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Anne-Marie Dussault
UN RETOUR SUR DES DÉBATS QUI ONT PASSIONNÉ L’OPINION PUBLIQUE EN COMPAGNIE DES PERSONNALITÉS QUI LES ONT INCARNÉS
[ Archives - mai 2007 ]
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Conflit linguistique au Québec: le français, langue officielle
(29 mai 2007)
- Au moment où la religion prend le large, la langue devient le nouveau symbole identitaire des Québécois. Les francophones doivent assumer et affirmer leur majorité au Québec. La Loi pour promouvoir la langue française au Québec (ou « bill 63 »), décrite comme assimilatrice, doit mourir.
En 1974, fraîchement élu pour un deuxième mandat, le premier ministre Robert Bourassa décide de passer à l’offensive, de laisser sa trace dans l’histoire. Son gouvernement ne propose rien de moins que de faire du français la langue officielle du Québec.
La Loi sur la langue officielle, aussi nommée loi 22, se voulait majeure et historique. Elle devient le boulet de son gouvernement. Ses détracteurs sont autant les allophones et les anglophones que les francophones. Pour les uns, c’est une attaque aux libertés individuelles. Pour les autres, c’est une loi imparfaite qu’on pourra aisément contourner. D’ailleurs, la contestation des tests linguistiques imposés aux élèves entraînera le discrédit de la loi et l’échec de Robert Bourassa aux élections de 1976.
La Charte de la langue française, communément appelée loi 101, est adoptée en 1977 par le Parti québécois. Elle deviendra le nouveau rempart du français au Québec.
Invités
Victor Goldbloom
, ex-ministre de l’Environnement et des Affaires municipales du cabinet Bourassa
Angelo Montini
, du Comité consultatif sur l’éducation de la communauté italienne (Consiglio Educativo Italo-Canadese)
Robert Dobie
, secrétaire général de l’Association provinciale des enseignants catholiques anglais
Raymond Lemieux
, du Mouvement d’intégration scolaire (MIS), qui représente les parents francophones de Saint-Léonard
Un reportage du réalisateur
Jean-Claude Le Floch
et du journaliste
André Bernard
Dans les archives de Radio-Canada
Le français au travail: une question épineuse
Saint-Léonard, prise 2
La « loi 22 » ne contente personne
Grande entrevue avec Robert Bourassa sur la question linguistique
L'an 1 de la « loi 101 »
Les Anglo-Québécois, une minorité menacée?
Une charte contestée
Conflit linguistique au Québec: le « bill 63 »
(22 mai 2007)
- En 1969, la crise linguistique de Saint-Léonard est devenue ingérable. Depuis 18 mois, francophones, anglophones et immigrants s’entredéchirent sur la question de la langue d’enseignement.
La situation est explosive pour le gouvernement provincial. La nécessité de légiférer est imminente. Le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand concocte la Loi pour promouvoir la langue française au Québec. Le « bill 63 » prétend faire la promotion du français, mais reconnaît de facto le libre choix de la langue d’enseignement.
Saint-Léonard devient le symbole national d’une assimilation galopante des immigrants à la communauté anglophone, une menace pour la majorité francophone de Montréal. Loin d’apaiser la crise, le « bill 63 » signe l’arrêt de mort du gouvernement Bertrand.
Invités:
Yves Michaud
, député libéral qui conteste le « bill 63 »
Jean-François Bertrand
, ex-ministre des Communications dans le gouvernement péquiste et fils de Jean-Jacques Bertrand
Raymond Lemieux
, du Mouvement pour l’intégration scolaire (MIS), qui représente les parents francophones de Saint-Léonard
Antonio Flamand
, député de l’Union nationale sous Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand.
Un reportage du réalisateur
Jean-Claude Le Floch
et du journaliste
André Bernard
Dans les archives de Radio-Canada
La « loi 63 » soulève l'ire des francophones
La situation du français en 1969
Conflit linguistique au Québec: la crise de Saint-Léonard
(15 mai 2007)
- Au printemps 1968, dans la petite localité à majorité francophone de Saint-Léonard, une bataille scolaire sans précédent éclate. Les immigrants italiens, qui ont graduellement envahi cette banlieue de Montréal, réclament une part de plus en plus grande d’enseignement en anglais pour leurs enfants.
Leur insistance choque les parents francophones. Ces derniers votent un règlement proclamant l’enseignement unilingue français dans toutes les écoles de la commission scolaire de Saint-Léonard dès l’automne 68.
Ce règlement aura l’effet d’un détonateur chez les anglophones et les immigrants du grand Montréal. La crise qui s'ensuit va forcer les Québécois à prendre conscience que leur langue, pour survivre, a besoin d’être protégée et défendue.
Invités:
Raymond Lemieux
, du Mouvement pour l’intégration scolaire (MIS), qui représente les parents francophones de Saint-Léonard
Nicola Ciamarra
et
Mario Barone
, de l’Association des parents italiens de Saint-Léonard
Robert Dobie
, directeur adjoint du Syndicat des enseignants des écoles catholiques anglaises de Montréal
Antonio Flamand
, député de l’Union nationale sous Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand
Un reportage du réalisateur
Jean-Claude Le Floch
et du journaliste
André Bernard
Dans les archives de Radio-Canada
René Lévesque dit non à l'unilinguisme
Crise à Saint-Léonard
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