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Stephane Ethier













Le jeune virtuose de l’informatique:
Mathieu René
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Martine Page

Daniel Gariepy

À l’âge de 11 ans, Mathieu René est un jeune prodige de la programmation informatique. L’ère numérique engendre elle aussi ses petits Mozart...

Informations complémentaires

Nous avons surnommé Mathieu René notre «Mozart» de la programmation parce que comme Wolfgang Amadeus Mozart, il a créé dès son plus jeune âge. Car programmer, c’est bel et bien créer. Le petit logiciel de tables de multiplications qu’il a écrit en VisualBasic, Multi-X, n’est peut-être pas une symphonie. Mais c’est, à notre avis, une oeuvre digne de ce nom.
  On aurait également pu le comparer à Bill Gates. Mais Mathieu a été plus rapide que lui, car le fondateur de Microsoft a programmé son premier logiciel à l’âge de 13 ans seulement!
  Mathieu a une page web peu élaborée. C’est en programmant qu’il s’exprime. Et il programme dans les langages suivants:

  • VisualBasic
  • Java
  • Perl
  • C++
  • Assembleur, aussi appelé langage machine et
  • SQL, un langage très sexy de programmation de base de données.

      Et tout ça sur un 486!
      Plus jeune, il a obtenu un score de 132 à un test de quotient intellectuel. Les parents de Mathieu ne sont pas des informaticiens, mais, comme bien des gens, ils pataugent dans l’informatique depuis longtemps. Son père, André René, enseigne l’économie au secondaire et se sert de l’informatique en classe depuis 1983. Il appuie ses cours de présentations en Power Point. Sa mère, Carole Poirier, travaille chez Intellia, une firme spécialisée en multimédia où elle est conceptrice-rédactrice.
      Dans l’entrevue que nous avons réalisé avec eux, voici quelques-uns des points qu’ils nous ont raconté et que nous n’avons pu inclure dans le reportage. Ils nous disent qu’ils ne veulent pas que leur fils «devienne un ordinateur» et ils limitent son temps d’utilisation, durant les jours de semaine, à deux heures après l’école et, les week-ends, à deux heures le matin, deux heures l’après-midi et deux heures le soir. Et ils ne le laissent pas seuls devant la machine: «Pas plus qu’on ne lui laisserait les clefs de la voiture à 16 ans!», nous dit sa mère. Ils nous ont raconté qu’à deux reprises, un établissement hôtellier de la région a fait appel aux services de Mathieu pour régler un problème informatique. «Et parfois, nous dit sa mère, des profs le font rentrer dans l’école à la récréation: «Mathieu! On a un problème!»
      Comment voient-ils leur fils dans dix ans, alors qu’il aura 21 ans? «J’ai un frère qui travaille en informatique et Mathieu s’identifie à lui, nous raconte sa mère. Il suit vraiment la voie que son oncle lui a tracé, bien malgré lui. Comme il est entrepreneur, très créatif, très intelligent, comme il cerne bien les enjeux de l’informatique, je ne suis pas inquiète pour lui. Il va faire son chemin dans la vie.» En visite dans l’entreprise où son frère travaille, elle dit que Mathieu avait les yeux tout écarquillés, «comme un enfant qui apprendrait le piano et qui serait allé à un concert de l’Orchestre symphonique pour la première fois».
      «Moi, je ne le vois pas comme quelqu’un qui va suivre un cours, va obtenir un diplôme et va ensuite aller travailler pour un employeur, nous dit son père. Je le vois comme quelqu’un qui va faire de la recherche, qui veut toujours aller plus loin, qui veut découvrir de nouvelles choses, qui veut changer les choses pour en faire de meilleures. [...] Moi, je ne serais pas surpris qu’à un moment donné, on entende parler de Mathieu René.»

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