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| Le lièvre d'Amérique... Le lièvre d'Amérique est l'un des animaux forestiers les plus communs. On en retrouve jusqu'à 200 par kilomètre carré. Pourtant, les trappeurs ne le voient presque jamais puisqu'il se déplace la nuit.
Comme le lapin, le lièvre est un animal très prolifique. Il y en aurait jusqu'à 65 millions, et ce, seulement au Québec. Mais la population du lièvre monte et descend. Des registres de la compagnie de la Baie d'Hudson, vieux de deux siècles, démontrent un cycle de dix ans. Ces années-ci, le lièvre abonde. «Le lièvre est un animal très nerveux. Il est impossible
de le domestiquer. Jusqu'à maintenant, toutes les tentatives d'élevage
ont échoué.» Trapper le lièvre...
André Nadeau, trappeur de Saint-Méthode de Frontenac, fait la tournée de ses collets à tous les matins pour recueillir les lièvres vagabonds de la nuit précédente. Trapper le lièvre au collet est une méthode empruntée aux autochtones. C'est la plus vieille façon d'attraper les lièvres mais aussi la plus efficace. Une fois le lièvre déjoué et capturé, André
Nadeau, comme plusieurs trappeurs des alentours, va vendre son gibier.
Cette chair est très recherchée dans le milieu de la restauration.
La maison du lièvre
Marcel Lessard, propriétaire de La maison du lièvre, prépare et vend le lièvre depuis 1989. Il est le seul au Québec à détenir du ministère de l'Agriculture un permis de préparation du lièvre pour la vente en gros. Marcel Lessard peut acheter et vendre jusqu'à 15 000 lièvres par hiver. Tout ce gibier est préparé et destiné aux restaurants et aux épiceries. Le Québec est acheteur mais il y a aussi une demande pour l'exportation, comme par exemple les Français, de Saint-Pierre et Miquelon, qui raffolent de ce petit gibier inexistant sur leurs îles. La tularémie...
Les normes sanitaires sont très strictes à «La maison du lièvre» puisque le lièvre est un animal forestier qui peut être porteur de maladies. La maladie qu'on retrouve le plus souvent dans la population des lièvres est la tularémie. La maladie est rare en hiver mais elle reste quand même préoccupante parce qu'elle se transmet à l'homme lors de la manipulation de la carcasse. La tularémie peut être détectée à l'oeil
nu et contrairement à ce qu'on peut croire, peut être mangée
pratiquement sans risque. Une bonne cuisson détruit la bactérie
responsable de la tularémie.
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lièvre d'Amérique Le lièvre
d'Amérique Colletage
du lièvre |
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