
Théâtre jeunesse
Nanabush est une jeune Inuite, pas encore assez grande pour prendre part à la chasse avec son frère et sa soeur, mais bien assez pour se poser des tonnes de questions sur la vie. Pourquoi y a-t-il de la neige partout? De quoi parlent les outardes entre elles? Pourquoi n'est-ce pas le jour qui tombe et la nuit qui se lève? Toutes des interrogations qui ressemblent à celles des enfants de partout et des petits spectateurs. Chargée de garder le wigwam pendant l'absence de son frère et de sa soeur, Nanabush aura l'occasion de confronter ses peurs, de prendre la mesure de la place qu'elle occupe dans sa communauté et de répondre à quelques-unes de ses questions.

Les mythes des Premières Nations
Cette oeuvre, portant totalement la griffe de Jean-Frédéric Messier qui signe à la fois le texte, la mise en scène et la musique, est inspirée des nombreux mythes des Premières Nations du continent américain qu'ils soient inuits, hopis ou iroquois. La pièce est née de la volonté de l'auteur de faire connaître, dans un amalgame inédit, les grands mythes issus des contrées enneigés.
Wigwam accueille ses spectateurs avec une scénographie tout à fait réussie (Erica Schmitz) qui évoque à merveille « le pays de la neige partout », un espace enveloppant qui se transforme en un wigwam magnifique. De plus, la musique traditionnelle inuite, chantée par une voix remarquable, nous introduit avec délicatesse dans l'univers de Wigwam.
Une variété de techniques
Outre la présence des acteurs, le metteur en scène a choisi de nous présenter également des marionnettes et du théâtre d'ombres. Ces techniques permettent d'habiter entièrement la scène et de donner à l'histoire toute son ampleur. Si l'intérêt d'un spectacle se mesure au degré d'attention des petits spectateurs, il faut donner ici une excellente note à Wigwam qui a maintenu des centaines de petits de moins de six ans dans un silence tout à fait attentif aux aventures de Nanabush.
Sans doute trouvaient-ils là un écho à leurs propres peurs et leurs propres questions. C'est dans des moments comme ceux-là que le théâtre, à son tour, joue parfaitement son rôle.
Une critique de Josée Plourde
Wigwam
Création du Théâtre des Confettis
Texte, musique et mise en scène : Jean-Frédéric Messier
Avec : Valérie Deschenaux, Dave Jennis, Édith Paquet
À la Maison théâtre
Samedi, 3 décembre, 15 h
Dimanche, 4 décembre, 13 h et 15 h
Samedi, 10 décembre, 15 h
Dimanche, 11 décembre, 15 h