Lundi 28 mai 2012 12 h 22 HAE
![]() Plus Design Réinventer la rueMise à jour le vendredi 31 octobre 2008 à 11 h 25 Un texte de Lili Marin À l'heure où l'on se préoccupe de réduire les gaz à effet de serre, une exposition internationale proposant des alternatives au règne du tout-à-l'auto s'arrête au Centre de design de l'UQAM, jusqu'au 14 décembre. La rue est à nous... tous! Ou comment partager la rue? permet de voir des idées provenant des cinq continents pour qu'une grande densité urbaine rime avec une harmonieuse circulation humaine.
Contre les bouchons, les coins dangereux pour les piétons et les cyclistes, la mainmise commerciale et les friches propices aux activités criminelles, les architectes et les urbanistes du monde entier avancent des pistes de solutions multiples, aussi diverses que les géographies. Le parc habité semble être une solution de rechange à la banlieue traditionnelle. Des photographies grand format de cités populeuses et des rendus d'architecture montrent des propositions plus innovatrices les unes que les autres pour que la rue soit à la fois fonctionnelle et belle. On voit la suggestion, faite par Rem Khoolhaas, de bâtir un canyon en plein coeur de Paris. Elle n'a toutefois pas été retenue par la Ville pour remplacer le terne et glauque forum des Halles qui, avec 800 000 personnes qui y transitent quotidiennement, représente le plus grand complexe multimodal et commercial d'Europe. Comme toujours lorsqu'il est question d'aménagement, les Pays-Bas sont bien représentés, notamment avec un plan de rue balcon, à Groningen, et un de rue double (avec une mezzanine pour accéder aux habitations situées à l'étage des commerces), à Nijmegen. On regrette toutefois que certaines illustrations ne soient pas plus grosses. En revanche, on est transporté par un triptyque vidéo à l'entrée du Centre de design. Filmées à hauteur d'homme, les images donnent la même impression que celle que l'on ressent lorsqu'on débarque dans une ville étrangère pour la première fois et qu'on voudrait avoir des yeux tout le tour de la tête pour tout voir. Un étourdissant montage plonge le spectateur dans le brouhaha d'une rue indienne, puis l'entraîne sur les avenues chics de capitales européennes.
Entre Paris, où elle a été conçue par l'Institut pour la ville en mouvement, et Toronto, où elle a été présentée en septembre, l'exposition a voyagé en Asie et en Amérique du Sud. Elle a conservé ses textes explicatifs, avec son vocabulaire très franco-français (ensemble pavillonnaire pour désigner un développement de maisons unifamiliales) et son jargon universitaire. À défaut de remplacer les planches, il aurait été utile de fournir au visiteur un petit lexique ou une version vulgarisée. Le BIXI, stationné devant un écran sur lequel défilent les vitrines de la Main, constitue la seule touche québécoise de l'exposition. Une rencontre est d'ailleurs prévue le 26 novembre avec le concepteur de ce vélo qui sera offert en libre-service aux Montréalais dès l'an prochain.
audio-vidéo
Hyperliens externes
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |