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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

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Mise à jour le vendredi 1 juin 2007 à 12 h 56
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Théâtre

Voir la voix

Un personnage féminin de lipsynch

Le nouveau Festival TransAmériques présente Lipsynch, la nouvelle création multimédia de Robert Lepage.

À travers les infortunes de personnages réunis par le hasard, la pièce propose une série de destins croisés, de voies et de vies superposées.

Dans Lipsynch, sept vies s'entrecroisent et se superposent. Les règles de la chronologie sont abolies et s'entrechoquent.

La pièce raconte notamment le destin de:

  • une jeune Nicaraguayenne que la tension artérielle devrait tenir loin des avions et qui pourtant s'embarque, son enfant dans les bras;
  • un artiste aux origines incertaines qui part étudier le cinéma à L. A. et tourne une histoire romancée autour de sa mère biologique;
  • une chanteuse allemande qui réalise son désir d'être mère;
  • une Québécoise qui souhaite redonner une voix aux images de son père captées tandis qu'elle était enfant.

Le métro dans « Lipsynch »

Une pièce sur la voix

Callas, Caruso, Bogart, Garbo. Les acteurs et les chanteurs laissent des traces de leur voix. Mais qu'en est-il de la voix de nos parents? Il ne nous en reste qu'un souvenir. Plus des photos muettes.

Nous sommes tous en quête de ces voix susceptibles de nous nommer. Voilà ce dont parle Lipsynch: des chemins et des accents que l'on prend jusqu'à enfin trouver sa langue propre, du laborieux et difficile accès à sa propre voix/voie, dans un univers où prédomine le faux, où les acteurs sont postsynchronisés, où les sentiments sont masqués, où les destins dévient sans cesse de leur route.

Une scène de lipsynch

Après la première présentation de la pièce à Édimbourg en février dernier, le British Theatre Guide Blog écrivait que Robert Lepage y fait grand usage des techniques multimédias, qui ont fait sa réputation.

Work et décor « in progress »

Lipsynch est une création évolutive (work in progress). C'est le fruit d'un travail collectif d'écriture qui a réuni 11 auteurs, dont une fidèle de Robert Lepage, Marie Gignac.

Si la pièce est une création évolutive, on peut le dire aussi du décor. Ce dernier est conçu pour permettre de transformer, sous les yeux du public, un avion en maison, puis en wagon de métro, puis en studio de cinéma, et en restaurant et ainsi de suite.

Tous les changements se font à vue. Les consoles commandant le système multimédia sont sur scène. Les caméras vidéo sont bien en évidence. Le public voit des personnages se transformer en d'autres personnages, ce qui est l'aliénation telle que définie par Brecht, écrivait le « British Theatre Guide Blog ».

La pièce, dont la durée actuelle est de 5 h 30, se déroule en quatre langues: le français, l'anglais, l'allemand et l'espagnol. Les six représentations seront données à guichets fermés. Aucune supplémentaire n'est prévue.

Lipsynch

Site du Festival TransAmériques

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