
Cirque du Soleil
![]() Photo: AP/Patrick Lux |
Le Cirque du Soleil voit grand. Après Macao, où il aura bientôt deux spectacles permanents, l'entreprise québécoise de divertissement entend s'installer pour de bon en Chine continentale d'ici 2010.
Le président et chef de la direction du Cirque, Daniel Lamarre, a fait part de ses ambitions à l'issue d'un discours prononcé devant le Cercle canadien de Montréal mardi.
Le Cirque du Soleil, qui a été contacté par plusieurs groupes, aimerait que le projet se concrétise en 2010, deux ans après les Jeux olympiques de Pékin et pendant que se déroulera l'exposition universelle à Shanghai.
Le cirque fondé par Guy Laliberté espère inaugurer trois nouveaux spectacles par année, la plupart dans des amphithéâtres permanents. Des projets ont déjà été annoncés à Tokyo, à Dubaï et à Macao.
Deux autres projets devraient être confirmés dans différents endroits du monde, d'ici la fin de l'année. Daniel Lamarre ne cache pas son intérêt particulier pour Londres et l'Espagne.
Outre les villes qui comptent quelques millions d'habitants, le Cirque du Soleil vise les grandes destinations touristiques et des endroits où un promoteur serait prêt à investir entre 100 et 150 millions de dollars pour construire une salle sur mesure. L'objectif est de faire durer un spectacle permanent pendant au moins 10 ans.
Une vingtaine de villes du monde répondent à ces critères, d'après M. Lamarre.
Plus de tournées
Tandis que des spectacles de tournées sont déjà en rotation dans pas moins de 196 villes du monde, le Cirque du Soleil veut tripler ce nombre au cours des prochaines années.
Les spectacles destinés aux arénas, comme Delirium, devraient permettre à l'entreprise d'atteindre ses objectifs.
Tout en voulant se redéployer à l'étranger, le président et chef de la direction du Cirque n'a toujours pas l'intention d'installer un spectacle permanent à Montréal, plus d'une année après l'abandon du projet du bassin Peel.
Daniel Lamarre précise toutefois que chaque nouveau spectacle du Cirque crée des emplois dans la métropole québécoise. « Je suis heureux d'avoir protégé les emplois de nos gens à Montréal et je suis encore plus heureux d'en créer d'autres, parce que peu importe où je vais créer mon spectacle, je vais tous les produire à Montréal », explique-t-il.
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