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<Archives - mai 2005>


Les Siskas et la pêche commerciale
(29 mai 2005) - En Colombie-Britannique, aux abords du majestueux fleuve Fraser, les Siskas réclament le droit de vendre les saumons qu’ils pêchent. Aujourd’hui, la communauté autochtone ne peut pêcher que pour sa subsistance. Ces revendications sont mal vues des pêcheurs commerciaux blancs, qui accaparent déjà la majorité des prises. Mais les Siskas ont bon espoir que le vent tourne en leur faveur. Ottawa entreprend une réforme de l’industrie qui prévoit un plus grand accès des Autochtones à la pêche commerciale.
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Le bilan du bio
(29 mai 2005) - La production biologique québécoise connaît un essor considérable. Elle augmente de 10 à 15 % par année. Ainsi, en 2004 au Québec, on dénombrait 472 fermes certifiées biologiques et 424 entreprises acéricoles. La production agricole est aussi en pleine croissance ailleurs au pays. Trois facteurs pourraient cependant freiner cet élan à court terme: une mise en marché difficile, la contamination par les OGM (organismes génétiquement modifiés) et un changement dans les règles d’exportation.
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Les poissons du réservoir Gouin
(29 mai 2005) - Les pêcheurs sont de plus en plus nombreux à se rendre au réservoir Gouin, un vaste plan d’eau de 1500 kilomètres carrés, un paradis pour la pêche, reconnu pour la taille respectable de ses dorés. Le réservoir est si populaire qu’on pourrait mettre en péril le grand doré jaune, si rien n’est fait. Environ 13 000 pêcheurs capturent, chaque année, plus de 140 000 dorés jaunes. Mais, depuis 5 ans, la capture est plus difficile et, surtout, les poissons sont plus petits. Des chercheurs confirment que le poisson est plus petit dans le secteur est du réservoir.
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Les fougères en danger (reprise)
(29 mai 2005) - Les crosses de fougère, communément appelées têtes de violon, jouissent d'une popularité sans précédent. Mais la récolte de ces fougères en inquiète plus d’un. Plusieurs colonies sauvages de têtes de violon sont surexploitées. Signe évident de cette pression: la fougère de Matteucie ira rejoindre l'ail des bois sur la liste des espèces menacées ou vulnérables du Québec.
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Les plantes vertes du Costa Rica
(22 mai 2005) - Le Costa Rica est le plus important exportateur de plantes ornementales au monde. Un marché de 50 millions de dollars. Il y a donc bien des chances que votre plante tropicale vienne de ce petit pays d’Amérique centrale. Nous avons visité la ferme de Michael Madler, une exploitation moyenne située près de San José. Le producteur costaricien a déjà vécu au Québec et son frère, Henryk, possède une pépinière à Lacolle, où nous nous sommes aussi rendus. Les boutures du Costa Rica sont transportées par avion. Le producteur québécois les vend ensuite au Marché floral de Montréal. De l’encan, les plantes costariciennes aboutiront chez votre fleuriste ou votre épicier.
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Des chevreuils à l’île d’Orléans
(22 mai 2005) - Pendant des décennies, le chevreuil a disparu de l’île d’Orléans. Mais, il y a quelques années, il est revenu en force. Aujourd’hui, il y aurait entre 100 et 150 chevreuils sur l’île d’Orléans. Un chiffre contesté par les agriculteurs, qui pensent que c’est beaucoup plus. Quelque 250 producteurs agricoles tirent leurs revenus des champs de cette île fertile. Plusieurs champs ont été saccagés par les chevreuils, et les agriculteurs s’en plaignent. Quoi faire pour limiter les dommages causés par le cervidé en quête de nourriture?
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Un service de gardiennage pour les plantes
(22 mai 2005) - Deux horticultrices du Saguenay-Lac-St-Jean offrent un service de gardiennage pour les plantes. Un service prisé, car, avec les risques de gel tardif, les gens ne fleurissent pas leurs parterres avant juin. Certains clients passionnés achètent cependant leurs plantes dès la fin février. Les Serres Louis Turcotte, à Saint-Honoré, en prendront soin pendant quelques mois. Depuis l’ouverture de l’entreprise, il y a huit ans, les serres ont doublé de superficie.
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Le cochon Duroc
(22 mai 2005) - Pour produire de la viande de porc au Québec, il faut deux races de cochon rose et une race de cochon brun. Les roses sont des Landrace ou des Yorkshire. Le brun roux à oreilles pendantes est un Duroc. Ce mâle brun détermine la qualité de la viande. La semaine verte a rendu visite à l’éleveur Bernard Dion.
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La pêche au concombre de mer
(22 mai 2005) - Le concombre de mer est un animal invertébré de la famille des étoiles de mer. Les Chinois en sont friands, et la demande est toujours plus grande. Dans les Maritimes, cette pêche est au stade expérimental. Les concombres de mer pêchés au large du Nouveau-Brunswick sont transportés à l’usine de transformation G.E.M., à Saint-Simon, dans le nord de la province. Cette pêche, jumelée à d’autres (homard et morue), a donné du travail à 180 personnes cette année à l'usine. La plupart des employés ont pu éviter le trou noir et travaillent presque toute l'année.
