
















|


 |
|
Plongeon
- Jeux olympiques de Sydney
Alexandre Despatie ne pouvait espérer mieux
MONTRÉAL, 3 octobre 2000 (D'après PC) - Alexandre Despatie, comme tous les autres membres du club CAMO, a été accueilli bruyamment par de nombreux jeunes du club à son arrivée à l'aéroport de Dorval, lundi soir. Même s'il a échoué à une marche du podium, le jeune plongeur de 15 ans était enchanté de l'expérience qu'il vient de vivre.
«Je ne peux pas en demander davantage. Je suis très, très heureux de ma performance», a-t-il raconté. «Je savais qu'il y aurait du monde à notre arrivée mais jamais autant. C'est flatteur de voir tous ces jeunes avec qui je m'entraîne qui sont là pour m'accueillir.»
Despatie, qui avait surpris tout le monde en remportant la médaille d'or des Jeux du Commonwealth à l'âge de 13 ans en 1998, a fait une lutte serrée à son idole, le Russe Dmitri Saoutine, pour l'obtention de la médaille de bronze aux Jeux de Sydney. Despatie a finalement pris la quatrième position à 26,91 points du Russe. «Je ne visais pas autant une position en particulier que de réaliser une performance satisfaisante. Et je suis pleinement satisfait de moi.»
Despatie a paru surpris lorsqu'on lui a rapporté les propos de sa mère selon lesquels elle le voyait prendre part à encore deux Jeux olympiques. «Je vais continuer tant que je serai capable de plonger et que j'aurai du plaisir à le faire.» Madame Despatie estimait pour sa part que cette quatrième place à Sydney avait valeur de médaille d'or pour son fils. «Je suis très excitée et heureuse pour lui», a déclaré Christiane Despatie.
À l'affirmation de son entraîneur Michel Larouche qui a prétendu que Alexandre était devenu un homme à la suite de sa performance à Sydney, sa mère a précisé «qu'il était devenu un homme depuis quelques temps déjà en raison des horaires d'entraînement qu'il doit s'imposer et des voyages qu'il fait.»
À 15 ans, Despatie est promis à un bel avenir dans le plongeon. Mais il se refuse à faire des prédictions. «Les prochains Jeux sont dans quatre ans seulement. Je ne veux rien prédire. Je vais continuer à m'entraîner et nous verrons bien ce qu'il adviendra.»
Quand on a toute la vie devant soi, rien ne sert en effet de paniquer.

|