Imprimer cette page

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Cinéma

Mise à jour le jeudi 14 juin 2007 à 7 h 10
Envoyer à un ami

Michel Coulombe est chroniqueur à l'émission Samedi et rien d’autre, diffusée tous les samedis matin, de 7 h à 11 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Nouveauté

Fantastic Four, fantastiquement médiocre

cote du film : 2

Une critique de Michel Coulombe

Les superhéros américains sont si nombreux à envahir les écrans de cinéma ces dernières années qu'on pourrait trouver le sommeil en tentant de les nommer tous. Batman, Superman, Spider-Man, X-Men, Hulk, Daredevil, Blade, Ghost Rider, etc. Que de super pouvoirs! Que de doubles personnalités! Que de scénarios apocalyptiques! Et si un super héros ne suffit pas à la tâche, on peut compter sur les membres de la bande des quatre, les Fantastic Four.

Le film ouvre dans l'espace, d'où vient la menace. Tout de suite, la convention est claire. Qu'on se le dise, les effets spéciaux occuperont l'avant-plan. Aussi ne doit-on pas se surprendre lorsqu'on verra surgir dans le ciel de notre bonne vieille planète un surfeur aux pouvoirs inquiétants. Il neige sur les pyramides égyptiennes. Une panne d'électricité générale secoue les États-Unis. Heureusement, les Fantastic Four veillent au grain...

Mais il y a plus important que ces catastrophes météorologiques. Le mariage imminent de Sue et Reed. Oui, la femme invisible et l'homme élastique unissent leurs vies. Les médias n'en ont que pour eux. On parle même de mariage du siècle. C'est dire. Est-il possible que le passage du redoutable surfeur compromette l'événement? Possible que New York, cible privilégiée de tout ce que la galaxie compte de monstres, de tyrans et de psychopathes, soit privée de cet événement mondain? Voilà qui devrait tenir les spectateurs en haleine...

Absence d'originalité

Les 4 fantastiques

Photo: Twentieth Century Fox

Les 4 fantastiques

À la manière des films de James Bond, cette deuxième aventure des Fantastic Four réalisée par Tim Story se déploie dans divers pays. Au Royaume-Uni, au Groenland, au Japon, en Sibérie, en Allemagne. Pour bien prendre la mesure de ce qu'on propose dans ce film, il suffit de penser à Spider-Man. Et d'imaginer tout le contraire! Moins d'émotions, moins de moyens, moins d'invention. Mais, surtout, un parti pris évident pour la bande dessinée. Soit, la planète est menacée. Est-ce bien une raison pour évacuer la rigolade?

Le principal problème de ce retour au grand écran du quatuor de choc, c'est son manque affligeant d'originalité. Rien de nouveau sous le ciel, orageux, des super héros. L'habituel placement de produits. Des prouesses visuelles qui donnent des résultats amusants lorsque Mr. Fantastic se transforme à volonté, sans plus. Des répliques d'une insondable naïveté du genre: « Pourquoi détruisez-vous notre planète? » Toujours ces fantasmes de destruction massive qui hantent l'imaginaire américain. La certitude néanmoins que le sauvetage aura lieu au tout dernier moment. Pour celui des Fantastic Four toutefois, on a l'impression qu'il est trop tard...

À lire aussi