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Évaluer les stocks de saumons
(15 mai 2005) - Les eaux de la Colombie-Britannique ont la réputation de regorger de saumons. On y retrouve cinq espèces, dont le fameux saumon rouge, celui que tout le monde veut pêcher. Comment équilibrer pêche et survie de l’espèce? En 2004, seulement un demi-million de saumons rouges se sont rendus aux frayères du fleuve Fraser, soit le quart du nombre prévu. Que s’est-il passé? Dans une série de reportages diffusés à compter du 15 mai, La semaine verte analyse les causes du désastre. Dans le premier reportage, on examine les méthodes d’évaluation des populations de saumons. Une opération scientifique qui a ses limites. Les prévisions sont justes 8 fois sur 10. En 1994, on a surestimé le nombre de poissons, et permis une trop grosse pêche. Un danger pour la survie de certains stocks. En 2002, on a sous-estimé la population, et les pêcheurs n’ont pas eu le droit de prendre les millions de poissons qui leur passaient sous le nez. Une évaluation inexacte peut avoir des conséquences désastreuses.
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Tout sur les paniers suspendus
(15 mai 2005) - Avec l’arrivée du beau temps, les paniers suspendus vont refaire leur apparition sur les balcons et dans les cours. Ces arrangements floraux sont faits ici, au Québec. On n’importe pas ce produit, car il s’abîmerait dans le transport. Comment choisir son panier? Comment l’entretenir? La semaine verte s’est rendue chez un serriste de Sainte-Madeleine. Martin Girouard fabrique des paniers suspendus depuis 25 ans. Chaque année, il ajoute de nouvelles variétés dans ses cultures. Pourtant, les clients ont toujours une préférence pour le géranium, qui représente 35 % des ventes.
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Protéger les ours à Whistler
(15 mai 2005) - L’ours noir est devenu une figure incontournable à Whistler, cette célèbre station de ski de l’Ouest canadien. On y retrouve un ours au kilomètre carré. Dans les années 70 et 80, la cohabitation se déroulait plutôt mal. On y a tué plus de 250 ours en une dizaine d’années. Mais les mentalités ont changé sous les pressions des écologistes et grâce à des passionnés comme Michael Allen, un homme qui s’intéresse aux ours depuis l’enfance. Aujourd’hui, à Whistler, on évite de tuer les ours et on prend les moyens pour les éloigner des déchets.
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Les ruches au printemps (reprise)
(15 mai 2005) - Après l’hiver, les apiculteurs sortent les ruches de leurs caveaux. Ils le font quand les conditions climatiques le permettent, quand le temps s’adoucit. Ils sortent les colonies d’abeilles à la brunante, et les amènent au rucher du printemps. Là, les apiculteurs nourrissent les insectes avec de l’eau et du sucre, et ils inspectent les ruches pour voir comment les abeilles ont passé l’hiver.
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Toute une lignée de fermiers
(8 mai 2005) - Depuis presque 50 ans, la Fondation de la famille terrienne rend hommage à une famille attachée au territoire, au sol et au patrimoine. Une famille avec des valeurs sociales et humaines. Le prix 2004 a été remis à la famille de Jean-Louis Charbonneau et Alice Cyr, de Sainte-Anne-des-Plaines. Ils représentent la dixième génération de cette famille. La onzième génération des Charbonneau s’intéresse aussi à l’agriculture: trois frères, une sœur et un beau-frère ont développé une entreprise agricole exceptionnelle. Une grande ferme laitière et de cultures. Les revenus proviennent de la vente du lait, des cultures commerciales et des sujets de reproduction. Quant à la douzième génération, elle compte déjà des sujets intéressés à l’entreprise agricole.
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Les pêcheurs de crabe à quai
(8 mai 2005) - Les pêcheurs de crabe de Terre-Neuve sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement provincial. Ils refusent de sortir en mer tant que le gouvernement ne changera pas d’idée. Ils en ont contre un projet-pilote de la province. En vertu de ce plan de deux ans, les prix et la quantité de crabe transformé à l’usine sont fixés par un comité indépendant. Une révolution dans cette industrie. Jusqu’ici, le syndicat des pêcheurs et des travailleurs d’usine s’assoyait, au printemps, avec les transformateurs pour négocier un prix. Les pêcheurs les plus importants avaient le gros bout du bâton. Aujourd’hui, le gouvernement veut changer certaines règles du jeu dans la plus grande industrie de la province.
