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Stephane Ethier













Un collectionneur de jeux vidéo
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Jean-Hugues Roy

Pierre-Alex Vachon

Certaines personnes collectionnent les timbres; d’autres, les cartes de hockey. De son côté, Sylvain De Chantal a assemblé une impressionnante collection de consoles et de jeux vidéo. Quand la nostalgie des années 80 rime avec Odyssey, Atari, Vanguard, Pac Man...

Vous pouvez voir un extrait non diffusé de l’entrevue, et une féroce partie de «Pong» entre Jean-Hugues et Sylvain De Chantal, le tout en RealVideo.

Informations complémentaires

Notre collectionneur, Sylvain De Chantal possède son site web, SlyDC’s Domain. Nous l’avons «trouvé» alors que nous faisions une recherche dans le but de faire un autre reportage sur l’histoire des jeux vidéo. Nous nous sommes rendus compte que l’histoire des jeux ne se résumait pas en 6 minutes et nous en ferons peut-être un documentaire d’une demi-heure à un moment donné. Voici d’ailleurs le synopsis que nous avions préparé:

Pourquoi faire l’histoire des jeux vidéo?

Même s’ils ne servent qu’à s’amuser, les jeux vidéo sont une industrie deprès de 12 milliards de dollars canadiens. Et c’est *cette année* qu’on s’attend à ce qu’elle dépasse en importance une autre industrie du divertissement, celle du cinéma.

Les grandes dates dans l’histoire des jeux vidéo

1958
William Higinbotham, chercheur au Brookhaven National Laboratory, à Upton (Long Island), met au point un jeu de tennis sur un oscilloscope pour distraire les visiteurs aux journées portes ouvertes de son institution. Une ligne horizontale au bas de l’écran, une petite ligne verticale au milieu faisant office de filet, deux traits obliques à chaque extrémité (les raquettes) et une balle passant de part et d’autre du filet non pas à la «Pong» (qui viendra plus tard), mais comme une vraie partie de tennis qu’on regarderait de côté: il fallait tenir compte de l’angle de frappe pour faire monter sa balle assez haut pour ne pas qu’elle s’échoue dans le filet. Cependant, M. Higinbotham ne pourrait pas être interviewé puisqu’il est décédé en 1995...

1961-62
Space War: conçu par des chercheurs des labos du MIT. On jouait à Space War sur l’écran d’un oscilloscope (encore un) contrôlé par un PDP/1. Deux «vaisseaux» qui se font face et se tirent dessus. C’est un succès retentissant, au point que deux maniaques du jeu, toujours au MIT, mettent au point les premiers «joysticks» pour y jouer.

1972
Pong, commercialisé par Nolan Bushnell. Si on ne devait choisir qu’un seul classique, ce serait ce jeu rudimentaire qui, plus d’un quart de siècle après, n’ai rien perdu de sa «jouabilité» (comme j’ai pu le constater chez Sylvain De Chantal). Composé de 2 raquettes mobiles situées de part et d’autre de l’écran qui permettent de se renvoyer une balle. Bushnell sera invité à un congrès appelé Classic Gaming Expo, à Las Vegas, les 14 et 15 août prochain.

1981
Flight Simulator. Conçu initialement par la Bruce Artwick Organization, entreprise rachetée par Microsoft en février 1996. Actuellement dans sa sixième version, ce simulateur de vol est toujours une référence. Il existe plusieurs centaines de scènes et de modèles d’avion disponibles. Il s’est vendu plus de 3 millions de copies de Flight Simulator, qui se retrouve régulièrement au top-10 des titres les plus vendus. Le magazine BYTE, en septembre 1995, a inclus FS dans sa liste des 20 logiciels les plus importants de l’histoire.

