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Vous avez peut-être déjà entendu parler du projet UBI, mais vous ne l'avez jamais vu en action. C'est pour bientôt nous dit-on, depuis un bon moment déjà. C'est ici au Saguenay que la première phase du projet UBI de l'inforoute à la maison doit s'implanter dans les 30 000 foyers câblés de la région. Mais UBI qu'est-ce que c'est au juste? Stéphane :
UBI pour universalité, bidirectionnalité et interactivité,
c'est une série de services de communication, de services
multimédias qui vous permettront un jour d'effectuer vos
transactions bancaires, de faire vos emplettes et de recevoir
une foule d'informations chez vous sur votre téléviseur
via le réseau de câblodistribution. Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole :
On commence au Saguenay parce que c'est une population bien localisée
qui a une caractéristique autour de laquelle on peut développer
des services qui conviennent particulièrement à
cette population-là et ça fait un excellent test,
la grandeur à peu près 30 000 foyers est bien pour
faire un essai grandeur réelle et voir si le réseau
fonctionne, si la technologie fonctionne, si la nature des services
est intéressante, si le plan d'affaires peut se réaliser
parce qu'il ne faut pas se faire d'illusion, tout ça doit
se payer quelque part même si, et c'est une caractéristique
d'UBI, le service, l'accès au service va être gratuit.
Stéphane :
On annonce que d'ici le printemps prochain toute la population
câblée de la région aura accès à
UBI. Plus de 100 fournisseurs offriront des services. Les arguments-chocs
invoqués pour garder tout le monde dans le coup, c'est
d'une part, le taux très élevé de pénétration
du câble au Québec et d'autre part, la facilité
d'utilisation. Après tout, chacun sait se servir d'une
télécommande. Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole :
C'est pas vrai qu'un gouvernement, comme une entreprise privée,
va développer des services canons électroniques
puis mettre ça pour 10 % de la population. Ça n'a
pas de bon sens. Seul aujourd'hui un projet comme celui-là
peut viser avec des produits virtuels de qualité, 80 %
de la population, rentrer partout. Et en fait, au Québec,
si on a un avantage, c'est notre câblage. Si on ajoute les
télécommunications, la câblodistribution et
quelques autres éléments comme le satellite par
exemple, on est capable de rejoindre demain matin, 95 % de notre
clientèle. Stéphane :
Mais UBI se fait attendre. La phase 1 du projet a été
retardée pendant près de 2 ans par des pépins
technologiques ce qui a échaudé certains partenaires
du groupe Vidéotron. Des fournisseurs s'inquiètent
et s'impatientent. Mais selon Jean-Pierre Delwasse, il faut replacer
le projet UBI dans une juste perspective. Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole :
Si on a un danger à craindre, c'est que des gens se découragent
non pas des retards d'UBI, mais de la succession des échecs
qu'on a subi à partir de Télidon en passant par
ALEX , il y a eu des abandons, et des gens qui avaient investi
beaucoup, qui avaient beaucoup d'espoir et qui ont tout perdu.
Je pense que l'on doit saluer dans UBI, même s'il y a des
difficultés technologiques, ce n'est pas évident,
c'est de créer quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs
au monde et c'est jamais facile parce que si c'était facile
ça existerait ailleurs. Stéphane :
Mais UBI sera-t-il un réseau isolé, une inforoute
sans échangeur finalement? Devant la progression phénoménale
d'Internet, il faut espérer qu'on ait appris des erreurs
du passé. Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole :
On n'a pas le droit aujourd'hui de faire un système propriétaire.
UBI n'aura d'avenir que si UBI devient un réseau du réseau.
Et là, j'aborde le sujet Internet, c'est bien évident,
UBI ne pourra survivre, le Québec est bien trop petit à
l'échelle planétaire, sa population est trop petite,
il n'y a pas de masse critique pour alimenter un système
qui vivrait en lui-même avec ses propres normes technologiques,
ses propres infrastructures. Stéphane :
Donc, selon vous, du côté du consommateur, est-ce
qu'il y aura une concurrence entre UBI et Internet? Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole :
A mon avis, on doit parler de concurrence dans les services certainement.
Les moyens accès vont devenir des compléments et
le jour où on aura le moyen d'avoir un téléviseur
numérique, c'est-à-dire un téléviseur
qui sera effectivement entièrement basé sur des
technologies de micro-informatique, on aura en fait, des ordinateurs
chez soi et il n'y aura plus cette distinction entre un téléviseur
et un micro-ordinateur. Ça va se fondre tout ça
un jour. Stéphane :
Une fois terminé à l'échelle du Québec,
le projet UBI aura coûté un milliard de $. Le gouvernement
du Québec est intervenu dans le financement à hauteur
de 5 millions $. Avec autant d'argent en jeu, évidemment
tous les acteurs souhaitent que ça marche. Jean-Pierre Delwasse, Président TechnoPole : Il faudrait qu'on se mette tous derrière, aussi bien les expériences de Bell Canada dans ses services de demain, aussi bien derrière UBI et le groupe Vidéotron pour essayer de faire en sorte qu'on puisse se positionner et technologiquement et en tant que développeurs de services puis organiser notre société de façon moderne. Il faut qu'au virage de l'an 2000, on soit parmi les premiers au monde.
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Voici une présentation générale d'UBI, de ses partenaires, de son historique, de ses activités et de sa stratégie commerciale, sur la vitrine technologique de CANARIE, une regroupement pancanadien d'entreprises uvrant dans le secteur des inforoutes. Factuel.
La meilleure vue d'ensemble sur Internet du projet UBI se trouve au site du Centre francophone de recherche en informatisation des organisations (CEFRIO), qui regroupe des entreprises privées, des universités et des instances gouvernementales. Pour tout savoir sur les tenants et aboutissants des initiatives québécoises en matière d'inforoutes, d'Internet à la carte à puce, et pour mieux comprendre où s'inscrit UBI dans ce cadre général.
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Plusieurs personnes nous ont fait part de la difficulté de lire des longs textes écrits en jaune sur un fond noir. Nous faisons maintenant l'essai d'une couleur moins brillante. Qu'en pensez-vous? |