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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Cinéma

Mise à jour le vendredi 7 septembre 2007 à 13 h 46
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Festival du film de Toronto

Au-delà de Brad et de Cate

L'actrice Jodie Foster à la première du film The brave one, au Festival international du film de Toronto, le 6 septembre 2007

Photo: La Presse Canadienne /Carolyn Kaster

L'actrice Jodie Foster à la première du film The brave one, au Festival international du film de Toronto, le 6 septembre 2007

Qu'ont en commun George Clooney, Juliette Binoche, Brad Pitt, Cate Blanchett, Charlize Theron, Will Ferrel, Keira Knightley, Penelope Cruz, Jennifer Lopez, Heath Ledger, Kate Winslet, Russell Crowe, Jake Gyllenhaal, Reese Witherspoon et Jodie Foster?

Ce sont quelques-unes des stars hollywoodiennes attendues sur les rives du lac Ontario.

Le plus important festival de cinéma du continent a pris son envol jeudi soir, en présentant Fugitive pieces, d'un cinéaste du cru, le Torontois Jeremy Podeswa. Adapté d'un best-seller, le film à petit budget raconte l'histoire d'un enfant qui fuit la Pologne au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

D'ici au 15 septembre, le 32e Festival international du film de Toronto (TIFF) présente 349 films en provenance de 55 pays. De nombreuses grosses pointures sont du nombre, dont:

  • The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford, avec Brad Pitt;
  • L'âge des ténèbres, de Denys Arcand;
  • Elizabeth: the golden age, avec Cate Blanchett;
  • Lust, caution d'Ang Lee;
  • Sleuth de Kenneth Branagh;
  • Redacted, de Brian De Palma;
  • Le deuxième souffle d'Alain Corneau, avec Daniel Auteuil et Monica Bellucci;
  • Eastern promises de David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Naomi Watts et Vincent Cassel.

Parmi les thèmes récurrents cette année, citons la guerre en Irak, les conflits, la politique et la musique.

Seul film québécois présenté cette année à Venise, Continental, un film sans fusil fait partie de la cuvée torontoise 2007. Premier long métrage de Stéphane Lafleur, cette comédie noire prendra l'affiche au Québec cet automne.

Le festival, à plusieurs égards, dessine des tendances. Cette année, par exemple, on a plus de 60 films inspirés d'oeuvres littéraires. — Mathieu Chantelois, critique de cinéma
L'équipe de Fugitive pieces, film canadien de Jeremy Podeswa qui ouvrait le 32e Festival international du film de Toronto.

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

L'équipe de Fugitive pieces, film canadien de Jeremy Podeswa qui ouvrait le 32e Festival international du film de Toronto.

Pas qu'Hollywood

« Ce qu'on remarque, dans le programme, c'est qu'il y a beaucoup de longs films, qui dépassent les 2 heures 30 », dit Marc-André Lussier, critique de cinéma à La Presse.

Malgré la présence des grosses productions américaines, le TIFF offre aussi une vitrine de choix aux productions indépendantes du monde entier. Par exemple, le plus récent film de l'Américain Michael Moore, intitulé Captain Mike across America, raconte les aventures du cinéaste lors de la dernière campagne présidentielle, en 2004.

« C'est aussi à Toronto que l'on peut prendre des nouvelles d'une certaine catégorie de films hollywoodiens (ceux qui prétendent concourir pour les Oscars) », écrit le Français Thomas Sotinel, envoyé spécial du quotidien Le Monde.

Contrairement au Festival des films du monde de Montréal ou au Festival de Cannes, le Festival international du film de Toronto n'est pas compétitif, c'est-à-dire qu'il ne comporte pas de compétition officielle.

Festival international du film de Toronto

site officiel (en anglais)

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