Lundi 28 mai 2012 12 h 22 HAE
![]() Plus Danse La petite soeur de la LNIMise à jour le vendredi 28 novembre 2008 à 16 h 16 Un texte de Lili Marin
Les Imprudanses accueillent une nouvelle équipe pour leur prochain match dimanche. Les bleus se mesureront aux vétérans des rouges, dirigés par Marie-Ève Albert depuis la fondation de cette ligue d'improvisation-mouvement en 2003. Cette formule ludique s'inspire de celle de la Ligne nationale d'improvisation (LNI). Deux équipes s'affrontent dans deux joutes de 45 minutes, entrecoupées d'une pause de 15 minutes, selon des paramètres prédéfinis (ex.: rewind, chassé-croisé, etc.) et sous la supervision d'un arbitre. Chaque improvisation dure de 45 secondes à 5 minutes. On nourrit la génération zapping. Notre but est de présenter le plus de diversité possible. — Marie-Ève Albert, cofondatrice des Imrpudanses Le public est appelé à voter, mais il ne peut pas lancer de claques sur la surface de jeu (un tapis en casse-tête, comme on en voit dans les garderies), car cela risquerait de blesser les danseurs qui sont pieds nus. Un spectateur a le privilège de choisir le joueur étoile du match. Dès le prochain match, sera également désigné le joueur vilain, qui aura récolté le plus de punitions, mais dans un but créatif. La plupart des gens pensent que c'est chorégraphié, mais ce n'est pas du tout le cas. — Marie-Ève Albert Les membres de la ligue partagent un vocabulaire commun en danse contemporaine, car ils ont fait les mêmes écoles (UQAM, Concordia, LADMI ou le TDT). Cependant, les équipes se colorent des spécialités de chacun de leurs interprètes. Ainsi, le breakdance influence le style des rouges, tandis que les jaunes mettent des touches de capoeira (un mélange brésilien d'art martial et de danse). Nous sommes à la fine ligne entre l'exploration et le divertissement, disait Marc Boivin [danseur et improvisateur]. — Marie-Ève Albert En 2008-2009, 10 matchs sont au programme, en plus des formations ponctuelles que donne la ligue depuis l'année dernière. « Les Imprudanses sont faciles à déplacer, ce n'est pas long nous installer », indique Marie-Ève Albert, qui voudrait que sa ligne parcoure la province. Jusqu'à maintenant, elle s'est rendue notamment à Saint-Sauveur et à Orford.
Pas mal de chemin, depuis les débuts à l'Après-cours, le bar de l'UQAM. « C'est moi qui passais le balai pour éviter que les danseurs se blessent sur des morceaux de verre », se rappelle-t-elle. À l'époque, le public se composait principalement de danseurs. Puis, se sont greffés les férus de danse. Maintenant, les deux tiers de l'assistance sont néophytes. Il n'est pas rare de croiser des acteurs, dont Réal Bossé membre en règle de la LNI. Un véritable retour d'ascenseur. « J'allais voir des matchs d'impro en théâtre et je les trouvais chanceux de pouvoir jouer de manière spontanée, pas de répétitions », raconte la jeune chorégraphe, qui a fondé les Imprudanses avec Normand Marcy (l'ancien critique de danse de l'hebdomadaire Voir). Les deux ligues pourraient bien collaborer bientôt, que ce soit pour entraîner les joueurs ou pour présenter un avant-match.
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