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Haltérophilie
- Dopage
Le grand coupable: un médicament!
SOFIA, Roumanie, 3 octobre 2000 (AFP) - L'Agence bulgare des médicaments a confirmé mardi la présence d'un diurétique dans un médicament administré aux haltérophiles bulgares, privés de médailles aux Jeux olympiques de Sydney pour cause de contrôles antidopage positifs.
Une analyse du médicament Orozetam, produit par la société bulgare Sopharma, a permis de déceler une teneur de 0,003% du diurétique incriminé, a précisé Borislav Borissov, chef de l'Agence des médicaments.
Lors des JO à Sydney, trois cas de dopage ont été révélés dans l'équipe bulgare d'haltérophilie, et Isabelle Rifatova-Dragneva (or dans la catégorie des 48 kg), Ivan Ivanov (argent, 56 kg) et Sevdalin Mintchev (bronze, 62 kg) ont été privés de trophée.
L'équipe bulgare a été exclue temporairement des Jeux, ce qui a évincé Gueorgui Gardev, favori dans la catégorie de 85 kg, remportée par le Grec Pyrros Dimas.
L'entraîneur Ivan Abadjiev a indiqué avoir prescrit ce médicament aux sportifs car la présence de ce diurétique n'était pas mentionnée par le fabriquant. «Ce médicament m'a été recommandé par un professeur», a expliqué l'entraîneur, qui visait par là «une reconstruction plus rapide de la masse musculaire» des sportifs.
Sopharma a de son côté exprimé dans un communiqué son «regret le plus sincère pour la disqualification des haltérophiles bulgares».
La firme a cependant exclu toute responsabilité, précisant que ce médicament «n'était en principe pas conçu pour être utilisé par des sportifs».
Anton Kodjabachev, le patron de la Fédération d'haltérophilie, a fait part de son intention de poursuivre en justice Sopharma. L'entraîneur Abadjiev avait annoncé sa démission à son retour de Sydney, en raison de ce scandale.

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