Photo 01
Soleil Noir
Yoran MARGARON
Institut de recherches cliniques de Montréal
Cellule issue d'un ovaire de hamster chinois présentant des caractéristiques inhabituelles, identifiées pour la première fois par le chercheur. En effet, on retrouve au même endroit deux protéines aux propriétés contradictoires. La protéine Elmo (rouge) contribue au déplacement de la cellule, tandis que la protéine Rap1 (vert) a pour fonction de la retenir sur place! Les entités jaunes résultent de la combinaison de l'Elmo et de la Rap1.
Diamètre de la cellule : 100 micromètres
Photo 02
MicroTetris
Nicolas VANDERESSE
École de technologie supérieure
Ces carrés sont ce qu'il reste d'un film de polymère collé sur un échantillon de titane, un matériau utilisé en aéronautique. Entre ces carrés de polymère, on devait déposer de la poudre d'or. En retirant le polymère on aurait obtenu un quadrillage en or. L'objectif était d'évaluer les déformations de l'échantillon en observant le déplacement de ce quadrillage. Mais le polymère s'est décollé à cause des irrégularités de la surface, mises en évidence par les couleurs. Expérience ratée, mais instructive... La prochaine fois, le chercheur aplanira l'échantillon.
Largeur d'un carré : 10 micromètres
Photo 03
De maman à bébé : une histoire de couches
Valérie NADEAU et Jean CHARRON
Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec, Université Laval
Le placenta, ici chez une souris, contient une double couche de cellules, les synT, spécialisées dans les échanges de molécules. Cette double couche (rouge, vert) permet la diffusion de l'oxygène des globules rouges maternels (jaune) vers ceux du fœtus (bleu). Elle permet également le transport des nutriments, de la mère vers le fœtus, et des déchets toxiques, du fœtus vers la mère.
Grossissement : 20 fois
Photo 04
La forêt vue d'en bas
Rudi MARKGRAF
Université du Québec à Montréal
Photographie hémisphérique d'un couvert forestier dans la Réserve faunique La Vérendrye. Cette photo permet d'évaluer précisément, à cet endroit donné, la lumière reçue par les plantes, facteur primordial à leur survie. Le chercheur a pris 2 000 de ces photos dans le but de comprendre l'impact de la lumière sur la distribution d'arbustes et d'arbres dans les trouées de la canopée.
Photo 05
Ondulations quasi périodiques
Lino EUGÈNE
Université de Sherbrooke
Dans l'industrie de la microélectronique, des résines sensibles à la lumière sont utilisées pour dessiner des motifs sur des surfaces semiconductrices. Ces lignes de résine, parfaitement droites à l'origine, se sont déformées durant la phase de développement dans une solution chimique. Le résultat est esthétique mais l'échantillon est inutilisable, puisque le motif original n'a pas été conservé.
Largeur d'une ligne : 350 nanomètres
Hauteur d'une ligne: 1 micromètre
Photo 06
Autoroutes cérébrales
Étienne SAINT-AMANT, Gabriel GIRARD et Maxime DESCOTEAUX
Université de Sherbrooke
Réseau d'axones interreliant les différentes régions du cerveau. Les axones sont un prolongement des neurones permettant de faire transiter l'information dans tout le cerveau et jusque dans la moelle épinière. Cette forme d'imagerie pourra éventuellement aider les neurochirurgiens à limiter la destruction des réseaux neuronaux lors d'une opération.
Dimension du réseau, de droite à gauche : 20 centimètres
Photo 07
Volutes aériennes
Mohamed FAYED, Hamid Ait ABDERRAHMANE et Hoi Dick NG
Université Concordia
Film d'eau savonneuse s'écoulant entre deux fils parallèles. Cette expérience permet aux chercheurs de visualiser les mouvements d'air à l'arrière des ailes d'avions. On aperçoit sur la gauche de chaque image le modèle réduit d'une aile. Plus l'aile est inclinée, plus la turbulence est importante. De la vitesse de croisière (en haut) à l'atterrissage (en bas), ces données servent de base pour calibrer les logiciels utilisés lors de la fabrication de pièces.
Photo 08
La daphnie filtreuse
Bernadette PINEL-ALLOUL, El-Amine MIMOUNI et Lama ALDAMMAN
Université de Montréal
Portrait de daphnie, minuscule crustacé d'eau douce, habitant le lac Croche, dans les Laurentides. Le jaune et le vert du tube digestif proviennent des pigments chlorophylliens des algues ingérées. Par ce broutage, les daphnies contribuent au maintien de la transparence de l'eau. Elles constituent aussi la base essentielle de l'alimentation des jeunes larves de poissons.
Taille de la daphnie : environ 1,5 millimètre
Photo 09
Efflorescence algale
Zuzana HRIVNAKOVA
Université du Québec à Montréal
Algues bleu-vert apparues dans un lac de l'Estrie lors d'une nuit orageuse. Les vents produisent des ondes internes de forte amplitude permettant aux algues habitant les zones profondes de remonter à la surface et de s'y accumuler. Fait inquiétant, plusieurs de ces algues ont un potentiel toxique et, à cause des changements climatiques, ces phénomènes d'efflorescences sont en recrudescence.
Largeur de l'efflorescence : 10 centimètres
Photo 10
Moustiques et paléoclimatologie
Marie-Hélène GREFFARD
Université du Québec à Montréal
Fossiles microscopiques de larves de moustiques de la tribu Tanytarsini, en provenance de lacs de la Nouvelle-Angleterre. On peut, en étudiant la distribution de ces espèces dans les carottes de sédiments, reconstruire l'évolution des conditions climatologiques des derniers 10 000 ans. Plus on réussit à distinguer ces espèces avec précision, plus on augmente la précision des modèles climatiques.
