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Pékin s'en lave les mains

Mise à jour le vendredi 6 mars 2009 à 15 h 29

Enchères

Photo: AFP/PATRICK KOVARIK

Les enchères ont eu lieu le 25 février dernier.

Le gouvernement chinois persiste et signe. Une fois de plus, vendredi, il a nié tout lien avec l'acheteur des deux bronzes de la collection de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. Celui-ci refuse de payer.

Cité par l'AFP, le directeur de l'Administration d'État des vestiges et monuments, Shan Jixiang, a déclaré à l'agence Chine Nouvelle que cette enchère était une affaire strictement personnelle et que « l'Administration n'a rien à voir avec cela ».

Il a précisé que la Chine poursuivrait ses efforts pour obtenir le retour des deux bronzes « par tous les moyens en accord avec les conventions internationales et les lois chinoises ».

Lundi, le collectionneur chinois Cai Mingchao a annoncé avoir acheté la semaine dernière les têtes de rat et de lapin pour 15,7 millions d'euros chacune. Toutefois, il refuse de verser l'argent. Certains Chinois le considèrent comme un patriote tandis que d'autres le critiquent.

Habituellement, l'acquéreur d'un bien aux enchères a sept jours pour régler les sommes dues, ce qui correspond dans ce cas-ci à mercredi dernier. Dans les faits, la conclusion d'une telle transaction peut prendre jusqu'à plusieurs semaines.

Pierre Bergé a déclaré qu'il gardera chez lui les pièces si elles ne sont pas payées. D'ailleurs, elles se trouvent encore à Paris.

Litige autour de bronzes pillés à la Chine

La tête de lapin et la tête de rat en bronze sont au coeur d'un litige entre la Chine et le collectionneur. L'Association pour la protection de l'art chinois en Europe demandait l'annulation de la vente des bronzes ou son report, mais la justice française a rejeté lundi son recours en urgence.

La Chine réclame les bronzes, car ils ont été pillés à Pékin, en 1860, par les soldats français et britanniques, « comme ont été pillées les fresques du Parthénon à Athènes qui sont au British Museum, comme ont été pillées beaucoup de pièces qui se trouvent dans tous les musées du monde », a déclaré Pierre Bergé. Il s'est dit prêt à les donner à la Chine si les autorités chinoises consentent à reconnaître les droits de l'homme.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

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