28
septembre 2000
Le
logiciel que nous mentionnons dans notre reportage, surfControl,
n'est qu'un logiciel parmi tant d'autres. Vous en trouverez d'autres
dans la section sur les logiciels
de blocage et de filtrage de Yahoo! L'un de ceux-là est
Internet Manager, fabriqué par Elron
Software, une entreprise qui a publié l'une des rares
études sur les coûts associés à la procrastination virtuelle en
milieu de travail.
À
Branché, on vous a déjà parlé des logiciels
de contrôle parental, mais surfControl et ses concurrents
font plus que du simple filtrage. Ils surveillent les réseaux
internes des entreprises et compilent diverses statistiques, autant
pour le web, que pour le courriel ou d'autres applications Internet.
Nous
faisons allusion à deux syndicats dans notre reportage. Le premier
est le Syndicat des employé-e-s de techniques professionnelles
et de bureau d'Hydro-Québec. Il a émis sa mise en garde en janvier
2000. Le second est le Syndicat des employé -e-s de métiers d'Hydro-Québec.
Ce dernier a mis en ligne le numéro de son
journal (mars 2000) dans lequel il est question d'Internet
en milieu de travail.
Quand
Anne Pinaud, de la CSN,
parle de droit à la dignité, elle s'appuie sur l'article
2087 du Code civil du Québec qui se lit comme suit: «L'employeur,
outre qu'il est tenu de permettre l'exécution de la prestation
de travail convenue et de payer la rémunération fixée, doit prendre
les mesures appropriées à la nature du travail, en vue de protéger
la santé, la sécurité et la dignité du salarié.»
Elle
s'appuie également sur l'article
46 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne,
qui parle d'intégrité physique plutôt que de dignité, et qui se
lit comme suit: «Toute
personne qui travaille a droit, conformément à la loi, à des conditions
de travail justes et raisonnables et qui respectent sa santé,
sa sécurité et son intégrité physique.»
Aux
États-Unis, différentes
causes ont montré que le courrier électronique au travail
n'était pas considéré comme privé. Plusieurs jugements ont établi
que le courriel que les Américains reçoivent et envoient au travail
est propriété de leur employeur. Au Québec, cependant, Anne Pinaud
souligne qu'il pourrait en aller différemment. Elle signale que
l'article
36 du Code civil considère que «d'utiliser sa correspondance»
peut être considéré «comme une atteinte à la vie privée
d'une personne».
Voici
le texte complet de l'article en question:
«Peuvent
être notamment considérés comme des atteintes à la vie privée
d'une personne les actes suivants:
1°
Pénétrer chez elle ou y prendre quoi que ce soit;
2°
Intercepter ou utiliser volontairement une communication privée;
3°
Capter ou utiliser son image ou sa voix lorsqu'elle se trouve
dans des lieux privés;
4°
Surveiller sa vie privée par quelque moyen que ce soit;
5°
Utiliser son nom, son image, sa ressemblance ou sa voix à toute
autre fin que l'information légitime du public;
6°
Utiliser sa correspondance, ses manuscrits ou ses autres documents
personnels.»
Enfin,
nous vous invitons à jeter un œil sur le site «I
should be working», une preuve sympathique que les
cyberprocrastineurs ne se prennent pas au sérieux!