Largeur d'un spécimen : 0,1 millimètre
Photo 11
Une symbiose lumineuse
Mathieu LESSARD-VIGER
Université Laval
Il y a quelques années, dans la course au diagnostic de maladies infectieuses, un polymère aux propriétés luminescentes uniques a été développé à l'Université Laval. Ce polymère photoactif s'est montré capable de traduire en fluorescence la présence de microorganismes infectieux dans le sang. Aujourd'hui, les chercheurs sont parvenus à rehausser la fluorescence émise par le polymère grâce à la nanotechnologie.
Photo 12
Naissance d'étoiles
Dominic LAGROIS, Laurent DRISSEN et Gilles JONCAS
Observatoire du mont Mégantic et Université Laval
Nous sommes à 8 000 années lumière de la Terre dans la nébuleuse W4. Cette « pouponnière » a donné naissance à des centaines d'étoiles depuis 15 millions d'années. Dans cette partie centrale de la nébuleuse, on aperçoit deux jeunes étoiles, du gaz ionisé, dont l'hydrogène en rouge, et des zones plus sombres, riches en poussière. Ces travaux permettent de mieux comprendre le processus de formation stellaire.
Photo 13
Changement de culture
Benoît LEBLANC
Université de Sherbrooke
Pas de planète, mais des milliers de cellules. Par erreur, l'objectif de l'appareil photo a été mal aligné avec l'oculaire du microscope, ce qui donne une apparence lunaire à cette culture de cellules cancéreuses d'embryon de souris. Les irrégularités observées sont en fait des cellules souches qui, traitées avec des hormones appropriées, sont capables de se transformer en cellules neuronales.
Photo 14
La forêt corticale
Dan MALUDARU
Université de Carleton
Neurones d'un rat préadolescent. Les chercheurs ont travaillé sur les relations entre le nombre de connexions entre les neurones et les capacités d'apprentissage chez deux espèces de rats. Ils testaient si les rats ayant plus de connexions neuronales avaient de meilleures capacités d'apprentissage. La question demeure : l'efficacité d'un organisme est-elle déterminée par la quantité de neurones ou par la quantité de connexions entre les neurones?
Photo 15
Le bois en couleur
Jean David LEBREUX
Institut des Communications Graphiques du Québec
La nanocellulose cristalline est un nouveau nanomatériau développé à partir de la fibre de bois. On pense que cette découverte permettrait de mettre au point des colorants pour les encres et les peintures sans avoir recours à des produits à base de pétrole. Les couleurs sont le résultat des mêmes phénomènes optiques de diffractions et d'interférences observés à la surface des ailes de certains papillons ou des plumes de quelques oiseaux.
Grossissement : 400 fois
Photo 16
Terre rare
Philippe NORMANDEAU
Université McGill
Ni océan ni plage à l'horizon, mais juste un grain de sable, composé de quartz (en bleu), d'allanite (en beige) et de terres rares (en blanc). Les terres rares sont des métaux indispensables aux nouvelles technologies, notamment pour la fabrication des panneaux solaires. Cependant ces métaux sont rares... en effet. Le chercheur tente de localiser des gisements à partir des sédiments glaciaires, au nord du pays.
Photo 17
Sous nos pieds
Lyal HARRIS
INRS – Eau Terre Environnement
Vous observez ici, « à vol d'oiseau », une représentation de la croûte et du manteau terrestre jusqu'à 1 000 km de profondeur. En haut, c'est la Nouvelle-Angleterre et, en bas, le nord du Québec. Les couleurs correspondent à des zones où les propriétés sismiques des roches possèdent les mêmes caractéristiques. Cette image permet de mieux comprendre la géologie régionale et peut être utilisée pour l'exploration minière.
Dimension : 3 500 kilomètres par 2 500 kilomètres
Photo 18
L'épineuse
Richard CLOUTIER et Cyrena RILEY
Université du Québec à Rimouski
Cette jeune raie épineuse fait partie des poissons cartilagineux (chondrichtyens), tout comme les requins et les chimères. Le cartilage d'Amblyraja radiata (en bleu) est tapissé par de fines plaques minéralisées (en rouge). Ces petites tuiles de calcification, appelées tessères, représentent un type de minéralisation unique dans le monde animal. Ce phénomène indique que l'ossification n'a pas été le seul mécanisme utilisé dans l'évolution.
Taille réelle : 23 centimètres de longueur
Photo 19
Vibrations atomiques
Éric BISSON, Heidi BANDULET et Lukasz ANDRZEJEWSKI
INRS - Énergie Matériaux Télécommunications
Spectres ultraviolets émis par un ensemble d'atomes de krypton, un des gaz rares tels que le néon ou l'hélium. Ces atomes vibrent sous les impulsions ultracourtes de deux faisceaux laser, de l'ordre des femtosecondes (10-15 seconde). Les quatre images correspondent à des intensités différentes entre les faisceaux. Les chercheurs souhaitent réussir des impulsions de durées attosecondes (10-18 seconde) qui serviront à sonder le mouvement des électrons autour des noyaux atomiques.
Photo 20
Broutage foliaire
Johannie BELZILE
Université Laval
Quand il s'agit de s'empiffrer de feuillages, certains insectes ne laissent pas leur place. Pour évaluer la quantité de verdure dévorée, les chercheurs numérisent la plante sur un fond noir. Lorsqu'on inverse les couleurs, on peut voir et quantifier les trous laissés par l'insecte. Cette technique permet, entre autres, d'observer quels insectes sont les plus efficaces pour se débarrasser de certaines mauvaises herbes.
























