LA TOUCHE GAVALDA

Un sens aigu de l'observation, de la sincérité et de la générosité, de l'humour aussi, un peu de cruauté, un style léger, direct, voilà les ingrédients qui font le succès d'Anna Gavalda, une nouvelle venue dans le paysage littéraire français.

Passionnée par l'écriture, la jeune femme, très pudique, n'ose pas écrire sérieusement, puis le déclic se produit en 1998, quand elle remporte un concours de nouvelles. Forte de cette première reconnaissance, Anna Gavalda entreprend un recueil de nouvelles et décide de le présenter aux éditeurs parisiens.





Un succès inattendu
Contre toute attente, l'extraordinaire se produit. Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part paraît aux éditions Le dilettante et devient l'événement surprise de la rentrée littéraire 1999, avec plus de 200 000 ventes. Pas mal pour un premier livre qui avait pourtant été refusé par presque toutes les grandes maisons d'édition parisiennes.

L'air du temps
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part réunit douze nouvelles dans lesquelles l'auteure met en scène des personnages à la fois exceptionnels et ordinaires. Des hommes et des femmes habités d'espoirs futiles ou de désespoir... pas héroïques, simplement humains. D'emblée, on est séduit par le titre, mais plus encore par le style de Gavalda, par sa modernité, son réalisme, son insolence.

Après ce premier succès, Anna Gavalda récidive avec un roman intitulé Je l'aimais. Les gros éditeurs cette fois se l'arrachent, mais la jeune femme, fidèle, leur préfère Le Dilettante... «parce que les beaux textes valent mieux que les beaux chèques, déclare-t-elle.»

La touche Gavalda
Si dans son recueil de nouvelles, Gavalda met en scène des personnages en quête d'amour, Je l'aimais, qui vient tout juste de paraître, raconte une histoire d'amour douloureuse, celle d'une femme abandonnée par un mari volage. La voyant triste et désespérée, son beau-père l'amène passer quelques jours à la campagne. A priori ces deux personnages n'ont pas grand chose en commun... Mais au fil d'un long dialogue, ils vont se découvrir, se révéler. Là encore, on retrouve le regard si juste d'Anna Gavalda sur les petites choses de la vie, sa simplicité séduisante, sa sensibilité toute particulière.

Écoutez la critique de René Homier-Roy [Durée: 3 min 15]

Je l'aimais
Éd. Le Dilettante

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Éd. Le Dilettante
Dans la collection J'ai lu (format poche)



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René Homier-Roy à l'émission C'est bien meilleur le matin
[Durée: 3 min 15]



Éd. Le Dilettante

À propos d'Anna Gavalda