Un récent rapport de la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, indique que les Forces canadiennes ont de sérieux problèmes de recrutement et d’attrition, et que cela met en péril les projets d’expansion de l’armée.
Il faut donc du sang neuf. Pour y arriver, l’armée ne pourra pas se reposer sur son bassin traditionnel – des hommes jeunes et blancs. Elle devra recruter parmi d’autres clientèles.
Il faut dire que l’armée canadienne reflète de moins en moins la réalité démographique du pays. En 2001, 18 % de la population ne s’identifiait ni comme anglophone, ni comme francophone, ni même comme Canadien. Une proportion qui devrait doubler d’ici cinq ans. Dans l’armée, à peine 3 % des effectifs appartiennent à des minorités visibles. Moins de 2 % sont des Autochtones.
Chantal Lavigne est allée voir comment s’y prennent les Forces canadiennes pour recruter des membres des minorités visibles et des Autochtones.