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UN RETOUR SUR DES DÉBATS QUI ONT PASSIONNÉ L’OPINION PUBLIQUE EN COMPAGNIE DES PERSONNALITÉS QUI LES ONT INCARNÉS
[ Archives - août 2007 ]
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Le règne de la corruption à Saint-Michel
(28 août 2007)
- À l'automne 1967, Montréal sort de l'Exposition universelle fière de son modernisme et de son ouverture sur le monde. Mais, dans certaines municipalités, au cœur de la métropole, règnent encore des mœurs d'une autre époque.
À Saint-Michel, un système organisé de corruption d'un niveau insoupçonné fait rage. Même le corps policier, qui en théorie doit faire régner la loi et l'ordre, participe de plein pied à une structure d'extorsion et de chantage dirigée par le maire et ses échevins. Artisans, commerçants et entrepreneurs doivent payer des pots de vin exorbitants pour pouvoir vivre et travailler en paix.
Un jeune avocat, qui refuse de se faire acheter, décide plutôt, avec l'aide de trois policiers incorruptibles, de démasquer le maire et les conseillers et de détruire leur système. Mais cela ne se fera pas sans risques…
Invités :
Gérard Beaudry
, avocat et leader du groupe d'incorruptibles
Robert Threlfall
, policier et principal enquêteur de Gérard Beaudry
Ernest Roussile
, homme d'affaires fondateur du comité d'épuration
Gilbert Morier
, procureur de la Couronne dans les procès liés à l'affaire Saint-Michel
Yves Michaud
, ami proche de Gérard Beaudry et député libéral
Un reportage de la journaliste
Anne-Marie Dussault
et du réalisateur
Jean-Claude Lefloch
.
Le front commun de 1972
(21 août 2007)
- Dans les annales syndicales du Québec, 1972 fera histoire. On assiste, cette année-là, à la création d’un front commun intersyndical des employés du secteur public québécois, une union de 210 000 syndiqués! Après des négociations infructueuses avec le gouvernement de Robert Bourassa, les chefs des trois grandes centrales syndicales du Québec (CSN, FTQ et CEQ) déclenchent une grève générale dans tous les services publics.
En riposte, le gouvernement leur retire momentanément le droit de grève. Lorsque les syndiqués défient la loi spéciale, le gouvernement entame une guerre judiciaire qui aboutit à l’emprisonnement des chefs des trois centrales syndicales: Marcel Pepin (CSN), Louis Laberge (FTQ) et Yvon Charbonneau (CEQ).
En plus de permettre des gains importants aux syndiqués, le front commun a changé à tout jamais le rapport de force entre l'État et ses employés. On n’a plus jamais permis une grève de cette ampleur.
Invités :
Yvon Charbonneau
, ex- leader de la Corporation des enseignants du Québec
Jérôme Choquette
, alors ministre de la Justice
Jean-Paul L’Allier
et
Jean Cournoyer
, qui se sont succédés cette année-là comme ministres de la Fonction publique
Michel Rioux
, attaché de presse de Marcel Pepin à l’époque
Bibiane Jean
, infirmière emprisonnée
Murielle Laliberté
, employée à l’hôpital Notre-Dame
Dans les archives de Radio-Canada
Face au front commun
Scandale autour d'une phrase au Grand Théâtre de Québec
(14 août 2007)
- En 1971, le Grand Théâtre de Québec est inauguré en présence du gratin politique et culturel de la ville. Une murale du sculpteur Jordi Bonet couvre tout un pan de mur. Au lendemain de l’inauguration, une controverse éclate. Une phrase du poète Claude Péloquin, gravée dans la murale à l’invitation de Jordi Bonet, provoque et scandalise :
Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? C’est assez!
Roger Lemelin, l’auteur du roman
Les Plouffe
, est indigné. La phrase de Péloquin lui semble vulgaire, indigne d'un lieu de culture. Il souhaite la faire effacer. Il en appelle donc à la population et recueille une pétition de plus de 8000 noms, qu'il remet au ministre des Affaires culturelles. Après tout, le Grand Théâtre a été construit grâce à l’argent des contribuables. S’ensuit un débat sur la liberté artistique qui va enflammer le Québec tout entier.
Invités :
Claude Péloquin
Huguette Bonet
, femme de Jordi Bonet
Jean-Noël Tremblay
, ex-ministre des Affaires culturelles
Jacques Boulay
, président du Comité pour la défense de la murale
Un reportage du réalisateur
Alain Abel
et de la journaliste
Anne-Marie Dussault
.
Rencontre avec Jordi Bonet
Le zonage agricole
(7 août 2007)
- Au milieu des années 60 et au début des années 70, le Québec est un chantier. Les banlieues poussent comme des champignons, on assiste à un développement urbain sauvage. Les meilleures terres agricoles du Québec sont sacrifiées pour des projets immobiliers. Alors qu’à peine 2 % du sol québécois a du potentiel agricole, le sol arable est carrément dilapidé.
Lors de l’élection du Parti québécois, en 1976, Jean Garon reçoit le mandat de réaliser le zonage agricole de la province pour protéger le patrimoine agricole et développer une agriculture moribonde. Mais, cette loi qui détermine l’usage du sol ne plaît ni au monde municipal ni aux spéculateurs.
Invités:
Jean Garon
, ministre de l’Agriculture du Québec (1976-1985)
Jacques Landry
, haut-fonctionnaire au ministère de l’Agriculture du Québec (1978)
Lucien Paiement
, maire de Laval (1973-1981)
Normand Toupin
, ministre de l’Agriculture du Québec (1970-1975)
Pierre Gaudet
, agriculteur et viceprésident de l’Union des producteurs agricoles (1978)
Un reportage du réalisateur
Jean-François Woods
et du journaliste
André Bernard
.
Dans les archives de Radio-Canada
Réinventer la ferme familiale
L’urgence d’un zonage agricole
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