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Reportage diffusé le : 28 septembre 2000

Le Cyberslacking

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Journaliste: Mario Toussaint
Collaboration :
Jean-Hugues Roy
Réalisateur: Daniel Gariepy

 

28 septembre 2000

Le logiciel que nous mentionnons dans notre reportage, surfControl, n'est qu'un logiciel parmi tant d'autres. Vous en trouverez d'autres dans la section sur les logiciels de blocage et de filtrage de Yahoo! L'un de ceux-là est Internet Manager, fabriqué par Elron Software, une entreprise qui a publié l'une des rares études sur les coûts associés à la procrastination virtuelle en milieu de travail.

À Branché, on vous a déjà parlé des logiciels de contrôle parental, mais surfControl et ses concurrents font plus que du simple filtrage. Ils surveillent les réseaux internes des entreprises et compilent diverses statistiques, autant pour le web, que pour le courriel ou d'autres applications Internet.

Nous faisons allusion à deux syndicats dans notre reportage. Le premier est le Syndicat des employé-e-s de techniques professionnelles et de bureau d'Hydro-Québec. Il a émis sa mise en garde en janvier 2000. Le second est le Syndicat des employé -e-s de métiers d'Hydro-Québec. Ce dernier a mis en ligne le numéro de son journal (mars 2000) dans lequel il est question d'Internet en milieu de travail.

Quand Anne Pinaud, de la CSN, parle de droit à la dignité, elle s'appuie sur l'article 2087 du Code civil du Québec qui se lit comme suit: «L'employeur, outre qu'il est tenu de permettre l'exécution de la prestation de travail convenue et de payer la rémunération fixée, doit prendre les mesures appropriées à la nature du travail, en vue de protéger la santé, la sécurité et la dignité du salarié.»

Elle s'appuie également sur l'article 46 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, qui parle d'intégrité physique plutôt que de dignité, et qui se lit comme suit: «Toute personne qui travaille a droit, conformément à la loi, à des conditions de travail justes et raisonnables et qui respectent sa santé, sa sécurité et son intégrité physique.»

Aux États-Unis, différentes causes ont montré que le courrier électronique au travail n'était pas considéré comme privé. Plusieurs jugements ont établi que le courriel que les Américains reçoivent et envoient au travail est propriété de leur employeur. Au Québec, cependant, Anne Pinaud souligne qu'il pourrait en aller différemment. Elle signale que l'article 36 du Code civil considère que «d'utiliser sa correspondance» peut être considéré «comme une atteinte à la vie privée d'une personne».

Voici le texte complet de l'article en question:

«Peuvent être notamment considérés comme des atteintes à la vie privée d'une personne les actes suivants:

1° Pénétrer chez elle ou y prendre quoi que ce soit;

2° Intercepter ou utiliser volontairement une communication privée;

3° Capter ou utiliser son image ou sa voix lorsqu'elle se trouve dans des lieux privés;

4° Surveiller sa vie privée par quelque moyen que ce soit;

5° Utiliser son nom, son image, sa ressemblance ou sa voix à toute autre fin que l'information légitime du public;

6° Utiliser sa correspondance, ses manuscrits ou ses autres documents personnels.»

Enfin, nous vous invitons à jeter un œil sur le site «I should be working», une preuve sympathique que les cyberprocrastineurs ne se prennent pas au sérieux!