
Québec
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La compagnie Quebecor annonce qu'elle investira un demi-million de dollars par année pendant cinq ans pour protéger les films québécois.
Le projet est baptisé « Éléphant: mémoire du cinéma québécois ».
Il consistera à:
Les amateurs pourront les visionner en tout temps, sept jours sur sept.
De l'argent pour les artisans
Quebecor affirme, dans son communiqué, que la presque totalité des revenus provenant de la diffusion des films sera versée aux ayants droit. Seul sera retenu un montant destiné à couvrir les coûts d'exploitation de la plateforme illico. Quebecor poursuit en disant qu'elle ne tirera aucun profit de ce projet. Elle précise que l'accès à ce catalogue sera gratuit pour les étudiants et les chercheurs en cinéma.
![]() Photo: TVA Films Hélène Florent et Robert Lepage |
Ce projet de numérisation poursuit deux buts, selon Quebecor:
Réaction favorable de Michel Coulombe
L'auteur du Dictionnaire du cinéma québécois, Michel Coulombe, réagit favorablement à cette annonce. « Ça consacre la vitalité ou, en tout cas, l'attrait du cinéma québécois parce que j'imagine qu'on ne le ferait pas autrement. »
Après avoir dit que des chefs-d'oeuvre comme Les Ordres , Les Bons Débarras et la Triologie de l'Île-aux-Coudres viennent tout juste d'accéder au DVD, il enchaîne : « Là, on donne un grand coup en rendant cet ensemble accessible. Ça constitute, pour citer Mao, un grand bond en avant ».
Une banque de données
Quebecor a aussi l'intention de créer, sur Internet, une banque de données sur le cinéma québécois. Divers intervenants et organismes du milieu du cinéma collaboreront à l'élaboration de cette banque.
L'internaute aura la possibilité de consulter synopsis, photos de tournage, entrevues, affiches de films ou documents de référence.
Deux spécialistes du cinéma québécois, Marie-José Raymond et Claude Fournier, piloteront ce projet. Après les longs métrages, Quebecor compte rendre disponibles sur illico sur demande les courts métrages, les documentaires et les films d'animation produits au Québec.
« Ça m'amuse parce que je l'ai déjà fait dans les années 90. Ça existe encore, mais personne ne voulait soutenir ça », affirme Michel Coulombe quand on lui parle de cette banque. Il souhaite qu'on ne recommenca pas à zéro, mais qu'on récupère le travail déjà fait sur son site Québec audio-visuel.