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![]() Plus Milieu culturel Moore en mission à MontréalMise à jour le vendredi 9 janvier 2009 à 11 h 06
Le nouveau ministre du Patrimoine canadien, James Moore, est à Montréal jeudi et vendredi pour prendre le pouls du milieu culturel. Dès jeudi matin, le ministre a eu une rencontre avec une vingtaine de représentants de la scène artistique et culturelle, chapeautés par Culture Montréal. Le président de l'Association des écoles supérieures d'art de Montréal, Marc Lalonde, était présent à cette réunion. En entrevue avec Radio-Canada.ca, M. Lalonde s'est montré satisfait de la rencontre: « M. Moore a eu une écoute très active. J'étais très ravi », a-t-il dit. Il a ajouté que toutes les personnes présentes avaient pu exprimer leurs préoccupations. Dans un communiqué émis après la rencontre, Culture Montréal écrit: « En conclusion de la rencontre, le ministre Moore a assuré qu'il jouera un rôle actif auprès du milieu et que son ministère est prêt à accompagner la communauté artistique en des temps qui s'annoncent difficiles sur le plan de l'économie ». C'est très encourageant pour l'avenir. — Marc Lalonde, président de l'Association des écoles supérieures d'art de Montréal « La culture est importante au Québec » Dans une entrevue vendredi avec René Homier-Roy à la radio de Radio-Canada, James Moore a indiqué qu'il allait continuer ses consultations pour regarder avec ses « yeux et [ses] oreilles ouvertes pour défendre les besoins du milieu culturel ici au Québec ». M. Moore a reconnu que l'industrie culturelle était très importante au Québec. Cela fait partie de l'identité des Québécois. C'est une part de leur histoire. — James Moore, ministre du Patrimoine La sensibilité qui existe au Québec est « franchement une bonne chose à voir », a-t-il déclaré. Par ailleurs, le ministre du Patrimoine a précisé que sa visite à Montréal n'est pas liée aux consultations prébudgétaires. Il a réaffirmé que le gouvernement conservateur n'a pas coupé dans les programmes de la culture, mais a réinvesti l'argent de manière plus efficace. Il a indiqué que le gouvernement dépensait 2,3 milliards de dollars pour la culture en 2009. C'est le plus important investissement d'un gouvernement fédéral dans l'histoire du Canada, a affirmé M. Moore. Pas drôle De passage au Réseau de l'information jeudi soir, le ministre s'est prononcé sur l'émission Bye Bye 2008, qui a soulevé la controverse depuis sa diffusion. M. Moore a déclaré qu'il avait regardé l'émission en différé et qu'il ne l'avait pas trouvée drôle. « Si nous dépensons de l'argent pour créer de la comédie, ça devrait être drôle. Ce n'était pas drôle, c'était insultant, mais ce n'est pas la fin du monde », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne voulait pas en faire tout un plat. Il a par ailleurs insisté sur l'importance de Radio-Canada comme au pays et défendu le financement public du réseau. L'UDA vendredi Le président de l'Union des artistes, Raymond Legault, et son directeur général, François Ferland, auront un tête-à-tête de 30 minutes vendredi avec James Moore. Commentant la durée de cet entretien, la secrétaire de la direction, Agathe Vandale a déclaré: « Il n'y aura pas vraiment de discussions. » Des organismes ignorés D'autres organismes importants dans le paysage culturel n'ont pas été invités à rencontrer le ministre. C'est le cas, notamment, de l'Institut national de l'image et du son et de l'Association des professionnels des arts de la scène. Le directeur général de l'Institut, Michel Desjardins, a déclaré à Radio-Canada.ca qu'il n'a plus de contact avec le personnel du Patrimoine canadien, ce qui expliquerait qu'il n'ait pas reçu d'invitation. Étant donné qu'ils ont aboli notre programme, on ne fait plus partie de la clientèle du ministère. — Michel Desjardins Par ailleurs, Michel Desjardins s'est réjoui que M. Lalonde ait pu rencontrer le ministre. De son côté, la directrice de l'Association des professionnels des arts de la scène, Danielle Bergevin, affirme, en entrevue avec Radio-Canada.ca, que son organisme a été ignoré. « Ils ne nous ont pas invités et je trouve ça dommage ». Elle reconnaît, cependant, que l'UDA et l'Association ont des points de vue convergents. Mais, pour elle, ce n'est pas suffisant. S'il veut avoir le pouls du milieu culturel, il faut que l'ensemble des regroupements nationaux et des associations d'artistes soient consultés. — Danielle Bergevin Mme Bergevin se montre pessimiste envers le gouvernement Harper. Je fonde plus ou moins d'espoir sur un revirement d'un gouvernement conservateur. » — Danielle Bergevin Par contre, elle souligne que ses collègues qui connaissent le ministre Moore qualifient sa nomination d'intéressante. Répondre à un tollé? À la fin de 2008, plusieurs voix du milieu culturel québécois, dont celles de l'Union des artistes, de l'Institut national de l'image et du son et du Conseil du théâtre, avaient sonné l'alarme et réclamé d'urgence une rencontre avec le ministre Moore. Le milieu culturel veut connaître les intentions du gouvernement de Stephen Harper après l'abolition des programmes d'exportation culturelle évalués à 45 millions de dollars. Le ministre maintient que ces compressions étaient nécessaires, mais que des aménagements s'en viennent. Reste à voir en quoi ces aménagements consisteront, une fois que le ministre Moore aura pris le pouls des leaders artistiques et s'être informé des besoins spécifiques du milieu culturel québécois. |