1984
Tetris, conçu par un ingénieur russe, Alexei Pajitnov, qui a créé Tetris un peu par hasard. Sur les vieux systèmes, il était en effet courant de programmer en vitesse de petits jeux pour faire des tests. S’inspirant d’un jeu sur table, Pantomino, Pajitnov écrivit Tetris, l’un des derniers jeux à succès créés sans copyright. Avant la Glasnost, Tetris traversa le rideau de fer. Des mauvaises langues ont même affirmé qu’il a avait été inventé par les Soviétiques dans le but de réduire fortement la productivité dans les bureaux occidentaux! Tetris montre que le jeu vidéo est un phénomène international. Quand un américain appelé Henk Rogers (Blue Planet Software, San Francisco) voulut mettre en marché Tetris, il aurait pu laisser croupir son créateur en Russie, mais il a choisi de le mettre dans le coup et de rendre à César ce qui lui appartient. Aujourd’hui, Alexei Pajitnov travaille... chez Microsoft!

1984-85
Le milieu des années 1980 marque un point tournant dans l’histoire des jeux vidéo. Jusque-là, on joue surtout dans des arcades. Mais les arcades se meurent et on croit que les jeux vidéo mourront avec elles. Mais Nintendo lance le Family Computer (Famicom) et relance les consoles telles qu’on les connaît aujourd’hui. Mais même si les consoles (Nintendo, Sega, Playstation) fonctionnent bien, le support #1 du jeu vidéo de nos jours est le PC, ce qui permet de concevoir des jeux infiniment plus complexes. En fait, parce que les jeux sont de plus en plus complexes, ils exigent des ordinateurs et des processeurs vidéo de plus en plus puissants. Et c’est ce qui fait que le jeu vidéo est la locomotive technologique de l’industrie informatique.

1989
SimCity, par Will Wright. Le premier de ce qu’on appelle les «God Games», ces jeux où vous êtes Dieu! :-) La compagnie qui l’a lancé initialement, Maxis, a été avalée par EA, Electronic Arts, surtout connue pour ses jeux de sport et qu’on accuse d’être la «Microsoft du jeu vidéo».

1990
Civilization, par Sid Meier, un créateur de jeu vidéo qui est vénéré... comme Le Créateur lui-même! Meier a quitté Microprose, la compagnie qui l’employait quand il a lancé les deux éditions de Civ, il y a trois ans. Il est aujourd’hui à la tête de sa propre entreprise, Firaxis Games, située en banlieue nord de Baltimore.

1992-93
Wolfenstein 3-D est lancé en mai 1992 et Doom en décembre 1993 par id software. C’est l’apparition des «First Person Shooters», ces jeux ultra violents où l’on tire sur tout ce qui bouge et où on est plongé dans un univers en trois dimensions d’où surgissent des monstres tous plus effrayants les uns que les autres. Ces jeux ont marqué les années 1990 non seulement par leur style et leur «gameplay» unique, mais aussi par la façon originale avec laquelle leurs créateurs les ont mis en marché.
  Ils donnent le jeu, et quelques niveaux de base. Une fois qu’on a passé à travers ces niveaux gratuits, on veut évidemment aller plus loin. C’est là qu’on doit acheter la suite. Les plus patients vont aussi créer ses propres niveaux. id software est situé en banlieue nord-est de Dallas dans ce qui est aujourd’hui devenu une véritable «Video Game Alley». Car on trouve tout près Ion Storm, compagnie lancée par John Romero, un des co-créateurs de Doom avec les frères Carmack, qui, eux, sont toujours à la tête de id. À quelques jets de pierre de là, aussi, se trouve la compagnie 3D Realms, qui a commis Duke Nukem 3-D, un autre «shooter» extrêmement populaire.

Et, dans l’histoire du jeu vidéo, c’est à peu près là qu’on est rendus.

Autres sites

  • Les 25 ans du jeu vidéo, un complément d’information (tout en français) à un reportage de Canal + diffusé l’automne dernier.
  • L’histoire des jeux vidéo de VideoGameSpot ne parle pas de Higingbotham, mais fait débuter son histoire deux ans plus tôt, en 1956.
  • The Dot Eaters, sans doute l’historique le plus complet des jeux vidéo qu’on puisse trouver sur le ouaibe.
  • Classic Gaming est votre rendez-vous obligé si vous voulez télécharger un émulateur et avoir des liens pour trouver des ROMs des jeux des années 80.

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