune George Michael fringant! La publicité suivante avec Keanu Reeves à l’époque où il était grunge a ceci d’intéressant qu’elle a servi d’inspiration au héros du film Lost in translation. Catégorie : Fil de presse
Linda, Gino et Iggy ont tous fait parler d’eux au cours des derniers jours sur la twittosphère. Voici votre édition hebdomadaire du Journal de Twitter!
Catégorie : Blogue de MC Gilles
Ce n’est pas parce que c’est vendredi qu’on va se priver de parler de politique fédérale! Allons-y gaiement avec notre cinquième billet de campagne! Accordez-vous donc entre vous autres! Au moment où le Parti vert demande à la Cour d’appel du Canada de forcer le consortium des médias à revoir sa décision d’exclure Elizabetyh May du débat des chefs, Michael Ignatieff fait paraître une lettre ouverte au premier ministre Harper. « Comme vous l’avez dit, il y a seulement deux personnes qui puissent devenir premier ministre à l’issue des élections du 2 mai : vous ou moi», écrit le chef libéral, enjoignant M. Harper à l’affronter dans une joute oratoire. « Je m’engage à vous rencontrer quand et où vous le voudrez, ajoute-t-il. Nous n’avons pas besoin d’un format de débat complexe. Deux podiums – vous et moi. » M. Ignatieff devrait laisser à des professionnels le soin de décider de la mise en scène d’un éventuel duel PC-PLC. Pour notre part, on est d’avis que, d’un strict point de vue télévisuel, la formule a été usée à la corde. Les Canadiens sont prêts pour la nouvelle génération de débats des chefs. C’est prouvé : les gens sont de moins en moins capables de garder leur concentration pendant une période soutenue. Pourquoi ne pas leur offrir un produit qui allie à la fois une « bataille d’idées et de visions », comme le dit Ignatieff, et du spectacle brut? Menoum menoum Trente-cinq jours de campagne, entrecoupés peut-être de quelques rares moments de repos. Décidément, c’est dur sur son homme. Puisque tous les chefs ne peuvent pas faire du Pilates et du yoga dans le fond de leur autobus de tournée, faute de temps, ils peuvent au moins se forcer pour bien s’alimenter. C’est pourquoi Infoman leur propose une liste des meilleures tables dans les villes où ils font campagne aujourd’hui. Gilles Duceppe Le chef bloquiste se trouve dans la région de Québec, où les bonnes adresses sont nombreuses. Pensons au restaurant Aux anciens Canadiens, où une copie de la Constitution rapatriée en 1982 fait office de napperon. Il peut toujours se rendre au restaurant italien Da Fiorenza. Il paraît que l’entrée de polenta en forme de Colisée n’est pas piquée des vers. Pour quelque chose de plus costaud, on lui suggère le Feu sacré. Les serveurs sont tellement passionnés là-bas qu’ils travaillent gratuitement. Jack Layton En cette journée de poisson d’avril, le chef du NPD se trouve dans le Nord-Est ontarien, à Sudbury. Un passage dans la capitale du 5 cents commande un arrêt chez Respect Is burning supperclub, où le personnel est aussi imprévisible que les candidats du NPD qui ont récemment fait défection. Dans le registre cuisine asiatique, M. Layton pourrait aussi manger au Laughing Buddha. Tout le monde dans cet établissement affiche un sourire resplendissant, quoi qu’il arrive. Jack s’y sentira à l’aise, c’est clair. Stephen Harper Pour Stephen, pas question de manger du Tim Hortons sept jours sur sept, parole de Laureen. De passage dans la région de Moncton, il n’aura pas de mal à bien se nourrir. Pour quelque chose de convivial, il y a le Deluxe french fries. Il pourra rappeler aux journalistes qui le suivent qu’il a à cœur la langue française. Si le PM et son épouse recherchent un peu plus d’intimité, il y a le Fisherman's paradise. La soupe Bas-Churchill est vendue à un prix préférentiel. Il faut juste montrer son permis de conduire pour prouver qu’on vient de Terre-Neuve. Sinon, il y a le bon vieux Maverick’s steakhouse. Dans l’entrée, il y a une affiche qui dit : « Guns allowed. Bring your own beef. » Michael Ignatieff Le chef libéral est de retour en Ontario. De passage à Kitchener, il aura lui aussi l’embarras du choix. Si le goût d’exotisme lui prend, M. Ignatieff peut toujours se rabattre sur le restaurant Three kretans. Quand on le prononce à la française, on n’est jamais certain si c’est « trois cretons » ou « trois crétins »! Pourquoi pas un petit détour au Concordia Club, un oasis de paix où les universitaires du coin se donnent rendez-vous pour discuter géopolitique et balance commerciale de l’Ouzbékistan autour d’un bon Martini? Mais notre favori reste le Rainbow caribbean cuisine. Le chef, maintes fois primé pour sa cuisine évolutive, déploie une coalition d’épices et d’aromates dans un pied de nez à la fadeur! Combien de temps encore? C’est la question qu’on se pose en écoutant le premier ministre Harper parler du spectre de la coalition dans chacun de ses discours. S’il veut donner plus de force à son message, il ne suffit pas de le marteler. Il faut aussi l’illustrer. Le costume de la coalition demeure une option intéressante en cette matière. Pelure de banane La sortie maladroite de la semaine revient au député bloquiste Yvon Lévesque, qui a déclaré hier à Rue Frontenac que « certains électeurs ne choisiront plus le Nouveau Parti démocratique maintenant qu’il présente un candidat autochtone ». Il réagissait à l’entrée dans la course du candidat vedette Roméo Saganash, qui va défendre les couleurs du NPD dans la circonscription d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. M. Lévesque a offert ses excuses ce matin pour ses propos « tout à fait inappropriés ». Catégorie : Fil de presse
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