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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

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Mise à jour le mardi 17 avril 2007 à 10 h 48
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Culture

Harper + culture = indifférence?

Yann Martel

Mais que lit donc Stephen Harper?

C'est la question que l'écrivain Yann Martel se pose sur un nouveau site Internet.

L'auteur de Histoire de Pi a commencé à s'intéresser à la culture du premier ministre Harper lors des cérémonies destinées à souligner les 50 ans du Conseil des Arts du Canada.

Sur son site Internet publié en anglais, il raconte que 50 artistes venus de toutes les régions du Canada avaient été invités à la Chambre des communes.

Les artistes se trouvaient dans la tribune réservée aux visiteurs. C'était le 28 mars et il était 15 heures.

M. Martel réfléchissait. Il pensait que les subventions accordées cette année au Conseil des Arts du Canada sont de 173 millions de dollars. L'an prochain, elles atteindront 182 millions de dollars. Ce qui se traduit par 5,50 $ par Canadien par année.

Une cérémonie courte

Le moment était venu, écrit Yann Martel sur son site. La période des questions était terminée. La Chambre des communes allait rendre hommage aux artistes.

La ministre de Patrimoine canadien, Bev Oda, a pris la parole. Les artistes se sont levés, « non pour nous-mêmes, mais pour le Conseil des Arts du Canada ». L'allocution de Bev Oda a été courte, écrit l'écrivain. La Chambre a applaudi et c'était fini. « Les députés ont aussitôt changé de sujet. C'en était fait. 50 ans à construire l'étonnante et diversifiée culture du Canada, expédiée en moins de cinq minutes », écrit encore Yann Martel.

Que faisait Stephen Harper?

D'abord, Yann Martel est ulcéré que le premier ministre n'ait pas pris la parole. Ensuite, il dénonce le comportement du premier ministre plus préoccupé, dit-il, par la paperasse sur son pupitre que par la présence des artistes. Il n'a pas seulement levé les yeux vers la tribune. En dépit du fait que l'écrivain ait tenté d'attirer son attention.

Selon M. Martel, Stephen Harper ne s'intéresse absolument pas à la culture et gouverne comme un homme qui n'a que faire des arts.C'est pourquoi le récipiendaire du prestigieux prix Booker a décidé d'envoyer un livre au premier ministre toutes les deux semaines, tant et aussi longtemps qu'il dirigera le pays.

Yann Martel compte nourrir la bibliothèque du premier ministre, non pas pour l'éduquer, dit-il, mais pour lui faire des suggestions sur la façon d‘occuper ses moments de tranquillité.

L'auteur invite le public à suivre cette expérience sur le site Internet qu'il a créé.

Un autre son de cloche

Une autre écrivaine canadienne, Susan Swan, dans un article publié dans le Globe and Mail, donne des conseils à Stephen Harper, l'écrivain en herbe. Il écrit un livre, écrit-elle, sur le hockey. Alors elle lui demande la permission de lui donner quelques conseils. Et Mme Swan en profite pour faire un portrait assez pessimiste de la situation de la littérature au Canada. Puis, elle lui donne le conseil le plus important: investir dans la littérature, comme le Canada investit dans n'importe quelle industrie des ressources naturelles. Finalement, elle lui souhaite bonne chance pour le succès de son livre, dont il est impossible de prédire le succès.

What is Stephen Harper reading?

site web (en anglais)

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