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C'est
au début des années 70 que cette vallée devient
Silicon Valley, en raison des petites puces de silicium, les microprocesseurs,
inventé dans la région. Vient ensuite l'ordinateur
personnel, puis l'Internet. Silicon Valley, c'est le sanctuaire
du culte de l'innovation.
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«
Ce que j'adore à Silicon Valley, c'est ce sentiment
d'imminence. Vous avez une idée le soir, au petit déjeuner
vous réunissez vos amis pour discuter de votre idée
pour voir si elle a vraiment une valeur. Au déjeuner,
vous avez un design et le soir vous avez créé
une société! Il y a vraiment un sens de l'urgence
: si on a une idée faut la réaliser tout de
suite. »
- Jacques Vallée, investisseur en capital de risque
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À
Silicon Valley, on ne vient pas pour y vivre, mais pour y travailler.
C'est cette vie qu'ont choisie Roger et Steve, le premier étant
originaire de l'Ontario et l'autre, de l'Abitibi. Ils ont trouvé
là un bon salaire et un travail à la mesure de leur
talent, mais à la sueur de leur front.
«
On se fait presser, vider, pour travailler plus d'heures et
pour sortir un nouveau produit et finir ceux qu'on a commencé.
»
Steve Malenfant,
ingénieur pour Com 21
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«
C'est une grosse compétition pour qui va sortir avec
quoi en premier [car] celui qui sort le premier c'est lui qui
va faire l'argent. »
Roger Larivière,
ingénieur pour Com 21 |
De
toutes les périodes de croissance qu'a connu la région,
la période de 1996 à 2000 a sans doute été
la plus folle et la plus débridée. La « nouvelle
économie » a tout balayé sur son passage. Entre
1998 et 2000, le capital investi dans la Vallée pour la création
de nouvelles sociétés a explosé, passant de
3 à 21 milliards de dollars américains. Grands, petits
investisseurs, même les gestionnaires de fonds de pension
se sont lancés dans la « net-économie ».
Durant la seule année 1999, le Nasdaq, l'indice de la bourse
électronique, a bondi de 84 %. Le 10 mars 2000, le Nasdaq
atteignait 5048 points, son record historique.
Mais
comme on s'y attendait, le rêve ne pouvait durer. Le 10 septembre
2001, un jour avant la tragédie du World Trade Center, le
Nasdaq était tombé à 1695 points. Il a chuté
de 66 % en un an et demi. Ces pertes économiques se sont
traduites bien sûr par d'innombrables mises à pied,
brisant plusieurs rêves. « Je voulais un bateau à
voile et j'étais sûr que je l'aurais. Maintenant je
pense à une planche à voile et encore ! », lance
un peu ironiquement Steve. « Quand je suis arrivé,
le stock était à 13 dollars, il est maintenant à
20 sous. »
Le
rêve veut renaître
Silicon
Valley espère aujourd'hui renouer le plus vite possible avec
le succès, mais rien n'est encore sûr. Ici, l'optimisme
est un style de vie et pour ceux qui n'ont pas trop laissé
de plumes dans l'éclatement de la bulle précédente,
c'est le moment d'investir dans les aventures technologiques de
demain : l'informatique ou les télécommunications,
les bio-technologies, les nanotechnologies, ou un peu de tout cela.
Personne ne le sait encore
Une chose est certaine, Silicone
Valley n'a sans doute pas fini de nous faire rêver, un peu
naïvement, à une technologie qui entraînerait
l'humanité dans une autre croissance économique ininterrompue.
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Une
nouvelle révolution technologique
En
avril 2002, tous les investisseurs du monde étaient conviés
à une conférence sur les nanotechnologies, la nouvelle
tendance en technologie. La nanotechnologie
est déjà présente dans le secteur automobile
pour mettre au point des capteurs anti-collision ou des pneus increvables.
L'industrie aéronautique s'y intéresse aussi pour
développer des matériaux plus légers et c'est
sans compter, bien sûr, tout le domaine de l'électronique
où la miniaturisation semble devenir de plus en plus obsessionnelle.
Selon
les chercheurs, industriels et analystes qui étaient réunis
à cette conférence en Écosse, les nanotechnologies
pourraient générer des milliards de dollars en chiffre
d'affaires dans un avenir rapproché. Pour l'instant, les
nanotechnologies se retrouvent toujours en grande partie sous les
binoculaires des microscopes, mais les plus optimistes rêvent
déjà aux applications commerciale.
«
La nanotechnologie est pour l'instant une simple vague, elle sera
bientôt un raz-de-marée. Les applications de cette
science ne vont pas se limiter à une vingtaine de produits
», estime Ottilia Saxl, directrice de l'Institut de nanotechnologie.
(source
: Cyberpresse / AFP)
L'émission
Zone Libre est diffusée sur les ondes de Radio-Canada
le vendredi à 21 h et présentée en rediffusion
sur les ondes de RDI le samedi à 23 h, le dimanche
à 20 h ainsi que le lundi à 1 h.
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