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Le Réseau éducation-médias, coordonné au Québec par Nathalie Isabelle, vise d'abord et avant tout à transformer les citoyens en "consommateurs de médias avertis". On navigue sur le site du Réseau, dont certaines sections sont encore en construction, par le biais d'une interface originale qui prend la forme d'une télécommande. Un bouton donne accès à la section s'adressant aux profs, un autre à la section des parents, etc.
Le Centre national d'animation et de design (NAD) où travaille Jean-François William, est une école affiliée au cégep de Jonquière qui offre une formation sur les logiciels Softimage 3D, Wavefront d'Alias et Flint de Discreet Logic. En s'inscrivant au NAD, on peut choisir entre deux profils de formation différents: animation 3D ou conception de jeux vidéo. C'est ce second profil que dirige Jean-François William.
Pour les parents et les éducateurs qui seraient particulièrement inquiétés pas la violence dans les jeux, on trouve peu de ressources. Mais certains organismes, p. ex. l'Alliance pour l'enfance et la télévision, qui traitent surtout de la violence à la télé, parlent également des nouveaux médias: Internet, CD-ROMs et jeux vidéos. L'Alliance offre notamment une trousse de sensibilisation à la violence à la télé, trousse qui inclut un chapitre sur la violence dans les jeux.
Le site de l'Entertainment Software Rating Board, un organisme américain, a été traduit en français, pour le plus grand bonheur des internautes francophones. On y trouve une description des différentes cotes attribuées aux jeux vendus en Amérique du Nord, ainsi qu'une liste des jeux cotés qu'on peut classer selon la cote qu'ils ont reçue. Certains ont suggéré que l'industrie du logiciel se dote d'un code d'éthique concernant la violence et le sexisme dans les jeux vidéo. Elle pourrait s'inspirer du code d'application volontaire dont s'est doté l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR).
Chose certaine, dans leur publicité, les compagnies de jeux n'ont aucun scrupule à tabler sur la violence du jeu qu'elles viennent de mettre en marché. Deux exemples récents: Take No Prisoners de Broderbund, et Carmageddon de la firme britannique au nom original de Sales Curve Interactive.
L'émission française Cyberflash a déjà traité du phénomène de la violence dans les jeux vidéo. Le traitement y a été superficiel et on a traité d'un système de classement ayant cours en France, non de ce côté-ci de l'Atlantique.