Les
États-Unis connaissent actuellement une croissance économique
que l'on attribue principalement aux nombreux développements dans
le domaine des nouvelles technologies.
C'est
surtout à Silicon Valley, une région de la Californie qui est
considérée comme l'épicentre du monde des nouvelles technologies,
que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée se fait le plus sentir.
Les employeurs sont donc prêts à tout pour attirer et pour garder
leurs employés.
Le
magazine Wired a publié une liste des petits «à
côté» offerts aux employés de diverses compagnies de Silicon
Valley. Mis à part les services dont nous avons fait mention dans
le reportage, comme ceux du dentiste mobile et de l'entraîneur
personnel, on retrouve également : les services de mécaniciens
qui viennent chercher votre voiture au travail et la ramènent
à la fin de la journée, le cordonnier sur les lieux du travail,
la crème glacée et les massages gratuits offerts durant les heures
de bureau (mais pas en même temps!).
Les employés profitent
de la conjoncture actuelle et acceptent rapidement les meilleures
offres, sans trop se sentir obligés de rester à la solde d'une
même compagnie pendant très longtemps.
Le
magazine en ligne CNet rapporte que les employés des nouvelles
technologies ne restent en moyenne que 13 mois au service d'un
même employeur. On les appelle en anglais les «serial quitters».
Certains considèrent même que ce sont les paresseux qui restent
au même endroit pendant plus de deux ans et que cela peut éventuellement
nuire à leur carrière.
Changer de travail
régulièrement est aussi une manière d'obtenir une hausse de salaire
plus substantielle, plus rapidement, comme le suggère Gordon Miller,
auteur du livre «Quit
Your Job Often and Get Big Raises!», soit (Changez
souvent d'emplois et obtenez une augmentation de salaire).
L'ambiance de travail
à Silicon Valley peut paraître bien alléchante, avec ses tables
de billards, ses fusils en mousse «Nerfs» et ses boissons
gazeuses gratuites, mais certains travailleurs disent se sentir
exclus de cet univers adolescent. Un article de Wired
News relate les témoignages d'employés de plus de 35 ans
et de femmes qui disaient ne pas avoir envie de se joindre à ces
jeux ou encore de ne pas se sentir les bienvenus dans un tel environnement
teinté d'immaturité.
D'autres n'ont tout
simplement pas envie de passer leurs jours et leurs nuits au travail
et préfèrent avoir leur propre vie sociale et familiale en dehors
du boulot.
Mais
a-t-on véritablement besoin de gâter ses employés à ce point pour
s'assurer de leur bon rendement et de leur loyauté? Interviewé
dans un article du New
York Times,
Norman Matloff, un professeur d'informatique à l'Université de
la Californie, affirme que l'industrie crée une fausse situation
de pénurie de la main d'œuvre et qu'il y a en fait beaucoup de
programmeurs qui sont sans emploi aux États-Unis. Le problème,
c'est qu'ils sont trop «vieux», c'est-à-dire qu'ils
ont 45 ans et plus, un âge où l'on demande des salaires plus élevés
et où on n'a pas envie de rester au bureau pendant plus de 12
heures par jour.
Pénurie
de main-d'œuvre ou non, les employés de la Vallée ne se posent
pas trop de question et en profitent ces jours-ci. Qui sait combien
de temps ça peut encore durer?
Voici
les adresses des compagnies auxquelles nous avons rendu visite
dans le cadre du reportage :
-Interwoven
-Excite@Home
-Network Associates
-On-Site Dental
Care