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| La faune devant l'humain... En ce temps de l'année, Randy Smith travaille 18 heures par jour, sept jours par semaine. Il est l'agent responsable des animaux domestiques à Kenora, dans le nord-ouest ontarien. Il lutte contre la présence des ours en milieu urbain : il en a déjà relâché 68 dans la nature...
Ces ours, on les trouve à Thunder Bay, à Sault-Sainte-Marie et à Timmins. Ils sont dans les arbres, dans les terrains de jeux, dans les dépotoirs, et ce, aussi bien en plein jour que la nuit. En 1999, le gouvernement de l'Ontario s'est plié aux demandes des associations de défense des droits des animaux et a interdit la chasse à l'ours au printemps. Depuis, Randy a remarqué la prolifération de l'espèce. Selon les chiffres fournis par le gouvernement, c'est 2 500 ours de moins abattus par année. Pour les pourvoyeurs, c'est la fin d'une activité économique de 40 millions de dollars.
Quand les ours ne trouvent plus de quoi se nourrir, c'est en ville qu'ils viennent chercher. Pour le maire de Kenora, les ours ne sont pas un simple ennui, ils sont dangereux. Il veut donc que la chasse du printemps reprenne. «L'espèce n'était pas en voie de disparition. Il faut agir avant que quelqu'un se fasse mal.» Dave Canfield, maire de Kenora Le gouvernement de l'Ontario a récemment annoncé qu'il
allait revoir sa position sur la chasse du printemps. Mais pour le moment,
Randy Smith marche sur cette corde raide entre la conservation de la faune
et la protection des humains.
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