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 |  |  |  |  |  |  |  Véritable tribu musicale, la Chango Family propose un tour du monde endiablé, avec un premier album aux couleurs tziganes, créoles et latinos.
 Toutes couleurs unies La Chango Family est née d'un rêve. Le Français Lundo et sa femme Marushka voulaient fonder un groupe musical qui ressemble à une famille. De retour du Mexique, où ils jouent de la musique dans la rue et vendent de l'artisanat, ils créent la Chango Family, une famille nombreuse composée de 10 musiciens. Le cadet a 19 ans tandis que le doyen, Lundo, 28 ans, tient la plume et compose. Ce père de famille charismatique s'entoure de musiciens, en majorité des Québécois, qui ont voyagé avec leurs pieds et leurs oreilles. «Chacun de nous a eu une destination soleil qui lui a ouvert l'esprit», fait remarquer Lundo. Depuis sa création, la Chango Family a remporté le concours Francouvertes 2001. «Je n'aurais pas pu bâtir un groupe comme la Chango Family ailleurs. Le Québec est amoureux de la musique du monde», constate Lundo, qui vit à Montréal depuis 4 ans.
 |  |  |  |  | |  |  |  |  |  Métissages Les membres de la Chango Family ont tissé des liens étroits avec des musiciens des diverses communautés ethniques de Montréal, latino, moyen-orientale, africaine. Des artistes, comme le Cubain Carlos Placeres ou les frères Diouf du Sénégal, apprécient leur ouverture d'esprit et leur éclectisme. «On ne fait pas de la musique africaine comme les Africains», s'emporte Lundo. «Et puis après? Ce sont des lieux communs à dynamiter! Il y a des petits Français qui jouent mieux le reggae que des Noirs. Les 8 notes de la gamme n'appartiennent à personne. On respecte toutes les formes de folklores qui passent entre nos doigts et sous nos instruments». La preuve? Aux Francofolies, l'été dernier, des gitans ont assisté au spectacle en plein air de la Chango Family. «Ces véritables manouches ont écouté notre son et ont été émus», raconte Lundo.
 Sous le signe du singe Trois petits singes ornent la pochette du disque de la Chango Family. Pourquoi avoir choisi cet animal? «J'ai trouvé le nom du groupe en me promenant dans la rue au Mexique. Là-bas, "chango", signifie singe en argot», raconte Lundo qui se dit passionné depuis toujours par les grands singes. «J'aime tout ce qui est lié à la symbolique du singe. C'est un animal qui est alternativement décrit comme plus intelligent que l'homme ou comme le brouillon de l'être humain».
 Coopération Lundo et sa femme aimeraient un jour participer à des projets de coopération dans le tiers-monde. De tels projets seront-ils compatibles avec la survie de la Chango Family? «Le groupe La Mano Negra a tenu 15 ans», fait remarquer Lundo. Les modèles de Lundo? Les musiciens qui ont le sens de la fête sans oublier leurs responsabilités de citoyen. Il cite le groupe français Lo'Jo qui se promène depuis 20 ans dans les festivals de rue du monde et qui a organisé le Festival du désert, au Mali. Autre source d'inspiration, le musicien basque Fermin Muguzura, qui envoie des médicaments en Palestine. «J'ai envie de transformer la Chango Family en cirque itinérant, entouré d'amis acrobates», déclare Lundo, «Notre show serait une fête païenne où les gens pourraient triper». Le voeu le plus cher de Lundo? «sillonner le monde, m'initier à tous les rites possibles et surtout rester proche des gens».
 La «Chango Family» est en spectacle le 8 novembre 2002, au Petit Champlain, à Québec, et le 15 novembre au Cabaret, à Montréal, dans le cadre du Coup de coeur francophone.

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