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L’élevage de la vache Galloway
(8 mai 2005) - À Saint-Victor, en Beauce, Jacques Alain est un des rares éleveurs de vaches Galloway au pays. Avec ses 50 têtes pur sang, il contribue à perpétuer cette race originaire d'Écosse. La Galloway serait la plus ancienne des races de bovins sans corne. C’est une bête musclée et robuste, qui s’adapte très bien à notre climat rigoureux. Avec son corps noir ceinturé de blanc, on la surnomme la « vache Oréo ».
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La culture des asperges
(8 mai 2005) - L’asperge est le premier légume de l’année chez nous. Il arrive ces jours-ci, et on peut en manger jusqu’à la Saint-Jean-Baptiste. Les Québécois consomment peu d’asperges. Pas plus d’un demi-kilo par personne par année. C’est pourtant un légume riche en fer, en magnésium, en potassium et en fibres. Les producteurs d’asperges du Québec écoulent leurs récoltes sur le marché local, et ils doivent faire face à la concurrence du Pérou et de la Chine.
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Les belles tomates de serre
(8 mai 2005) - On connaît le défi de la production en serre au Québec. Le client désire un fruit parfait, les distributeurs exigent des approvisionnements réguliers en grand volume et la compétition est mondiale. Pour Les serres Demers, la réussite passe par le contrôle du mode de production, des installations à la fine pointe technologique, une vision d’affaires et un personnel qualifié. Cultiver à grand volume des tomates de qualité supérieure repose sur un cycle de production réglé au quart de tour. Chaque étape est cruciale, et le plus petit geste influence la productivité des plants et la rentabilité de l’entreprise. Le personnel qualifié est rare. Même la formation scolaire ne suffit pas. Il faut former les gens dans l’entreprise.
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Les paysagistes d’aujourd’hui
(8 mai 2005) - Environ 5000 personnes travaillent en aménagement paysager au Québec. Toutes ne sont pas des paysagistes ayant une formation. Nombre d’entre elles s’improvisent paysagistes et travaillent comme entrepreneur autonome. Les paysagistes sont en demande au Québec, avec le boom immobilier des dernières années. Le métier a beaucoup changé, notamment avec la demande toujours plus grande pour des aménagements extérieurs raffinés. Aujourd’hui, ce métier se pratique presque toute l’année, et, surtout, il se féminise.
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Fabriquer des lapins
(1 mai 2005) - L’élevage du lapin a beaucoup progressé au Québec. Les producteurs ont longtemps été isolés et à la merci des acheteurs. Ils ont maintenant une agence de vente, ce qui leur assure une plus grande sécurité de revenus. Ils peuvent aussi compter, aujourd’hui, sur une génétique améliorée, grâce aux travaux menés au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault. Il reste à inventer une nouvelle façon de faire connaître des nouveaux produits aux consommateurs québécois.
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Les Cris de Waswanipi et la foresterie
(1 mai 2005) - Waswanipi est une des neuf communautés cries de la Baie-James ayant signé la Paix des braves. Cette entente entre le gouvernement québécois et la nation crie, conclue en 2002, oblige notamment les forestières à s’entendre avec les maîtres de trappe autochtones avant la coupe de bois. Il faut ainsi intégrer le savoir autochtone à l’exploitation forestière. Waswanipi est la communauté crie la plus touchée par les coupes de bois. C’est aussi la première à avoir revendiqué ses droits forestiers devant les tribunaux. Aujourd’hui, les Cris de Waswanipi font de la foresterie moderne. Ils s’occupent, entre autres, d’une forêt modèle, où l'on expérimente l’aménagement forestier durable.
Regardez le reportage (1re partie)
Regardez le reportage (2e partie)
 

La pêche à la morue au 19e siècle
(1 mai 2005) - Depuis 13 ans, la pêche à la morue dans les eaux du golfe Saint-Laurent et au large des côtes atlantiques est à son plus bas. Dans certains secteurs, un moratoire interdit toujours la pêche à la morue. Des chercheurs de l’université du New Hampshire, aux États-Unis, ont analysé les journaux de bord de plus de 300 goélettes qui pêchaient la morue sur les énormes bancs du sud de la Nouvelle-Écosse au milieu du 19e siècle. Ils ont découvert, dans ces documents détaillés, que la mer était alors très généreuse. Les données des capitaines de l’époque permettent d’estimer qu’il y avait, vers 1850, 1,26 million de tonnes métriques de morue uniquement sur ces bancs. La surpêche des années 70 et 80 a presque anéanti la ressource. Il n'en reste aujourd’hui que 50 000 tonnes.
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Suzanne Brûlotte, photographe d’oiseaux (reprise)
(1 mai 2005) - Suzanne Brûlotte observe les oiseaux depuis de nombreuses années. D’un loisir, photographier les oiseaux est devenu un métier. Elle a une précieuse collection de 100 000 photos. Elle vient de publier son quinzième livre sur les oiseaux. Il s’agit d’un livre d’art: Les oiseaux du Québec au fil des saisons, paru aux Éditions Brochet. Les photos sont d’elle et les textes sont de nul autre que Gilles Vigneault.
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