LA VIE BLACK AND WHITE DE GREGORY CHARLES Un article de Marie-Christine Trottier
Gregory Charles s'est offert New York comme tremplin vers le vaste marché du spectacle américain. Deux soirs au mythique Beacon Theater, là même où se produisent les James Taylor, Al Green et autres Sting de ce monde.
L'artiste québécois a présenté son spectacle Black and White, vendredi et samedi, devant un public composé notamment d'agents d'artistes influents, de producteurs de spectacles, de journalistes new-yorkais et de recherchistes de talk-shows.
Un public composé également de plusieurs employés de Columbia Artists Theatrical, de l'agence de marketing Margery Singer Company et de la firme de relations publiques Rubenstein.
Excellent accueil L'artiste de 36 ans a été chaudement applaudi et même ovationné en fin de prestation, après avoir chanté une vingtaine de demandes musicales du public et après que 50 chanteurs des Choeurs du Nouveau Monde soient montés sur scène pour terminer le spectacle sur une note gospel.
« Je comprends l'ampleur du défi. New York, c'est le monde! Il fallait les convaincre que le contenu vaut la peine qu'on s'y attarde, mais aussi, il fallait montrer que le potentiel commercial valait la peine », a déclaré l'artiste lundi matin à la radio de Radio-Canada.
Salle de 2 900 places Le Beacon Theater est une très belle salle de 2 900 places, à un jet de pierre de Times Square, à l'ouest de Central Park. Quand on sait qu'ici, les propositions culturelles de toutes natures remplissent au moins quatre pages écrites en petits caractères dans le New York Times, on se dit que le spectacle Noir et blanc de Gregory Charles, quoiqu'unique et original, est une entreprise ambitieuse mais aussi très courageuse.
Opération de 500 000 $ La production coûte au moins un demi-million de dollars, en engageant une entreprise pour la promotion de l'événement, en orchestrant une campagne publicitaire à la radio et dans les journaux, notamment dans le New York Times, sans compter les affiches clairsemées ici et là à Manhattan. C'est aussi un geste audacieux compte tenu que Gregory Charles (aucun lien de parenté avec Ray) n'a aucune réputation ici.
200 000 spectateurs jusqu'ici Au Québec, Gregory a bien séduit près de 200 000 spectateurs avec l'histoire captivante de ses origines, agrémentée de demandes spéciales auxquelles il a réponse à tout. Chez nous, on connaît ses immenses talents de musicien-chanteur-improvisateur-danseur.
Gregory bien entouré Il faut dire que le surdoué de la scène était très bien entouré. À commencer par Aldo Giampaolo, président des Productions spectacles Gillett. Monsieur Centre Bell, producteur et hôte de gros spectacles, a des contacts très intéressants dans le grand réseau du showbiz. Notamment des personnes haut placées chez Clear Channel, à qui l'on doit entre autres les tournées des McCartney et U2. Sans parler de quelques propriétaires de Casinos. Tony Mottola, grand manitou jadis chez Sony Music, qui gère maintenant ses propres affaires, est aussi de la partie. C'est René Angelil qui a provoqué cette rencontre stratégique avec Aldo et Gregory.
L'équipe ne retournera pas aux États-Unis avant plusieurs mois. Entre-temps, Gregory Charles poursuivra ses prestations au théâtre Saint-Denis, au début de décembre.
Notez que la télévision de Radio-Canada tout comme la radio ont couvert l'évènement. Site de l'émission Le Téléjournal Montréal.
 LISEZ TOUS LES ARTICLES DE LA RUBRIQUE MUSIQUE >>> |