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Diffusé le : 14 septembre 2000

Le logiciel libre

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Journaliste: Mario Toussaint
Collaboration : Jean-Hugues Roy

 

Tout d'abord, quelques hyperliens relatifs à notre reportage:

L'école Philippe-Labarre, où a lieu le projet pilote que nous avons tourné, n'a pas encore de site web. Par contre, Linux est à l'essai dans deux autres écoles du quartier Tétreaultville, dans l'est de Montréal : Saint-Justin et Armand-Lavergne.

La compagnie iNsu a branché ces écoles à peu de frais avec ce qu'elle appelle iNdiskless,une adaptation de Linux qu'elle a mis au point pour fonctionner sur des «clients légers». Un «client léger» (thin client en anglais) est en quelque sorte un terminal, c'est-à-dire un moniteur et un clavier, tout simplement.

Normalement, un terminal ne comprend pas de disque dur. Mais les 23 terminaux utilisés dans le laboratoire informatique que nous avons visité pour ce reportage sont malgré tout équipés d'un disque dur sur lequel on ne trouve que LILO (Linux Loader), l'utilitaire de démarrage de Linux. Le système d'exploitation, en fait, se trouve sur un serveur situé un étage plus bas… dans le local du concierge!

Le site du groupe d'utilisateurs Linux-Québec comprend une sous-section spéciale sur Linux dans les écoles. On y trouve notamment une description des différents projets d'installation de Linux à l'école au Québec. Vous pouvez aussi vous abonner à une liste de discussion s'intéressant spécifiquement à l'utilisation de Linux en milieu scolaire. Jean-Claude Guédon, le président du chapitre québécois de l'Internet Society, est bien connu pour ses prises de position en faveur du logiciel libre.

Dans le magazine en ligne Cyberscience, il a interpellé, dès 1998, l'ex-ministre de l'Éducation, Pauline Marois, pour qu'elle branche les écoles avec des logiciels libres comme Linux.

Dans Multimédium, un autre magazine en ligne, il explique ce que c'est que de vivre avec Linux. Éric Raymond est carrément l'un des gourous du mouvement du logiciel libre. Président de l'Open Source Initiative, il est surtout connu pour avoir écrit The Cathedral and the Bazaar, publié aux éditions O'Reilly et traduit dans de nombreuses langues, dont le français.

Dans cet ouvrage, Raymond décrit l'opposition entre le monde du logiciel commercial et fermé (la Cathédrale) et celui du logiciel libre et ouvert (le Bazar). Enfin, Jean-Paul Smets dispose de sa propre Home Page intitulée Welcome to smets.com.

Ce qui distingue un logiciel libre d'un logiciel propriétaire est également le fait qu'il est distribué en vertu non pas d'un copyright, mais de ce qui est appelé la Licence publique générale, ou GPL pour General Public License.

La GPL, aussi appelée «copyleft» (gauche d'auteur), par opposition à «copyright» (droit d'auteur), garantit qu'une fois «libéré», un logiciel ne peut plus être fermé. La GPL stipule notamment qu'un logiciel libre peut être modifié par quiconque à condition que cette personne redistribue à nouveau le logiciel avec son code source ouvert.

Cette façon de faire devient de plus en plus courante. Elle peut sembler socialiste, mais Jean-Paul Smets souligne qu'en Europe, les partis politiques qui appuient le logiciel libre sont «les partis bien de gauche type parti communiste, parce qu'ils voient là une forme de partage communautaire absolu; et les partis ultra-libéraux, parce qu'ils voient là ce qu'il y a de plus libéral comme économie».

Les extrêmes se rejoignent et embrassent tout le monde puisque bientôt, les gouvernements en Europe vont exiger que leurs fournisseurs de logiciels leur donnent accès au code source, histoire de mieux contrôler la qualité de ces logiciels.

Vous cherchez des exemples de logiciels libres autres que Linux ?

Il y a le système d'exploitation FreeBSD, une autre variante d'Unix semblable à Linux; le serveur web Apache utilisé par la majorité des sites web accessibles en ce moment sur Internet et vous en trouverez des centaines d'autres sur le site Freshmeat.