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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

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Mise à jour le mardi 6 février 2007 à 15 h 57
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Télévision

Vidéotron et Shaw semoncées

infoman

Infoman est l'une des nombreuses émissions soutenues par le Fonds canadien de télévision.

La décision récente de Vidéotron et de Shaw de cesser leurs paiements obligatoires au Fonds canadien de la télévision (FCT) menace l'industrie canadienne de la télévision, reprochent en choeur six associations québécoises.

Les deux câblodistributeurs « se comportent en mauvais citoyens corporatifs », ont notamment déploré l'Union des artistes et l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ).

Depuis fin janvier, le numéro un québécois du câble a suspendu ses paiements mensuels au FCT « jusqu'à ce que des changements substantiels soient apportés à sa gestion et à ses orientations », avait alors précisé le PDG de Quebecor, Pierre Karl Péladeau. En décembre dernier, la compagnie albertaine Shaw Communications a aussi retiré son soutien financier.

Le manque à gagner est estimé à environ 60 millions de dollars et menace la production d'une kyrielle d'émissions prévues à l'horaire cet automne.

Vidéotron envoie 15 millions de dollars chaque année au Fonds canadien de télévision. TVA engrange 18 millions du même fonds. Où est l'injustice? — Claire Samson, présidente de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec

Deux mesures proposées

Deux mesures sont proposées pour dénouer la crise et, surtout, « pour éviter de prendre en otage le milieu télévisuel », a précisé en conférence de presse Claire Samson, présidente de l'APFTQ.

  • 1- La ministre du Patrimoine canadien, Bev Oda, doit consentir un prêt sans intérêt au FCT. Vidéotron et Shaw devront plus tard rembourser le manque à gagner, avec arrérages.
  • 2- Le CRTC doit obliger Vidéotron et Shaw à verser la totalité de leurs contributions d'ici août 2007, à défaut de quoi l'organisme « imposera les sanctions prévues par la loi », a-t-elle précisé.

« Nul n'est au-dessus de la loi et de ses règlements », a-t-elle ajouté.

En 2006, près du tiers des 250 millions que détenait le FCT ont été versés à des émissions produites en français. L'industrie québécoise de la télévision emploie 8500 personnes.

Le Fonds canadien de télévision

Créé en 1996, cet organisme a jusqu'ici versé 2,3 milliards de dollars pour financer plus de 4500 productions réalisées en français, en anglais et en langues autochtones. Les projets constituent autant des dramatiques que des émissions pour enfants, des documentaires ou des émissions consacrées aux variétés et aux arts de la scène.

En vertu d'une loi, les entreprises de câblodistribution et de diffusion par satellite doivent lui verser 5 % de leurs revenus bruts. Le gouvernement fédéral vient également de renouveler une contribution annuelle de 200 millions de dollars pour les deux prochaines années.