
Financement
![]() Line Beauchamp |
Québec adopte diverses mesures pour hausser et stabiliser le financement du cinéma québécois.
Lundi matin, le premier ministre Jean Charest a notamment annoncé qu'il portait de 14 à 24 millions de dollars le budget annuel de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) consacré aux longs métrages. L'objectif: assurer la production de 26 films par année au Québec, dont 20 en français.
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La SODEC disposera d'une enveloppe comparable à celle dont dispose Téléfilm Canada pour soutenir le cinéma québécois. — Line Beauchamp
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Le gouvernement souhaite également qu'un fonds d'investissement privé soit mis en place « afin d'agrandir la tarte », c'est-à-dire de hausser les sources de financement, a indiqué la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Line Beauchamp. Un groupe de travail en ce sens devra déposer un rapport cet été.
Les producteurs, les distributeurs et les propriétaires de salles seront vraisemblablement mis à contribution.
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C'est fantastique. Il était grand temps de faire quelque chose... C'est une réponse très courageuse et peut-être électoraliste, mais dans sa durée certainement pas, puisqu'elle est récurrente. — Charles Binamé, réalisateur
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Crédits d'impôt et sources extérieures
Québec verra comment le système de crédits d'impôt actuel peut « s'arrimer » à cette nouvelle réalité financière, a ajouté Line Beauchamp, en conférence de presse à Montréal.
![]() François Macerola |
De son côté, un second groupe de travail verra « comment augmenter la contribution canadienne et étrangère au cinéma », a-t-elle ajouté. La hausse du nombre de coproductions pourrait constituer une option. Le groupe doit déposer ses recommandations au courant de l'été.
La ministre convie tout le milieu cinématographique à une rencontre, prévue au cours de l'été, à laquelle participera également Jean Charest.
Ces mesures font suite au dévoilement, lundi matin, du rapport Macerola. Ancien de l'Office national du film et de Téléfilm Canada, François Macerola devait doit notamment proposer au milieu québécois du cinéma « un nouveau modèle d'affaires offrant des capacités additionnelles de financement », précisait alors le communiqué de la ministre.
Des réactions enthousiastes
L'annonce de la ministre Beauchamp a suscité diverses réactions positives. La productrice Denise Robert a remercié la ministre pour l'ajout de 10 millions de dollars dans le budget d'aide à la production de films, et pour la création de comités de travail visant à examiner de nouvelles options de financement:
Du côté des distributeurs, le président d'Alliance Atlantis Vivafilm, Patrick Roy, a de son côté apprécié que le premier ministre Jean Charest lui-même participe à la rencontre avec les principaux acteurs de l'industrie du cinéma. Le président d'Alliance Atlantis n'a toutefois pas voulu se prononcer sur la particapation des distributeurs au fonds d'investissement privé que Québec veut mettre sur pied.
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Manque de fonds: au fédéral aussi
En juillet dernier, le milieu du cinéma québécois a réclamé à Ottawa, sans succès, 20 millions de dollars supplémentaires pour l'année en cours. Actuellement, Téléfilm Canada dispose d'une enveloppe annuelle de 22 millions de dollars pour soutenir des films de langue française. |
Ministère de la Culture et des Communications du Québec
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