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Les filles et les jeux (suite)

  — Chez nous, j’ai eu la chance que mon père ait toujours été captivé par ça. Donc, il nous a guidées là-dedans depuis qu’on est toutes petites. Mais s’il ne l’aurait pas fait, je suis certaine que présentement, je n’aimerais pas ça. Et que ceux qui aimeraient ça, je ferais dans ma tête: bon OK, c’est bien le «fun», mais lâche-moi avec ça.
  — Mom know about this? Who?

JULIE COURNOYER, 16 ans
  — Il y a aussi la publicité, c’est rare qu’on va voir dans les publicités, des filles qui jouent au jeu qu’ils annoncent. C’est plutôt des garçons, puis c’est, tout le temps. C’est vraiment rare qu’on voit des filles dans les annonces de jeux vidéo.
  — Les personnages féminins que l’on retrouve dans les jeux sont rarement créés en fonction d’une clientèle féminine.
  — Bien avant, c’était toujours une belle fille, tu sais, on voit, comme Lara Croft, c’est une belle fille puis Mario, il est petit, il est gros, puis il n’est pas beau. Je n’étais pas d’accord avec ça. Mais ça continue. Comme toute à l’heure, on jouait à Tekken 3, puis les filles ne sont pas particulièrement belles maintenant, je trouve que ça va mieux, c’est moins sexiste.
  — La croyance populaire veut que la violence empêcherait les filles d’apprécier les jeux vidéo, mais ça ne sont pas toutes les formes de violence qui rebutent les filles.

ANN LEMAY, conceptrice de jeux
  — Les jeux qui sont très réaliste genre, justement, genre Deer Hunter, je n’aime pas ça, un, parce que la seule fois ou je vais aller à la chasse aux animaux, c’est avec un appareil photo.
  — Yeah! Nice clean kill!

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