Tout
d'abord, quelques hyperliens relatifs à notre reportage:
L'école
Philippe-Labarre, où a lieu le projet pilote que nous avons tourné,
n'a pas encore de site web. Par contre, Linux est à l'essai dans
deux autres écoles du quartier Tétreaultville, dans l'est de Montréal
: Saint-Justin et Armand-Lavergne.
La compagnie iNsu
a branché ces écoles à peu de frais avec ce qu'elle appelle
iNdiskless,une
adaptation de Linux qu'elle a mis au point pour fonctionner sur
des «clients légers». Un «client léger»
(thin client en anglais) est en quelque sorte un terminal, c'est-à-dire
un moniteur et un clavier, tout simplement.
Normalement, un
terminal ne comprend pas de disque dur. Mais les 23 terminaux
utilisés dans le laboratoire informatique que nous avons visité
pour ce reportage sont malgré tout équipés d'un disque dur sur
lequel on ne trouve que LILO (Linux Loader), l'utilitaire de démarrage
de Linux. Le système d'exploitation, en fait, se trouve sur un
serveur situé un étage plus bas… dans le local du concierge!
Le
site du groupe d'utilisateurs Linux-Québec
comprend une sous-section spéciale sur Linux dans les
écoles. On y trouve notamment une description des différents
projets d'installation de Linux à l'école au Québec. Vous pouvez
aussi vous abonner à une liste
de discussion s'intéressant spécifiquement à l'utilisation
de Linux en milieu scolaire. Jean-Claude Guédon, le président
du chapitre québécois de l'Internet
Society, est bien connu pour ses prises de position en
faveur du logiciel libre.
Dans
le magazine en ligne Cyberscience,
il a interpellé, dès 1998, l'ex-ministre de l'Éducation, Pauline
Marois, pour qu'elle branche les écoles avec des logiciels libres
comme Linux.
Dans
Multimédium,
un autre magazine en ligne, il explique ce que c'est que de vivre
avec Linux. Éric
Raymond est carrément l'un des gourous du mouvement du
logiciel libre. Président de l'Open
Source Initiative, il est surtout connu pour avoir écrit
The
Cathedral and the Bazaar, publié aux éditions
O'Reilly et traduit dans de nombreuses langues, dont le
français.
Dans
cet ouvrage, Raymond décrit l'opposition entre le monde du logiciel
commercial et fermé (la Cathédrale) et celui du logiciel libre
et ouvert (le Bazar). Enfin, Jean-Paul Smets dispose de sa propre
Home Page intitulée Welcome
to smets.com.
Ce
qui distingue un logiciel libre d'un logiciel propriétaire est
également le fait qu'il est distribué en vertu non pas d'un copyright,
mais de ce qui est appelé la
Licence publique générale, ou GPL pour General Public
License.
La
GPL, aussi appelée «copyleft» (gauche d'auteur), par
opposition à «copyright» (droit d'auteur), garantit
qu'une fois «libéré», un logiciel ne peut plus être
fermé. La GPL stipule notamment qu'un logiciel libre peut être
modifié par quiconque à condition que cette personne redistribue
à nouveau le logiciel avec son code source ouvert.
Cette
façon de faire devient de plus en plus courante. Elle peut sembler
socialiste, mais Jean-Paul Smets souligne qu'en Europe, les partis
politiques qui appuient le logiciel libre sont «les partis
bien de gauche type parti communiste, parce qu'ils voient là une
forme de partage communautaire absolu; et les partis ultra-libéraux,
parce qu'ils voient là ce qu'il y a de plus libéral comme économie».
Les
extrêmes se rejoignent et embrassent tout le monde puisque bientôt,
les gouvernements en Europe vont exiger que leurs fournisseurs
de logiciels leur donnent accès au code
source, histoire de mieux contrôler la qualité de ces
logiciels.
Vous
cherchez des exemples de logiciels libres autres que Linux ?
Il
y a le système d'exploitation FreeBSD,
une autre variante d'Unix semblable à Linux; le serveur web Apache
utilisé par la majorité des sites web accessibles en ce moment
sur Internet et vous en trouverez des centaines d'autres sur le
site Freshmeat.