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Stephane Ethier







Alpha Centauri
— Alors, on vient de rencontrer. Sid Meier et on vous présente maintenant son tout nouveau jeu «Alpha Centauri». Mais on vous prévient tout de suite, c’est un jeu qui s’adresse plutôt aux adultes. Mais Stéphane pas aux adultes dans le sens où on l’entend généralement?
— Non, effectivement c’est que les jeux de simulation deviennent de plus en plus complexes à comprendre, donc à utiliser. Juste en regardant les manuels d’utilisation, on peut s’en faire une bonne idée. Par exemple un jeu de "«pow-pow», assez simple comme «Half Life», c’est assez facile à comprendre. «Simcity 3000», le nouveau jeu de simulation, déjà un peu plus compliqué. Mais quand on parle de «Alpha Centauri», là, on peut carrément parler d’un livre d’instruction.

Alpha Centauri commence là ou «Civilisation II» se terminait. Lancé par les Nations-Unies, un vaisseau spatial transporte des colons humains vers Alpha du Centaure. En cours de route, un incident sème la zizanie à bord du vaisseau. Les colons se divisent en sept factions. Tout ce beau monde atterrit en catastrophe sur la planète et la lutte pour la conquête du nouveau monde s’engage. En début de partie, il vous faut choisir votre camp. Chaque faction possède une idéologie différente.
  Une fois votre base établie, vous devez envoyer des éclaireurs pour vous approprier le territoire environnant. Il vous faut ensuite fonder d’autres colonies pour augmenter votre capacité de production et vous lancer dans la course aux découvertes scientifiques.
  Comme «Civilisation II», le jeu donne beaucoup d’importance au progrès technologique. Vous devez choisir les domaines dans lesquels vos chercheurs consacreront leurs efforts. Plus le savoir de votre «Civilisation» s’agrandit, plus l’efficacité de vos centres de production augmente et plus vous pouvez construire des machines puissantes. Bientôt, vous entrez en contact avec les six autres civilisations peuplant la planète. Il vous faudra alors utiliser tous les trucs de la diplomatie, y compris la force militaire. Comme dans un jeu de société, l’action se déroule par tour. À tous les tours, chacune de vos unités a droit à un mouvement.
  «Alpha Centauri» exige un Pentium 133 mégahertz pour fonctionner et n’a rien de spectaculaire sur le plan visuel. La quantité d’information à assimiler et de décisions a prendre fait un peu peur. Attendez-vous donc à consacrer quelques heures à l’apprentissage du jeu. Mais l’effort en vaut la peine.

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