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| - AirMédic à la rescousse - |
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AirMédic vole au secours de patients en détresse aux quatre coins de la province depuis cinq ans La fondation humanitaire offre un service d’ambulance aérienne. L’hélicoptère-ambulance s’occupe notamment des sauvetages, des transferts de patients vers les centres spécialisés et du transport d’organes.
La persévérance de François Rivard
 | François Rivard
| L’ex-militaire et ambulancier François Rivard est celui qui a créé AirMédic. Le jeune homme a participé à une mission de l’ONU en Yougoslavie, dans les années 90. Comme assistant médical, il s’occupait de l’évacuation et du soin des blessés de l’enclave de Srebrenica. C’est là qu’a germé le concept d’AirMédic.
Le concept d’AirMédic
François Rivard s’est inspiré d’un modèle suisse, la Rega. La Rega, est une pionnière en évacuation médicale depuis les années 50. Cette fondation indépendante, affiliée à la Croix-Rouge, est financée uniquement par les dons et les cotisations de ses membres, sans aucune aide gouvernementale. Ainsi fonctionne AirMédic. Parrainée par la Rega, AirMédic a inauguré sa première base en mars 2000 près de Chicoutimi. Des équipes sont aussi postées à Québec, à Trois-Rivières, à Saint-Hubert, près de Montréal, et à Chibougamau. Au total, on compte 142 membres d’équipage, médecins, infirmières, inhalothérapeutes et ambulanciers paramédicaux. L’ambulance aérienne a réalisé près de 500 missions jusqu’à maintenant.
Contrairement à plusieurs autres provinces canadiennes, le Québec n’a pas encore intégré d’hélicoptère-ambulance dans sa chaîne d’intervention, malgré plusieurs tentatives par des compagnies privées.
AirMédic croit pouvoir combler cette lacune dans la chaîne des services préhospitaliers au Québec. Il n’est pas question pour AirMédic de remplacer l’avion-ambulance du gouvernement, mais d’offrir un service complémentaire. AirMédic est convaincu qu’il a sa place dans cette chaîne, de par sa vitesse d’intervention et sa capacité à se rendre dans les endroits les plus reculés.
Ce que dit Québec
Du côté du gouvernement québécois, on ne ferme pas la porte à un partenariat avec un organisme à but non lucratif tel qu’AirMédic. Il faut évaluer les besoins, dit-on au ministère de la Santé. On s’inquiète notamment des coûts d’exploitation. Il faudrait aussi s’assurer de bien arrimer le service au réseau existant, pour que les hôpitaux puissent s’occuper efficacement des patients transportés par hélicoptère.
Le sauvetage de Claude Grondin
 | Claude Grondin
| Claude Grondin a eu un malaise cardiaque, en août 2004, dans un chalet isolé, près de la réserve faunique de Chibougamau. AirMédic est rapidement venu à la rescousse, et a transporté le malade à l’hôpital de Roberval. L’homme a, plus tard, subi un quadruple pontage coronarien. Claude Grondin: « Si AirMédic n’avait pas été là, je serais mort à 59 ans. »
Journaliste: Sylvie Fournier
Réalisateur: Pier Gagné

[Regardez le reportage (1re partie)]

[Regardez le reportage (2e partie)]

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