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Samedi 21 novembre 2009 7:56 HNE

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Mise à jour le jeudi 1 mai 2008 à 9 h 17
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400e de Québec

La grande traversée

Transport d'une statue

C'est toute une aventure que de faire voyager une pièce de musée. Et pourtant, 275 oeuvres exceptionnelles s'apprêtent à faire un voyage transatlantique.

Pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, le Musée du Louvre prête en effet une partie de sa collection au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBA).

Marquant l'aboutissement de cinq années de discussions et de négociations, le MNBA accueillera l'exposition Le Louvre à Québec. Les arts et la vie. du 5 juin au 26 octobre 2008.

Un déplacement complexe

Les livraisons commenceront la semaine prochaine et se poursuivront pendant plusieurs semaines.

Pour chaque oeuvre transportée, il faut construire une boîte sur mesure avec un capitonnage complexe. Cela peut prendre plusieurs jours pour chacune.

Les oeuvres partiront toutes par avion, accompagnées par un responsable en permanence. Pour éviter un désastre, elles seront réparties sur plusieurs vols.

Préparation d'une oeuvre au transport

Les plus grosses se retrouveront en soute, mais les plus petites auront droit à leur propre fauteuil en première classe.

Au sol, ensuite, les caisses seront transportées dans des camions banalisés, question de ne pas attirer l'attention.

Tirés des huit départements de l'institution parisienne, les dessins, peintures, sculptures et tapisseries seront transportés selon ce rigoureux protocole.

Assurer ce qui ne peut l'être

Toutes les oeuvres prêtées par le Louvre ont une valeur inestimable, mais elles ne sont pas pour autant assurées.

La pratique est courante parce que les objets d'art des musées coûtent trop chers à assurer.

Ainsi, si des pièces sont endommagées ou même volées, c'est le gouvernement du Québec qui devra payer la facture.

La responsabilité de Québec commence dès que le dernier coup de marteau vient sceller la caisse qui contient l'oeuvre. C'est pour cette raison qu'on parle d'assurances « clou à clou ».

D'après un reportage de Maxence Bilodeau

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne