Au cours de ce cinquième épisode, Stanley Péan et André Champagne retracent les événements qui ont mené à l'arrivée à la Maison-Blanche, le 4 novembre 2008, de Barack Obama, le premier président noir des États-Unis.
Au lendemain de l'assassinat de Martin Luther King, les États-Unis plongent dans une période de remise en question, en proie à la violence et à la radicalisation des discours. On craint l'éclatement social. Le combat idéologique, mais aussi armé, qui oppose les Black Panthers aux autorités dans plusieurs régions du pays, en est l'une des illustrations.
Le message exprimé par les leaders noirs, empreint de colère, mais aussi porteur d'une profonde réflexion sur la situation sociale, est repris par le milieu artistique. Les artistes trouvent dans la musique et le cinéma une façon de canaliser une frustration enfouie depuis tant d'années.
L'engagement citoyen de la communauté noire, cultivé et nourri par ses leaders, passe aussi par les urnes. D'Atlanta à Washington, des Noirs occupent désormais les plus hautes sphères du pouvoir, mais ils ne parviennent pas à faire oublier la misère des quartiers populaires.
Ainsi, l'équilibre demeure fragile. De l'affaire Rodney King en 1991 à la réponse chaotique du gouvernement de George W. Bush à la suite du passage de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans et la Louisiane en 2006, les exemples abondent et ramènent la question raciale à la surface.
Des discours enflammés de Martin Luther King et de Malcom X dans les années 1960 au discours appelant à l'unité prononcé, en mars 2008, par le candidat Barack Obama, la route a été longue et difficile. Elle n'est pas encore terminée.