Lundi 13 février 2012 21 h 56 HNE
![]() Cinéma Dédé, à travers les brumes Revivre au grand écranMise à jour le lundi 9 mars 2009 à 9 h 12 Dédé Fortin revit au cinéma neuf ans après sa mort. D'une durée de 140 minutes, le long métrage de Jean-Philippe Duval raconte la carrière d'André Fortin, le fondateur des Colocs. Dimanche, les membres de la famille et l'entourage ont pu voir le Dédé à travers les brumes. Ils ne le commenteront pas. Et lundi, c'était au tour des journalistes. Toutefois, ils ne pourront livrer leur critique que la semaine prochaine. Une inconscience heureuse Ironiquement, celui qui incarne Dédé Fortin, Sébastien Ricard des Loco Locass, avoue être passé à côté du phénomène durant son adolescence. Toutefois, il dit que cette méconnaissance l'a aidé à s'attaquer à un défi extrêmement risqué. Si le film était à refaire aujourd'hui, j'aurais une tout autre approche, je serais plus terrorisé par tout cela. Je pense que cette espèce d'inconscience m'a préservé de trop me castrer. — Sébastien Ricard En plus de jouer le musicien charismatique des années 1990, Sébastien Ricard chante d'une manière qui ressemble à s'y méprendre à l'original. Les chansons qui ont été enregistrées pour le film sont sorties sur disque. Le but n'était pas de faire un disque, mais [...] d'intégrer les chansons dans un récit dramatique. [...] Pour moi c'était clair que ces chansons-là, Sébastien les chantait en sachant où elles iraient dans le film. Alors, l'interprétation de Dehors novembre est très différente de celle que Dédé Fortin peut en faire sur le disque parce que nous, on savait comment elle serait utilisée dans le film. La même chose pour Tellement longtemps, la même chose pour Belzébuth. — Jean-Philippe Duval Le côté sombre Le film permet aussi de plonger dans le côté sombre de Dédé Fortin, qui était un être torturé par les affres de la création et le destin du pays rêvé. D'ailleurs, Sébastien Ricard est particulièrement fier du message politique que le film suggère. C'était l'ONU, la gang des Colocs, c'était une représentation du Québec comme on voulait le voir qui chante certes en français, mais qui est vraiment capable de s'enrichir de tout ce qu'il y a autour. — Sébastien Ricard Le film n'élude pas la fin tragique de Dédé Fortin qui s'est suicidé en mai 2000. L'événement est traité comme un élément biographique incontournable. Comme porte-parole de la Fondation André Dédé Fortin, Hélène et Sylvie Fortin ne prendront pas position sur le traitement du suicide dans le film. Elles laisseront aux experts le soin de commenter les impacts d'un tel film et les autres éléments à prendre en compte pour la prévention du suicide. Dédé, à travers les brumes sera présenté sur grand écran à compter du vendredi 13 mars.
audio-vidéo
À Désautels, Mélanie Boissonneaut donne un avant-goût du film.
Emmanuelle Plante reçoit Jean-Philippe Duval, réalisateur du film.
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