UQAM: DESIGN 2004
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UQAM: DESIGN 2004
Un article de Claude Couillard


Des finissants en design de l'UQAM ont conçu des objets, repensé des édifices et des lieux, souvent à portée sociale.



Exposition de 50 projets
Une maison pour sensibiliser la population à la prostitution dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal. Une remorque pour vélo-camping. Un «siège-à-porter» (photo 2). Un parc urbain aménagé sur une bretelle d'autoroute inutilisée de Québec... En tout, une cinquantaine de projets étonnants, réalisés par les prochains bacheliers – aux deux tiers des filles – en design de l'environnement de l'Université du Québec à Montréal.

Apogée du bac
Design d'objets, design architectural (édifices) ou urbain (villes), les travaux des futurs praticiens issus de la promotion 2004 de l'UQAM «sont souvent des tremplins vers des études supérieures, des stages ou des emplois», explique Jean-Luc Doyon, directeur du programme. Les projets ont nécessité de quatre à six mois de réflexion, qui résument leur parcours de trois ans. L'un des buts du baccalauréat consiste à former des designers polyvalents, histoire, entre autres, de maximiser leurs possibilités dans un marché du travail exigu au Québec.

Presque tous les designers de Bombardier Produits Récréatifs sont uqamiens.
- Jean-Luc Doyon, directeur du baccalauréat
en design de l'environnement [UQAM]

Projets d'utilité sociale
«Les étudiants portent un grand intérêt aux projets plus sociaux, a observé François Giraldeau, professeur à l'École de design de l'UQAM. Il y a une fascination aux nouveaux phénomènes urbains, le sort des sans-abri ou la récupération des lieux abandonnés par exemple.» Comme ce centre culturel linéaire aménagé sur une ancienne voie ferrée qui balafre le quartier Saint-Henri, projet bénéfique à la fois pour le quartier et sa population.

Triplement des demandes
«Le nombre d'aspirants au programme a triplé depuis trois ans», révèle Jean-Luc Doyon. Les raisons de cet engouement? Le designer d'expérience avance cette explication: dans un monde de précarité, de cynisme et d'incertitude, où on a peu à peu étouffé l'espoir, «ces jeunes veulent s'approprier un avenir qui leur appartient.» Pouvoir intervenir et faire oeuvre utile dans leur environnement immédiat. «Le design leur donne cette possibilité», conclut-il.  

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